XXXV. Les deux armées marchaient en vue
Tune de l'autre. Chaque soir, elles campaient, pour ainsi dire, en face Tune de Tautre. Les éclaireurs disposés par Vercingétorix nous empêchaient d'établir un pont et d'effectuer notre passage. César se voyait dans un grand embarras.
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Il craignait détre condamné à rester la plus grande partie de Tété en deçà de PAllier, cette
rivière ne devenant guère guéable avant rautomne. Il voulut échapper à cette impasse et voici ce qu'il imagina dans ce but. Il alla camper dans un lieu boisé, en face de Tun de ces ponts coupés par l'ordre de Vercingétorix. Le lendemain, après s'être caché dans le bois avec deux légions, il fit panîr le reste de l'armée, avec tous les bagages et dans Tordre accoutumé. 11 avait eu soin de composer son effectif de cohortes empruntées à chacune des quatre légions, de telle sorte que le nombre des légions restât toujours le même. Il ordonna à la colonne de marche de fournir Tétape la plus longue qu'elle pourrait. Dès qu'il eut conjecturé, d'après le temps écoulé, qu'elle était parvenue à son campement, mettant à profit les pilotis du pont restés instacts, il commença tout de suite à rétablir le pont. L'ouvrage fut achevé très rapidement, les cohortes passèrent sur Tautre rive, et César, ayant choisi une bonne position, rappela à lui le reste de Tarmée. A cette nouvelle, Vercingétorix, qui ne voulait pas être forcé de livrer une bataille, se porta en avant, et s'éloigna de nous à marches forcées.