‹ Guerre sud-africaine [microforme]Chapitre 3 sur 6 · IMPERIALE · texte numérisé non relu

IMPERIALE

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tance ; c'est la xpression d’opl-M l’action du goude cet acte par“ lque poids, moments d'at-# Secrétaire colo- # | gouvernement # té sur la con-%

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lait nullement de fardeaux à partager dans |

l'empire, d'unité, de solidarité. Enlevez les fioritures diplomatiques de ces deux documents ; mettez-les en langue vulgaire, et dites-moi s'ils ne doivent point se lire ainsi : “Nous vous envoyons ces hommes, mais nous ne promettons pas de recommencer à l'avenir.” Pesez mes paroles, je ne dis point: “Nous ne recommencerons pas,” mais sinplement: ‘ Nous ne promettons pas de recommencer'—et la réponse : “Je les accepte comme une preuve de votre disposition à recommencer à l'avenir et toujours.”

J'aflinme, M. le Président, que sous les réticences diplomatiques et les jol‘es tournu-

res de langage, cette dépêche es: la plus in- |

solente qu'un gouvernement canadien ait

reeue de Downing Sreet depuis le jour où | au cabinet |

le duc de Newcastle demanda Macdonald-Sicotte de soustraire le budget de la milice au contrôle du parlement. Mais, à cette époque de ‘ petit canadianisme.” on savait comment répondre aux secrétaires coloniaux ; et la réplique du gouvernement

canadien contint une telle affirmation de gou- |

vernement libre, qu'elle arracha au noble duc les excuses Îles plus courtoises et la promesse formelle de n'y plus revenir. Je regrette qu'on n'ait pas fait comprendre à M. Chamberlain que lorsque le gouverne:

ment canaïien parle, il veut dire exactement |

ce qu'il dit et non point ce que M. Cham-

berlain ou tout autre secrétaire colonial | peut vouloir lui faire dire, Occupons-nous maintenant des représen- |

tants de la Couronne ici. Au départ du pre-

mier régiment à Québec, quatre discours | furent prononcés—quatre discours remarqua- |

bles, ainsi que le déclara le Star de Montréal.

Je laisse de côté les discours du premier |

ministre et du ministre de la Milice. Ce que je veux établir maintenant, c'est le zèle ‘les autorités impériales dans l'occurrence.

Que dit le général Hutton ?

| Ceci est en soi une source de satisfaction ;

mais, messieurs, après tout, qu'est-ce que l'envoi de mille hommes comparé aux besoins de ce grand empire ? Comme chiffre, ce n'est rien ; et ce que le Canada doit prévoir, s'il veut jouer son rôle comme élément, et comme l'un des éléments les plus considérables, de cette grande confédération de la mère patrie et de ses colonies qu'on appelle l'empire britannique, c'est que le temps peut venir où non seulement mille hommes, mais cinquante mille ou cent mille

peuvent être nécessaires au maintien de l’unité, |

de l'inviolabilité, de l'existence même de notre empire.

Ailleurs, le major général avait parlé d'or- |

ganiser notre pays au point de vue militaire, d'armer cinquante mille hommes en temps de paix et cent mille lommes en temps de guerre. Il négligea de dire s’il se proposait d'attendre l’autorisation du parlement. Les

rumeurs de la rue qui mentent d'habitude, mais qui parfois disent vrai, allèrent jusqu'à murmurer que le vaillant officier se glorifinit d'avoir renversé un gouvernement en Australle et d'être disposé à pratiquer la même opération ici.

Par bonheur pour le

| ésgédonitiiss et pour les contribuables du | Canada, se héros belliqueux va maintenant l'faire valoir sa fougue militaire contre les | Boers.

Que déclara Son Excellence le Gouverneur ! général, dans la même circonstance ?

Le Canada a librement offert son régiment à | la vieille patrie et il a accepté, par là, les diff- | cultés qui doivent s’ensuivre et qu'il ne peut | ignorer.

Le peuple du Canada ne désire point s'attacher |A des arguties sur la responsabilité coloniale. | Tout ce qu’il a fait c’est d’insister que ces offres | loyales soient manifestes et il se réjouit au | fond du cœur que ces offres aient été acceptées | de bonne grâce.

