‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 15 sur 280 · V. Post ejus mortem nibilominus Helvetii id quod constitue · texte numérisé non relu

V. Post ejus mortem nibilominus Helvetii id quod constitue

l'exécution du projet qu'ils avaient formé de sortir de leur pays. Lorsqu'ils se crurent préts à agir, ils brulérent leurs villes au nombre de douze, leurs bourgades au nombre de quatre cents, toutes les autres constructions particuliéres , et le blé qu'ils ne devaient point emporter , afin d'étre mieux disposés à braver tous les périls, en se privant euxmêmes de l'espoir du retour. Chacun recut l'ordre d'emporter pour trois mois de vivres. Ils persuadent à leurs voisins les Raurakes", les Tulinges??, les Latobriges!*, de prendre la méme résolution, et, leurs villes et leurs bourgades brülées , de partir avec eux. Ils s'adjoignent également, et reçoivent dans leur alliance, les Boiens', qui aprés avoir habité au delà du Rhin, étaient passés dans la Norique !5, et s'étaient emparés de Noreia,

VI. Ils n'avaient uniquement que deux chemins pour sortir de chez eux: l'un étroit et difficile, à travers le pays des Séquanes", entre le Jura et le Rhône; les chariots pouvaient à grand'peine y passer Jes uns après les autres; une montagne trés-élevée le dominait, et de la sorte il était facile à quelques hommes d'en interdire le passage: l'autre, à travers la province romaine, était beaucoup plus facile et plus court, parce que le Rhóne, qui coule entre

rant, facere conantur, ut e finibus suis exeant. Ubi jam se ad eam rem paratos esse arbitrati sunt, oppida sua omnia, numero ad duodecim, vicos ad quadringentos, reliqua privata ædificia incendunt, frumentum omne, preterquam quod secum portaturi erant, comburunt, ut domum reditionis spe sublata paratiores ad omnia pericula subeunda essent, trium mensium molita cibaria sibi quemque domo efferre jubent. Persuadent Rauracis et Tulingis et Latobrigis finitimis, uti eodem usi consilio, oppidis suis vicisque exustis, una cum iis proficiscantur, Boiosque, qui trans Rhenum incoluerant et in agrum Noricum transierant Noreiamque oppugnarant, receptos ad se socios sibi adsciscunt.

VI. Erant omnino itinera duo, quibus itineribus domo exire possent : unum per Sequanos, angustum et difficile, inter montem Juram et flumen Rhodanum, vix qua singuli carri ducerentur; mons autem altissimus impendebat, ut facile perpauci prohibere

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