‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 78 sur 280 · PEU · texte numérisé non relu

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NOTES DU LIVRE Il. 107

M. Schneider) pae imitation du drapeau arboré au Capitole pendant fes trente jours, délai légal dans lequel devaient se rassembler les soldats appelés à faire partie d'une levée. Justi sunt continui (riginta dies, quibus exercitui imperato cezillum russi coloris in arce positum est, Macrobe, Saturn., liv. J, ch. xvi, à comparer avec Servius, commentaire sur l' Énéide, VII, v. 1. (pusNxA.)

33. Signum dandum. On a cru que signum avait ici le sens de tessera, le mot d'ordre. Mais, selon M. Schneider, dans ses livres César parle toujours du signal de l'attaque quand il dit signum dare, et il ne mentionne nulle part le mot d'ordre. Signum dandum doit donc s'entendre dans le sens que César indique au chapitre suivant, lorsqu'il arrive au récit du fait : proelii committendi signum dedit. Les mots qu'on lit un peu plus haut, signum tuba dandum, forment comme le complément du signal du drapeau: ce dernier signal annonçait aux soldats qu'il fallait s'armer, mais il n'indiquait ni le temps ni l'endroit où ils devaient prendre leurs rangs. En tout cas, un signal particulier était nécessaire pour appeler l'attention sur le drapeau que, saus doute, on ne pouvait pas voir de tous les lieux où les soldats se trouvaient dispersés. (pusner.)

34. Nervii.... ad eum locum contenderunt ; quorum pars aperto latere legiores circumvenire, etc. |

Aperto latere est ici le flanc gauche qui n'était plus soutenu ; César, en effet, vient de dire que les deux lignes du centre étaient descendues de la colline pour poursuivre l'ennemi, tandis qu'une autre partie des Gaulois se portait contre l'aile droie. Or, dans la ligne de bataille, l'aile droite s'appuie par sa gauche sur le centre ; et par le mot aperio César veut dire que cette gauche restait à decouvert par la manœuvre qu'avait faite le centre eu se portant en avant,

. 95. Cesar tribunos militum monuit ut paulatim sese legiones conjungerent et conversa signa inferrent.

Le sens littéral de cette phrase, dont les derniers mots nous paraissent généralement avoir été rendus par les traducteurs d'une facon fort peu exacte, quant au sens stratégique, est que César donne ordre aux tribuns militsires de faire rapprocher l'une de l'autre les légions serrées de près par les Gaulois, afin que ces légions porlent contre l'ennemi leurs enseignes en sens contraire. César veut dire par là qu'il donne ordre aux légious, pressees par les Gaulois, de se serrer eu se tournant le dos et en s'appuyant par derriere l'une à l'autre, de manière à présenter un double front. La suite du paragraphe ne laisse aucun doute à cet egard. On y voit, en effet, que les Romains se préterent un mutuel appui, et que, ne craignant plus d'étre tournés et enveloppés, ils soutinrent le choc avec plus de courage.

36. Les Adualiques avaient plusieurs villes et cháteaux qu'ils abandonuérent pour se retirer dans le plus fort de tous auquel Cesar donne le nom d'oppi.um (Cunctis oppidis castellisque desertis). Cluvius et Sanson croient que c'est Na-

mur, d'autres que c'était Beaumont, dans le Hainaut, entre Maubeuge et Valcourt,

d'autres encore l'ont placé ailleurs. On peut voir leurs opinions dans la Notice d'Adrien de Valois; mais comme César ne dit rien qui puisse fixer la position de cet oppidum, qui resta désert dans la sui*e, les plus spécieuses conjectures proposées à celte occasion ne seront que de pures divinations destituées de preuves, ( Fréret, Académie des inscriptions, t. XLVII, p. 439 et suiv.)

97. Aduatici.... sua omnia in unum oppidum egregie natura munitum contule- |

runt. Quod cum ex omnibus in circuitu partibus altissimes rupes despeclusque haberet, etc.

Dans cette description de la ville où les Aduatiques s'enferment avec leurs biens, plusieurs traducteurs n'ont point rendu le mot despecius, et d'autres Pont traduit par abimes. Il nous semble que le véritable sens est que la ville, quoique entourée de rochers, était placée au-dessus d'eux, qu'elle les dominait et qu'elle les voyait d'en haut, idée qui se trouve exprimée par le mot despectus.

38. La phrase latine que nous traduisons ainsi, peut signifier également qu'ils faisaient des excursions chez l'ennemi, et qu'ils repoussaient celles qu'on faisait chez eux. 11 y a souvent ainsi, dans les expressions de César, un vague qui laisse une certaine indécision dans les nuances. |

39. Voici la traduction latine d’un passage de l'historien Josephe, Guerre des Juifs, liv. II, c. 7, où se trouve une exacte description du bélier : « Est immensa trabs, malo navis assimilis, cujus summum gravi ferro solidatum est, in arietis effigiem fabricato, unde etiam nomen accepit. Dependet autem funibus aptatus in medio ex trabe alia, velut ex trutina, palis utrimque fultus firmiter impactis ; retrorsum autem magna virorum multitudine repu!sus, iisdemque simul rursus impellentibus immissus, prominente in fronte ferro muros percutit. »

40. Venéles. Le diocese de Vannes, n'ayant subi aucun changement , représente dans toute son intégrité l'étendue et les limites des Venètes.

A1. Unelles. Le diocèse de Coutances, dont le nom et celui de Cotentin est dérivé de Constantia, la capitale des Unelli, nous représente le territoire de ce peuple.

A2. Osismes. Léonnais et Trégorrois, suivant les uns; et, suivant d'Anville, Karhez, dans la basse Bretagne.

43. Curiosolites. L'exacte position de ce peuple n'est point connue : les uns le placent à Cornouaille, les autres à Quimper. D’après une trés-bonne dissertation insérée dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions, 1re« série, t. I, p. 294, la ville principale des Curiosolites serait le vilage de Corseult, prés Dinan.

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