‹ Guerre des communeux de Paris, 18 mars - 28 mai 1871Chapitre 29 sur 34 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

« Des coups de feu isolés sont encore tirés de quelques maisons situées dans quelques quartiers de la rive droite.

« Le général commandant en chef le I e * corps d'armée prévient les habitants que toute maison d'où partira un coup de feu sera immédiatement l'objet d'une exécution militaire.

«^.'autorité militaire ne reculera devant aucune mesure de rigueur pour rétablir la sécurité dans les rues de la capitale, l'ordre et la paix dans le pays. Elle est en droit de compter sur le concours de tous les bons citoyens.

« Au quartier général de l'Elysée, le 30 mai 1871. »

Pour obtenir l'apaisement des esprits, il était indispensable de réglementer les conditions d'ouverture de tous les lieux publics, surtout de tous les cafés et débits de liqueurs. L'arrêté du commandement, relatif à cet objet, porte aussi la date du 30. Nous le reproduisons th extenso :

« En raison des circonstances exceptionnelles où se

trouve en ce moment la ville de Paris, et de la nécessité de rétablir promptement la tranquillité publique, le maréchal commandant en chef l'armée de Versailles, en vertu * des pouvoirs que lui confère l'état de siège,

« Arrête :

« Art. 1 er . A dater de ce jour, et jusqu'à nouvel ordre, les cafés, estaminets, restaurants, marchands de vin,Vt généralement tous lieux publics , seront fermés à onze heures du soir.

« Art. 2. Tout propriétaire, ou chef de l'un de ces établissements, qui contreviendrait à l'article 1 er , serait immédiatement arrêté, et son établissement momentanément fermé. Seraient également remises entre les mains des prévôts des corps d'armée ou des divisions, toutes les personnes civiles ou militaires qui , passée cette heure , seraient trouvées dans ces établissements.

« Au grand quartier général, à Paris, le 30 mai 1871.

« Le maréchal de France, commandant en chef Varmée de Versailles,

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