‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 50 sur 280 · La Gaule Transalpine · texte numérisé non relu

La Gaule Transalpine

33. Segusiaves, peuple du Forez. Toutes les éditions, sans exception, portent Segusiani , mais il faut lire Segusiavi, comme l'a démontré pour la première fois M. Auguste Bernard, d’après les monuments. Cette correction nous paraît devoir être adoptée désormais, saus qu'il y ait matière à la moindre discussion. Suivant d'Anville, ce peuple habitait la rive droite de la Saône ; il avait pour chef-lieu Forum, aujourd'hui Feurs, d’où l'on a fait Forez.

34. Pagus: « Eo nomine Cæsar ubique non vicum, sed partem regionis vel civitatis vel ejus partis incolas significat. Salmasius Francogallicum pays inde repetit, et quod paganos eosdem diccbant quos gentiles, quia pagus idem esset quod gens seu natio. » (ScgNEIDEA.)

35. Canton de Zurich et autres cantons du nord-est de la Suisse,

36. 1l est évident que César, dans ce passage, fait allusion à cette circonstance, que les Helvétes avaient fait passer les Romains sous le joug.

37. Depuis la mort de Cassius, c'est-à-dire pendant cinquante ans.

38. Oberlin fait dériver ce mot du celte, feargo-breith, homme pour jugement, juge. On a fait aussi la remarque que le premier magistrat d'Autun, Augustodunum, dans le pays des Éduens, élu pour deux &ns, porta jusqu'à la révolution le nom de vierg et eerg. (pusvwen.)

39. Peuple du Berry, dont le territoire est représenté par le diocèse de Bourges,

40. Principem Galliæ provincie. C'est ici un des cas nombreux daus lesquels, en latin, le manque de l'article produit une ambiguïté : est-ce le chef de la province? ou bien, un homme de premier ordre dans la province? Le traducteur grec a adopté le premier sens : «ob cà iv cjj l'ahatia irapyias d oz ovxo«. Mais c'est le second qu'il fallait exprimer, comme on le voit au ch. xiu, où César dit du méme Valérius: hominem honestissimum provincie Gallie, suum familiarem et hospitem. M. Schneider fait remonter l'origine de cette amitié à l'époque du passage de César par ces contrées, lorsqu'il se rendait en Espagne, en qualité de propréteur. (puswea )

M. C'est-à-dire à couvert d'une montagne qu'il avait mise entre lui et César. La traduction grecque porte : ógo; ipmoocttv aoGv roimoæpivous. M. Dübner remarque à propos de l'acception que la préposition sub & dans cette phrase, qu'on dit de méme sub muro derrière un mur, sub vallo derrière le rempart, et il ajoute que cette

signification manque dans les lexiques.

43. M. Dübner remarque à propos de ce passage que César n'applique jamais le

mot phalanz à l'ordre de bataille des Gaulois. Le savant philologue ajoute que les Helvétes avaient appris des Germaius à se former en rangs serréset les bouclicrs sur la téte, comme les Romains le faisaient pour ce qu'ils appelaient testudo. C'est cet ordre de bataille qui est nommé ici phalanz, et, par Plutarque, dans la Vie de Marius, ch. xx, ouwaorionés, consertio scutorum.

43. La septieme heure à partir du lever du soleil. Comme on était alors au mois d'avril, cette septiéme heure répond à midi.

44. Mataræ, mutares, paragus, espèce de javelot: nom conservé dans le vieux francais, matras. Tragule, javelots à l'extrémité desquels était adaptée une courroie qui servait à les retirer à soi aprés avoir porté le coup. L'usage de cette arme a été signalé chez les anciers peuples de la Gaule, de l'Espagne et de l'ile de Brétagne. (ourxen.) ;

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