Le jour précédent, Soy Excellence donna à dîner à la citadelle, et le Chronicle de Québec rapporte qu'il s'exprima ainsi :

Ce régiment est la première offrande que le | Canada fait à la grande cause impériale. C'est | une nouvelle orientation et l'avenir est possible | de grandes choses. La manifestation actuelle | d'union impériale est plus expressive qu'une | constitution écrite ne saurait l'être. L'envoi de | ces troupes peut faire surgir la question de la Fédération impériale ; ii n'y a pas lieu pour lui de discuter cette question. Il s'est toujours op- | posé aux constitutions écrites. Il préfère s'appuyer sur les sentiments du cœur.

J'ai comparé le compte rendu du Chronicle à ceux du Globe de Toronto, du Star et de la Gazette de Montréal. Ils sont tous à peu près identiques.

Je n'ai nulle intention de faire des commentaires qui constituent la plus légère infraction au respect que je dois au représentant de la Couronne—même si les règlements de cette Chambre ne m'imposaient des bornes rigoureuses. J'ai la plus haute | considération pour Son Excellence, Non seniement vois-je en lui le délégué de cette noble femme que tout vrai citoyen britannique est fier d'appeler sa souveraine :

| j'admire aussi le soldat vaillant qui a prouvé |sa bravoure dans le passé.

| Mais politiques et journalistes ont fait | usage de ces paroles À l’appui de leur thèse et de leurs ambitions de parti. Ils ont donné |aux déclarations de Son Excellence une por- | tée qui ni elle ni nous, ne pouvons accepter | comme l'expression vraie de sa pensée, Evi- | demment, si le Gouverneur a voulu dire, Len déclarant qu'il s'epposait aux constitu- | tions écrites, que la Grande-Bretagne se pas- | sait facilement de constitution écrite, je suis d'accord avec lui. Mais dans notre pays, nous avons une constitution écrite. Et cette | constitution n’est pas seulement la forme légale de notre gouvernement ; c'est encore un contrat solennel et sacré, conclu entre les diverses provinces de l'Amérique Britannique du Nord. Ce contrat fut préparé avec grand soin et beaucoup de sollicitude par les meilleurs hommes de ces provinces. Ces hommes ne partageaient pas les mêmes croyances religieuses ; ils étaient nés de races différentes : ils appartenaient à des groupes politiques divisés entre eux. Ils unirent leurs efforts et leur Lonne volonté pour rédiger ce traité afin de mettre un frein à des

