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PAERRE 3— D Washing ‘ Les prisonni Moreau ‘“ Les des leurs à partir glante ”
Loups ou Mohicans !, et située entre le fort Duquesne et le fort Machault, Il l'avait assaillie à l’improviste, à l'aube du jour, et mis en fuite ses habitants, Heureusement qu'un officier canadien, M, de Normandville ?, avec quelques autres Canadiens, venus là pour recruter des guerriers, s'y trouvaient encore en ce moment, Ils firent face à l'ennemi avec intrépidité, jusqu'à ce que les sauvages eussent eu le temps d'aller mettre à Pabri leurs femmes ‘et leurs enfants, Une lutte acharnée s’engagea ensuite, durant laquelle les assaillants mirent le feu à quelques cabanes, où se trouvait le dépôt des munitions, consistant en deux barils de poudre qui sautèrent ; ce qui empêcha les Mohicans de poursuivre leurs ennemis, dont ils tuèrent ou blessèrent plusieurs autour du village, Les cris de vengeance des habitants d’Attigué trouvèrent un terrible écho parmi les tribus de l'Ohio ?,
Plus de soixante lieues de frontières furent dévastées par ces hordes farouches : les maisons incendiées ; les moissons et les bestiaux détruits ; des familles entières massacrées ou enlevées, La population éperdue s'enfuit
[— Mohicans ou Mahingans. Voyc''e au Canada de 1751 à 1761, ï
2 Journal de Montcalm.
3 — Dumas crut que le parti anglais était commandé par Washington.
‘‘ Les sauvages ont fait vingt-deux chevelures et deux prisonniers, dont leurs femmes en ont brûlé un”. Collection Moreau de Saint-Méry. Bigot au ministre, 6 octobre 1756.
“ Les Anglais ont tué sept personnes et ont perdu dix-huit des leurs, dont deux prisonniers, Les sauvages n'ont pas tardé à partir pour se venger ; la revanche sera prompte et sanglante ”, Journal de Bougainville.
CU de toutes parts au delà des montagnes, ne se croyant Le ‘ en sûreté que dans les villes. était € M. de Villiers, à la tête de cinquante-cinq hommes conséc " seulement, s'avançca jusqu’à vingt lieues de Philadel- rallié : phie, et prit le fort Granville, bâti sur le bord de la rivière les voi - Juniata. Ce fort de cinq cents pieds carrés, flanqué de les pre quatre bastions, muni d'artillerie, avait une garnison eri de À de soixaute-quatre soldats. M. de Villiers surprit les ; sentinelles ; pénétra à travers les portes, l'épée à la De . . . Vaudre . main ; tua une partie de la garnison avec son comman- ten F dant, le lieutenant Bradford ; fit le reste prisonnier, et a confié n n aller fr.
brûüla le fort 1, DA 2 autres, Le colonel Washinoton, forcé de reculer devant ce ginie @ ; He s j $ &«T Fun dé vorrent dévastateur, s’écriait dans son désespoir : “le de l'ane / . , ns , ‘ L déclare solennellement que je n'offrirais volontiers en sacrifice à nos barbares ennemis, si, en donnant ma vie, ‘ je pouvais contribuer au soulagement du peuple ?. Cependant, quelque sanglantes que fussent ces incarsions, elles auraient été plus cruelles encore, si les commandants francais n’eussent sans cesse recommandé . aux chefs d'expédition d'empêcher, par tous les moyens possibles, les sauvages de commettre des cruautés sur
les prisonniers. Les commissions données par écrit à ces officiers, sont remplies de ces recommandations ?,
1—t4 M. le chevalier de Villiers a fait, cette année-ci, uae campagne très brillante”. Mon/calm à M.de La Bourdonnaye, 20 septembre 1756.
2 __ J'en ai cité quelques-unes adressées «ux frères Baby, officiers dans les milices cunadiennes. Voir Un Fèlerinage au Days d'Evangéline, n. 224,
Les frères Baby s'étaient fait un nom par la hardiesse de leurs expéditions. Il est dit dans une attestation, signée par
Le prestige de la France dans les pays d’en haut était en ce moment à son apogée. Les deux victoires consécutives de Monongahéla et de Chouaguen avaient rallié toutes les tribus autour de sou drapeau. On va les voir, dans la campagne suivante, accourir de toutes les profondeurs de l'Ouest, et venir pousser leur terrible cri de guerre jusque sous les murs de William-Henry.
Vaudreuil, * que les sieurs Baby frères se sont distingués par leur bravoure et leurs talents... qu'en dix occasions, on leur a confié des détachements qu’ils commandaient en chef pour aller frapper sur l'ennemi et toujours avec succès, entre autres, en 1758, avec trente hommes, ayant fait dans le Virginie et amené au fort Duquesne vingt-neuf prisonniers ”. L'un des trois frères, Jacques-Duperon Baby, est le bisaïeul de l’auteur,
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