XXXV. A la suite de ces victoires, la Gaule
se trouvait complètement pacifiée. Cette guerre donna aux barbares une si haute idée de notre puissance, que plusieurs nations Transrhénanes députèrent à César pour lui dire qu'elles étaient
prêtes à lui envoyer des otages et à faire leur soumission. César était impatient de se rendre en Italie et en Illyrie. Il répondit aux députés qu'il les recevrait au commencement de Tété. Il laissa ses légions en quartiers d'hiver chez les Carnutes, les Andes et les Turons, nations voisines des contrées où il avait fait la guerre (i), et partit pour Tltalie. Dès que les lettres de César eurent porté à Rome la nouvelle de ces événementSf on décréta quinze jours d'actions de grâces. C'était la première fois que pareil honneur était rendu à un Général.
(i) « Les nations voisines des lieux où il avait fait la « guerre ». Ici Tauteur de la Vie de César prend la liberté de substituer au nom de César le nom de Crassus. « Car, dit-il — « si TAnjou et la Touraine sont près de la Bretagne et de la c Normandie, où Crassus avait combattu, ils sont bien éloignés « de la S ambre et de la Meuse où César avait porté la « guerre ». Ce raisonnement ne me paraît pas inattaquable. César commande en chef Tarmée Romaine. Un de ses Lieutenants, à qui il confie une des divisions de son armée, s'est battu en Bretagne et en Normandie, suivant ses ordres. Ce Lieutenant a agi comme délégué du Général. Mais, en réalité, c*e8t bien le General, c'est bien César qui a fait partout la guerre, ici par lui-même, ailleurs par son Lieutenant. L^ezpression de César est donc parfaitement à sa place et n*a pas besoin d*6tre imputée k une erreur de copiste.