partie du château qu'il occupait
Louis-Dieudonné, comte, puis marquis de Montealm à la mort de son frère aîné, aide de camp du due d'Angoulême, marié en 1819 à Antoinette-Marie-Cécile de Sainte-Maure- Montausier, est le père d'André-Dieudonné-Victor, notre chaleureux ami, Il n’a outre ce fils qu'une fille, Marie, com-
tesse d’Avéjan.
Le marquis Victor a épousé Gabrielle de Montcalm, sa cousine, morte il a quelques années, qui ne lui a pas laissé de postérité. 11 a adopté pour successeur son neveu, le jeune comte de Saint-Maurice, qui, à ‘la mort de son oncle, prendra le nom de Montcalm, et qui s’est marié il y a quelques mois seulement, Le marquis est un véritable oiseau du Midi qui ne peut se passer des chauds rayons du soleil de Provence. Délicat de santé, il souffre toujours du climat humide de Paris, et il a hâte, chaque printemps, d'aller se baigner dans
l'atmosphère tiède de son pays natal,
Mais en province coinme à Paris, il porte toujours le même intérêt à ce qu'il appelle sa patrie d'Amérique. C’est plaisir de l'entendre discourir sur tous les sujets, car il a infiniment
de connaissances, mais surtout sur celui-là.
(Courrier des Provinces Maritimes, 21 février 1889.)
Au cours des longs entretiens que j'ai eu l'honneur d'avoir avec M. le marquis de Montcalm, j'ai pu recueillir les traditions qui lui ont été transmises sur son illustre ancêtre, Ila bien voulu mettre à ma disposition, non seulement la correspondance de Montcalm avec sa famille, mais aussi son autobiographie qui forme un très gros manuscrit, ayant pour titre : Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie. Ces nombreux
renseignements m'ont permis de donner sur le général de
Montcalm des détails inconnus jusqu’à présent,