‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 13 sur 280 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

pésent du plus grand poids; il assure qu'il les aidera de ses ressources et de ses troupes pour leur donner la souveraineté. » Convaincus par ces paroles, ils se lient entre eux sous la foi du serment, dans l'espoir qu'aprés avoir conquis le pouvoir supréme, ils se rendront maitres de toute la Gaule, au moyen des trois peuples les plus puissants et les plus braves. |

IV. Ce complot ayant été dénoncé aux Helvétes, ceux-ci signifiérent à Orgétorix qu'il était forcé par les lois de se rendre en prison pour répondre aux cherges portées contre lui”. La condamnation entrainait le supplice du feu. Au jour fixé pour la plaidoirie, Orgétorix convoque de tous côtés devant les juges tous ses serfs, au nombre de dix mille, ainsi que ses clients et ses débiteurs, qui formaient un personnel considérable. Gráce à cet appui, il put se soustraire à la nécessité de se justifier. Les habitants de la cité, soulevés par cette affaire, allaient tenter d'obtenir justice par les armes, et les magistrats rassemblaient en masse la population des eampagnes, lorsqu'Orgétorix mourut; et on peut croire vraisemblablement, comme le pensent les Helvétes, qu'il se tua lui-méme.

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