‹ Guerre des Gaules (volume 2)Chapitre 96 sur 280 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

former à droite et à gauche une espèce de retranchement. Un grand espace avait été en peu de jours débarrassé avec une incroyable promptitude; déjà nous étions maitres des troupeaux et des derniers bagages, et l'ennemi reculait dans la profondeur des bois, lorsqu'il s'éleva de si violentes tempêtes qu'on fut forcé de cesser le travail; et comme il pleuvait toujours, il était impossible de tenir les soldats plus longtemps sous les tentes. C'est pourquoi César, aprés avoir ravagé le pays et brûlé les bourgs et les habitations isolées, ramena son armée et la mit en quartiers d'hiver chez les Aulerques, les Lexoves et les autres cités, qui, dans les derniers temps, avaient fait la guerre.

petus fieri posset, omnem eam materiam, quæ erat cæsa, conversam ad hostem collocabat et pro vallo ad utrumque latus exstruebat. Incredibili celeritate magno spatio paucis diebus confecto, quum jam pecus atque extrema impedimenta ab nostris tenerentur, ipsi densiores silvas peterent, ejusmodi sunt tempestates consecutæ, uti opus necessario intermitteretur, et continuatione imbrium diutius sub pellibus milites contineri non possent. ltaque vastatis omnibus eorum agris, vicis ædificiisque incensis, Cæsar exercitum reduxit et in Aulercis Lexoviisque , reliquis item civitatibus, qua proxime bellum fecerant, in hibernis collocavit.

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