‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 72 sur 280 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

pas avec la méme vigilance, et à la "iroisiéme Veille its s'élancérent tout à coup hors de l'enceinte avec toutes leurs forces, les uns avec les armes qu'ils avaient gardées et cachées, les autres avec des boucliers d'écorce ou d'osier tressé, qu'ils avaient à la hâte recouverts de peaux, à cause du peu de temps dont ils pouvaient disposer, et. ils attaquérent nos lignes par le cóté qui leur parut le plus facile à escalader. Aussitót, suivant l'ordre de César, on fit des signaux avec des feux, et nos troupes accoururent des forts voisins sur le point menacé. Les ennemis combattirent avec vigueur, comme devaient le faire, dans une situation désespérée et sur un terrain défavorable, des hommes de cœur engagés contre une armée qui les accablait de traits du haut des retranchements et des forts, et ne leur laissait, pour chance de salut, que les eíforts de leur courage. Quatre mille furent tués, et les autres rejetés dans la place. Le lendemain on enfonça les portes, qui n'étaient plus défendues par personne, et César, aprés avoir fait entrer ses troupes, fit vendre au profit du trésor public tout ce qu'il trouva dans la ville. Les acheteurs lui dirent que le nombre des tétes était de cinquante-trois mille.

ditione facta nostros præsidia deducturos, aut denique indiligentius servaturos crediderant, partim cum his, quz retinuerant et celaverant, armis, partim scutis ex cortice factis aut viminibus intextis, que subito, ut temporis exiguitas postulabat, pellibus induxerant, tertia vigilia, qua minime arduus ad nostras munitiones ascensus videbatur, omnibus copiis repentino ex oppido eruptionem fecerunt. Celeriter, ut ante Cæsar imperarat, ignibus significatione facta, ex proximis castellis eo concursum est, pugnatumque ab hostibus ita acriter est, ut a viris fortibus in extrema spe salütis iniquo loco contra eos, qui ex vallo turribusque tela jacerent , pugnari debuit , quum in una virtute omnis spes salutis consisteret. Occisis ad hominum millibus quatuor , reliqui in oppidum rejecti sunt. Postridie ejus diei refractis portis, quum jam defenderet nemo, atque intromissis militibus nostris, sectionem ejus oppidi universam Casar vendidit. Ab his qui emerant,

capitum numerus ad eum relatus est millium quinquaginta trium. —

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ss, 1:

7zXXXIY. Déns le même temps, César apprit que Publius

Crassus, envoyé avec une seule légion contre les Venétes *,

les Unelles *, les Osismes 9, les Curiosolites 9, les Sésuves **, les Aulerques *, les Rhédons 5, qui habitent les côtes et touchent à l'Océan, avait soumis tous ces peuples à la domination romaine.

XXXV. Ces succès ayant pacifié la Gaule, une si grande opinion de cette guerre se répandit chez les barbares, que les peuples transrhénans envoyérent des députés à César, promettre en leur nom qu'ils donneraient des otages et se soumettraient à ses ordres. César, qui avait hâte de se rendre en Italie et'en lllyrie, enjoignit à ces députés de

" revenir vers lui au commencement de l'été. Il mit ses lé-

gions en quartier d'hiver chez les Carnutes *, les Andes et les Turons 9, qui étaient voisins du pays oü il venait de faire la guerre, et il partit pour l'Italie. Quand les lettres qu'il avait expédiées pour annoncer ces événements arrivérent à Rome, on décréta quinze jours d'actions de gráce, ce qu'on n'avait encore jusque-là fait pour personne 95,

XXXIV. Eodem tempore a Publio Crasso, quem cum legione una miserat ad Venetos, Unellos, Osismios, Curiosolitas, Sesuvios, Aulercos, Rhedones, quæ sunt maritimæ civitates Oceanumque attingunt, certior factus est omnes eas civitates in deditionem potestatemque populi Romani esse redactas.

XXXV. His rebus gestis omni Gallia pacata, tanta hujus belli ad barbaros opinio perlata est, uti ab his nationibus, quas trans Rhenum incolerent, mitterentur legati ad Cæsarem, qui se obsides daturas, imperata facturas pollicerentur. Quas legationes Casar, quod in Italiam Illyricumque properabat, inita proxima æstate ad se reverti jussit. Ipse, in Carnutes, Andes Turonesque, quie civitates propinquae his locis erant, ubi bellum gesserat, legionibus in hibernacula deductis, in Italiam profectus est. Ob easque res ex litteris Cæsaris dies quindecim supplicatio decreta est, quod ante id tempus accidit nulli,

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