‹ Guerre du Canada, 1756-1760 [microforme]Chapitre 43 sur 86 · Partie des ruines de Louishourg : les casemates · texte numérisé non relu

Partie des ruines de Louishourg : les casemates

complet, ne soupirérent plus qu'après la ruine totale et l’abandon de cette forteresse perdue dans les brumes du pôle. Deux ans après, il ne restait plus pierre sur pierre de ce qui avait été Louisboure. Le temps s'est chargé depuis de couvrir ce que la pioche et la mine n'avaient pu niveler. |

La tactique de Drucour en prolongeant le siège avait réussi : l’amiral Boscawen et Amherst comprireut que la saison était trop avancée pour tenter une expédition contre Québec. Wolle, qui avait attiré tous les regards de l’armée par sa brillante conduite, et dont l’impétueuse nature s'accommodait mal du repos, aurait souhaité plus d'audace. Déjà il avait éerit à son père : « Nous avons été bien lents dans nos opérations; j'espère toutelois que nous aurons encore assez de beau temps pour frapper un autre coup.…., l° plus tèt sera le mieux. »

Et dans une lettre à son oncle, le major Walter Wolfe : «Si nos forces avaient été biin conduites, e’eût été la fin de la colonie française dans l'Amérique du Nord, car nous avons, outre nos matelots et nos troupes de mer, près de quarante mille hommes sous les armes. »

Enfin, le 7 août, il disait ironiquement dans une lettre à son père : « Nous cueillons des fraises et autres fruits sauvages de ce pays, sans avoir l'air de nous occuper de ce qui se passe dans les autres parties du monde. »

Wolfe ne fut tiré de cette inaction que pour être chargé d’une besogne qui

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