ESS Er ENT

rivalités dangereuses et d'offrr à l'univers! Un mot, maintenant, en réponse à l’argule spectacle glorieux et récon'ortant d'une ment tant vanté, que l'opinion publique régrande nation, libre et une, fidèle à la Cou- :clamait cette action. Mon honorable ami, le ronne d'Angleterre. Les corps représentatifs député de Laprairie et de Napierville (M. du chacune des parties contractantes accep- | Monet), a prouvé, d’une façon assez conclutèrent cette charte; le parlement de la | ante que l'opinion publique n'était pas aussi Grande-Bretagne la ratifia ; le sceau royal unanime que beaucoup de gens le pensent y fut apposé. | ou, plutôt, le prétendent. Le député de la di- Comme toutes les œuvres humaines, celle- | vision Saint-Jacques (M. Desmarais) a comci n'est point parfaite Elle peut su- | Plété cette preuve par son discours éloquent, bir des réformes et de nouvelles disposi- ue les députés anglais de cette Chambre tions. Mais tant qu'elle reste, elle reste regrettent profondément, j'en suis certain, ce qu'elle est, ayant droit au respect de tous de n'avoir pu comprendre. les citoyens, grands et petits, riches et pau-! Sans revenir sur un débat clos, qu'on me vres—de ceux qui ont mission de la faire | Permettre de dire que ces deux discours exécuter comme de ceux qui doivent s'y sou- CoMposent un témoignage irrécusable étamettre, L'interpréter à la lettre peut être Plissant que la voix presqu’unanime de la de l'argutie coloniale, la manipuler sans res- Presse de la province de Québec, représenpect peut deverir un erime contre la nation. | tant toutes les nuances de l'opinion publique Et lorsqu'il faudra la modifier, ce ne sera | depuis la vieille secte “rouge” jusqu’à point par correspondance entre Downing | l’école du “ bleu le plus foncé, aujourd’hui, Street et Rideau Hall—cette époque est finie | cantonnée à Trois-Rivières—a parlé un landès longtemps—mais par l’action libre et in- &a£e d’une netteté indiscutable contre la dépendante du parlement canadien et du Participation du Canada à la gucrre du parlement anglais, soumise à l'approbation Transvaal, et surtout contre le mouvement Le lendemain du jour où s'embarqua Je | Soit à cette preuve. premier régiment. le Gouverneur assistait| Evidemment, les journaux changent, au concert de l’Hallowe'en à Montréal. Un Comme le temps et les hommes. On a forcé monsieur du nom de Donald McMaster, avo- | les organes serviles des deux partis à mettre cat pratiquant, si je ne me trompe, otfrit | leur voix au diapason voulu; mais il est ses hommages à Son Excellence et trouva encore de nombreux journaux qui résistent l'occcasion propice pour produire sa science | énergiquement au mouvement “jingo,” ou qui légale. Il risqua l'opinion que suivant les! ne s’y abandonnent qu'à regret. Et ces dispositions de la loi sur la milice, le Gou-| journaux ne sont pas tous publiés dans la verneur général du Canada pouvait prendre | province de Québec. Prenez le Weekly Sun, en personne le commandement de nos ba-|de Toronto ; le Country and Citizen, organe taillons et les envoyer n'importe quand et des associations ouvrières ; La Vérité, de n'importe où, suivant son bon plaisir. La | Québec; le Westminster, de Toronto, publirumeur ne dit pas ce que Son Excellence | cation presbytérienne ; Le Pionnicr, organe pensa de l'opinion du savant légiste. Mais, de M. Chycoine, conservateur bien connu, connaissant le respect sans bornes dont tous député à l'assemblée législative de Québec ; uos gouverneurs ont fait preuve, depuis | Le Monde Canadien, organe de l'honorable M. cinquante ans, à l'endroit de nos institutions Nantel, commissaire des Travaux publics représentatives, je suis convaincu que Sou dans le dernier cabinet conservateur à Qué- Excellence partage entièrement mon avis sur | bec, et, aujourd'hui, député de Terrebonne à la valeur de cette opinion : C'est une inter- | l’assemblée législative ; prenez même, à un prétation tory de la loi. Au temps de Charles | moindre degré, La Patrie, de Montréal ; le Ier, le roi était le roi sans le parlement et | Daily Sentinel, de Woodstock ; le Telegraph, au-dessus du parlement. Mais l'infortuné | de Québec ; le Times, de Hamilton ; le Star, monarque et tous ses successeurs ont|de Toronto, et même le Globe, de Toronto. compris que le parlement veut dire le gouver- | Assurément, tous ces journaux représentent nement du peuple par le peuple et quelque chose de l'opinion publique. On pour le peuple, Et de nos jours, le peut m'objecter que la plupart de ces orroi, ou la reine, ou le Gouverneur gé- ganes, ceux surtout qui partagent plus comnéral, chaque fois que leurs noms au-|piètement les vues que j'exprime, ont un gustes apparaissent aux livres de la loi, tirage jimité et représentent, par condoivent toujours se lire: Le Gouverneur géné- | séquent, une portion très restreinte de l’élecral ou la Reine, ou le Roi, “ par leurs avi-|torat ; tandis que les grands journaux quoseurs ”—c'est-à-dire par le comité exécutif tidiens contrôlent la masse de l'opinion pu-

d'un parlement responsable au peuple. Que les savants interprêtes de la loi ne l’oublient jamais !

Quand les plus hautes autorités ont ainsi négligé, oublié, ou même contredit cette

blique ou en reflètent les sentiments. Ne jugez pas un homme sur son apparence et n'appréciez pas l'influence d’un journal par son tirage! Mais, M. le Président, si l’on acceptait cette théorie absurde de jauger

clause déclarant qu'aucun précédent n'avait l'opinion publique par le tirage des jourété créé, il est temps, je crois, M. le Prési- | naux, ce gouvernement devrait abandonner dent, que le parlement rafraîchisse la mé- |le pouvoir sans hésitation ; car les deux moire de ces autorités ; et c'est ce que jel journaux qui ont de beaucoup la circulation

demande à la Chambre de taire ce soir,

la plus étendue au Canada sont La Presse

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nse À l’argu- | publique réorable ami, le apierville (M.

assez conclutait pas aussi is le pensent puté de la diarais) a com- >urs éloquent, tte Chambre suis certain,

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1 t6s, l'intervention

2 nos journaux

et le Star, de Montréal, faisant tous deux la jutte au ministère. (On ne doit pas oublier que le peuple achète ces jourpaux, Je Star surtout, à cause des nouvelles, des caricatures et des récits sensationnels qu’on y trouve. Qui songea jamais à dire le Star, de Montréal, pour y trouver une idée ou un principe?

