Soissons, suivant les uns ; Noyon, suivant les autres
95. Vinea: c'étaient de petites constructions mobiles, solidement couvertes audessus, et au besoin sur les côtés, à l'abri desquelles les assiégeants s'approchaient
Ld
des remparts "soit pour saper la muraille, soit pour combler le fossé. Guichard les compare aux galeries couvertes de ls tactique moderne. (nuansn.)
26. Turres obsidionales. Le haut de ces tours était occupé par des arehers ou des machines à lancer des projectiles, qui, dominant le rempart, en clrassaient les assiegés ; le mug dégarni, un pont suspendu attaché à la tour s'abaissait sur le parapet, et par ce chemin les assiégeants cherchaient à pénétrer dans la place. Vers le bas de la tour était souvent placée une poutre suspendue (appelée bélier, aries), à laquelle on donnait le branle en la tirant en arrière, puis on l'abandonnait en la lancent contre le mur pour faire bréche. Opera est le nom collectif de toutes ces machines. — (DUBNER.)
27. Bratuspantium, aujourd'hui Beauvais , suivant la plupart des commentateurs, entre autres Sanson, Adrien de Valois, Scaliger, Bonamy et Walckenaér; mais d'autres prétendent que cette ville était située à un quart de lieue de Breteuil, dans la paroisse de Vandeuil ; d'autres disent que c'est le village de Gratepenche, à peu de distance de cette paroisse. (Voir Walckenaér, Géographie des Gaules, t. I, p. 423 et suiv.)
28. Impedimenta : sous ce terme sont compris tous les bagages de l'armée en
général, les équipages, les machines, etc., c'est-à-dire tout ce qui se transporte sur.
des voitures, des chariots et des bétes de somme; ce mot doit étre soigneusement distingué de sarcinæ, qui sert à désigner le bagage de chaque soldat, ce qu'il portait, savoir, outre toutes ses armes (son équipement), des pieux de tentes, une hache, des vivres, etc. (nvbNxA.)
29. Teneris arboribus, de jeunes arbres, Dans ce qui vient ensuite, il faut joindre les wots in latitudinem à enatis et non à ínflexis : ils ététaient les jeunes arbres (afin de les faire pousser en largeur plutôt qu'en hauteur); ensuite ils courbaient et entrelacaient ( inflectebant ) les branches qui, en grande quantité ( crebrís), avaient poussé en largeur (in latitudinem enatis). C'est ainsi qu'ils formaient une haie (sepes) autour de leurs cantons. Le mot enatis, qui achéve cet exposé, manque dans plusieurs éditions. (pusnsa.)
30. Voir, sur le lieu où s'est livré ce combat , Leglay , Nouvelles conjectures sur l'emplacement du champ de bataille où César défit l'armée des Nerciens, Cambrai, 1830. M. Leglay place ce champ de bataille entre Bonavis et Vaucelles. Dans ce cas, dit M. Dübner, César se serait trompé de nom et aurait écrit Sabim (la Sambre) au lieu d'écrire Scaldim (l'Escaut), ce qui n'a absolument rien d'impossible ; mais il n'est pas probable ( vu l'état de nos manuscrits ) que ce soit une erreur ou une falsification de la part des copistes.
31. C'est-à-dire sans le secours de leurs chefs qui n'avaient pu, dans un bois, établit un ordre régulier et diriger les manœuvres.
32. Quod erat insigne, quum ad arma concurri oporteret. On a droit d’être surpris de cette explication. En effet, parmi les lecteurs romains pour lesquels Céssr écrivait, aucun ne pouvait être étranger aux pratiques de la guerre : les uns avaient été sous les drapeaux, les autres devaient s'y rendre ; tous enteudaient souvent des récits de campagnes. Il est donc à penser que César parle ici d'une innovation qu'il introduislt. Les auteurs qui donnent quelques détails sur ce signal,signum ad arma concurrendi, s'accordent à dire que c'était un manteau rouge suspendu au-dessus du prétoire : (unica purpurea, coccinea, yvcàv xóxxwos, tunica ou vestis russa. César y substitua un drapeau ( vexillum), peut-être (comme le pense le savant