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Histoire des Gaulois, 1885, in-8, tome II, p

3. Spuma cutem feminarum in facie nutrit. (Plinius, lib. XXII, c. xxv.) * 8. Sapo, Galliarum hoc inventum rutilandis capillis fit cx sebo et cinere, (Plinius, lib. XXII, €, X11) — Martial, liv. VIIt, épigr. Xxxitt.

rogé à cette insensibilité stoique qui les rendait si redoutables. Méprisant la mort pour eux-mêmes, ils la méprisaient aussi pour les autres; et la ferme croyance qu'ils avaient dans une vie future, croyance qui formait l'un des principaux dogmes de leur religion, contribuait encore sans aucun doute à les confirmer dans leurs usages. Ils n'avaient donc point, dans leurs vétements, le& signes extérieurs du deuil funébre; seulement, dans les grandes calamités publiques, ils laissaient cn signe de tristesse leurg cheveux flotter au hasard.

Le costume et la toilette des Gaulois, tels que nous venons de les décrire, ne paraissent point avoir subi de changements notables jusqu'au moment oü la couquête romaine, en mettant les indigènes en contact avec la civilisation de l'Italie, vint modifier les mœurs et créer, par le perfectionnement des arts, les caprices de la mode.

14. Des armes, des débris d'équipement militaire, des poteries et des ossements d'animaux, tels sont les objets qui se rencontrent ordinairement dans les sépultures gauloises.

Les poteries sont faites d'une argile jaune et plus souvent grisátre, daus laquelle on trouve souvent des pierrailles et des parcelles de silex. Elles ne sont pas cuites, mais seulement séchées au tour. Elles sont ordinairement peintes en gris ou cn noir, à l’intérieur comme à l'extérieur; mais les nuances ne sont pas toujours uniformes. Quelques vases sont recouverts d'une couche de vernis; les autres ont des taches blanches , faites avec de petits fragments de silex. Elles étaient sans doute considérées comme des signes de deuil. Presque toutes les poteries gauloises qu'ou a découvertes ont été fabriquées à la main, sans l'usage du tour. Elles n'ont pour ornement que des traits ou des points gravés en creux sur l'argile avant sa cuisson. Ces vases de formes et d'épaisseur diverses étaient placés dans les tombeaux pour contenir , les uns, les cendres du défunt , les autres, des parfums et des aliments. — Poieries usuelles. Ces sortes de poteries sont beaucoup plus rares que les autres. Elles sont plus cuites, ont une páte plus consistante et des ornements plus variés ; on y peignait quelquefois des fleurs. (suLES CORBLET.)

45. La forét Hercynienne. La forêt Noire, qui malgré son étendue ne peut être qu'une faible partie de la forêt Hercynienne.

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