‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 213 sur 280 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

LIV. Là, il fut rejoint par les Éduens Viridomare et Éporédorix, qui lui apprirent que Litaviecus était parti avec la cavalerie pour engager les Éduens à la défection : « il importait de le devancer pour contenir la cité. » Quoique plusieurs faits eussent déjà révélé à César la perfidie des Éduens, et qu'il pensát que leur départ ne ferait que háter la défection de la cité, cependant il ne crut pas devoir les retenir, car il craignait qu'on ne l'accusát de leur faire injure, ou qu'on ne le soupconnát d'avoir peur. Au moment de leur départ, il rappela en peu de mots ce qu'il avait fait pour les Éduens, « ce qu'ils étaient, et combien ils étaient faibles lorsqu'il les admit à son alliance ; refoulés dans les villes, frappés par la confiscation de leurs terres, privés de toutes leurs ressources, ils étaient réduits à l'état des tributaires, et pour comble de honte on les forcait à donner des otages; mais depuis, à quelle haute fortune, à quel degré de puissance ne les avait-il pas élevés? et non-seulement ils se retrouvaient dans leur premier état, mais leur considération et leur influence étaient plus grandes que jamais. » Aprés les avoir ainsi admonestés, il les congédia.

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