‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 250 sur 280 · LIVRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII

buscades comme d’un filet. En voyant le plan des Gaulois, nos cavaliers, dont le courage appelait le combat et qui avaient leurs armes prétes , n'auraient reculé dévant aucune espéce d'ennemis, parce que les légions les suivaient, et ils arrivérent dans la plaine rangés par escadrons. Corrée, à leur approche, crut que le moment d'agir était venu : il se présenta d'abord avec quelques hommes seulement, et chargea les escadrons qui étaient le plus près de lui. Les nôtres soutinrent le choc sans plier et sans ge réunir en une seule masse, manœuvre qui se fait d'ordinaire dans les combats de cavalerie lorsqu'il y a quelque panique, mais qui cause toujours des pertes à cause de l'agglomération des combattants !?,

XIX. Tandis qu'ils se battaient par escadrons en donnant chacun à son tour, et qu'ils empéchaient les ailes d'étre tournées, le reste des Gaulois sortit des foréts pour soutenir Corrée, engagé contre nous. On combattit sur divers points avec une grande vivacité, et l'affaire durait depuis longtemps avec des chances égales, lorsqu'une grande masse d'infanterie ennemie sortit des forêts en bon ordre, et forca nos cavaliers à reculer ; les fantassins armés à la légère, qui avaient été, eomme je l'ai dit, envoyés

mine munitum, velut indagine hunc insidiis circumdederunt. Explorato hostium consilio, nostri, ad preeliandum animo atque armis parati, quum subsequentibus legionibus nullam dimicationem recusarent, turmatim in eum locum devenerunt. Quorum adventu quum sibi Correus oblatam occasionem rei gerendæ existimaret, primum cum paucis se ostendit atque in proximas turmas impetum fecit. Nostri constanter incursum sustinent insidiatorum ; neque plures in unum locum conveniunt, quod plerumque équestribus proeliis quum propter aliquem timorem accidit , tum multitudine ipsorum detrimentum accipitur.

XIX. Quum dispositis turmis in vicem rari prebiarentur, fedus ab lateribus circumveniri suos paterentur, erumpunt ceteri, Correo proeliante ex silvis. Fit magna contentione diversum proelium. Quod quum diutius pari Marte iniretur, paulatim ex silvis instructa multitudo procedit peditum , quæ nostros cogit cedere equites :

en avant des légions, se portaient rapidement à leur secours; mélés aux escadrons, ils déployérent un grand courage. L'affaire fut quelque temps indécise; mais bientôt, et il devait en étre ainsi dans un combat de cette espéce, ceux qui avaient soutenu le premier effort des Gaulois embusqués prirent le dessus, par cela seul qu'au moment de la surprise ils n'avaient point éprouvé d'échec.- Pendant ce temps les légions se rapprochent, et de nombreux courriers nous apprennent, ainsi qu'aux ennemis, que le général en chef arrive avec son armée en ordre de bataille. A cctte nouvelle, les nótres, sürs de l'appui des cohortes, combattent avec la plus grande vigueur, de peur de partager, s'ils ne remportaient point l'avantage tout de suite, l'honneur de la victoire avec les légions. Les ennemis perdirent courage et cherchérent à fuir par différentes routes, mais ce fut en vain, car eux-mêmes se trouvèrent arrêtés par les obstacles au milieu desquels ils avaient voulu enfermer les Romains. Battus et culbutés, aprés avoir perdu la plus grande partie des leurs, ils fuient épouvantés partout où le hasard les pousse, les uns vers les forêts, les autres vers le fleuve, et ils tombent sous les coups de nos cavaliers, acharnés à leur poursuite. Pendant ce temps

quibus celeriter subveniunt levis armature pedites, quos ante legiones missos docui, turmisque nostrorum interpositi constanter prœliantur. Pugnatur aliquamdiu pari contentione : deinde, ut ratio postulabat preelij, qui sustinuerant primos impetus insidiarum, hoc ipso fiunt superiores, quod nullum ab insidiantibus imprudentes acceperant detrimentum. Accedunt propius interim legiones, crebrique eodem tempore et nostris et hostibus nuntii afferuntur, imperatorem instructis copiis adesse. Qua re cognita, presidio cohortium confisi nostri, acerrime prœliantur , ne, si tardius rem gessissent, victorie gloriam communicasse cum legionibus viderentur. Hostes concidunt animis , atque itineribus diversis fugam quaerunt. Nequidquam : nam quibus difficultatibus locorum Romanos claudere voluerant, iis ipsi tenebantur: victi tamen perculsique , majore parte amissa , quo fors tulerat, consternati profugiunt, partim silvis petitis, partim flumine; qui

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