Autant vaut étudier le chinois dans une grammaire allemande et un dictionnaire français. Et puis, il y a deux sortés d’opinions publiques: il y a l'opinion des hommes qui parlent et qui creifèrent ; il y a l'opinion de ceux qui penseut, qui étudient,

L qui travaillent et qui paient. Cette dernière

opinion se fera peut-être entendre plus tard, lorsque millions sur millions se seront accumulés dans notre budget pour aller faire la guerre en Afrique, en Asie, en Océanie—surtout, si le parti qui domine aujourd'hui l’Angleterre doit rester au pouvoir. J'espère, pour l’avenir de mon pays, que le moment n'est pas éloigné où les “ Little Englanders,” qui ont fait la métropole ce qu'elle est, reprendront bientôt la direction des affaires d'Angleterre.

Mais en supposant même que la vague de l'opinion publique se porte dans une direction quelconque, faut-il +-r+'r:ent qu'un gouvernement suive le courant sans y résister ?

Il est vrai que, sous un régime démucratique, nous somme: tes serviteurs du peuple ; mais le devoir nous incombe aussi de renseigner et d’instruire le peuple ; et c’est là ce

qui fait la différence entre une saine démo- |

cratie et une démagogie sans principes. Et

si j'accuse le gouvernement, ce n’est pas:

tant d'avoir cédé de guerre lasse devant ce

4 qu'il appelle l'opinion publique, mais parce

qu’il a négligé d'éclairer cette opinion par| | tiques, énerve le tempérament public. On sou- | lève une tempête afin d'envoyer une petite ar-

ses organes et ses partisans.

Le problème sud-africain était entièrement inconnu au Canada, en droit et en fait. A part quelques spécialistes et quelques érudits, qui connaissait le Transvaal

Les journaux dont j'ai parlé publièrent quelques articles—les uns très documenles autres moins sérieux—contre du Canada. Mais vendant des semaines et des mois, la presse ‘ jaune ”, enrég'mentée par le Star de Montréal, emplissait ses colonnes d'articles furibonds et de copieuses reproductions de la presse ‘‘ jingo’”’ d’Angleterre ; tandis que libéraux-anglais n'offrirent point ou ne présentèrent que très incomplètement la contre-partie de cette question si bien traitée pirr les organes modérés du parti libéral de la Grande-Bretagne. On prodigua des arguments en faveur de la guerre à toutes les nuances d'opinion. Le Star de Montréal, le Netsws, de Toronto, et d'autres feuilles du même genre, allèrent jusqu’au point d'en appeler aux Canadiens-français et aux Irlandais catholiques sur le terrain religieux, versant des torrents de larmes hy-

pocrites sur ies persécutions que les Boers

faisaient subir à leurs concitoyens catholi-

ques. Ilesttrès intéressant de comparer ces prophète au Canada.

* au Canada, il y a quelques mois à peine?

pieuses homélies aux textes officiels, Prenez, par exemple, le rapport de la conférence de Blæœmfontein qui remplit neuf colonnes, petit texte, du Tl'imes de Londres. Les séances durèrent cinq ou six jours ; on y traita maintes questions : le suffrage, la représentation au Volksraad, les lois de conscription, le monopole de la dynamite, les impôts sur l’or— mais pas un mot des persécutions contre les catholiques. Par bonheur pour les Uitlanders catholiques-romains, quelques bous torys canadiens se sont souvenus de leurs souffrances. Lorsque la guerre sera terminée, le gouvernement britannique appellera sans doute M. Dalby ou peut-être même le député de York-ouest (M. Wallace) à siéger comme commissaires chargés spécialement de faire rendre justice aux catholiques romains du Transvaal.

Je m'étonne même qu'après avoir snbi cette campagne frénétique de la presse dirigée tout entière dans ie sens de l’intervention, le peuple ne se soit ps livré à un déploiement de jingoïsme plus tapageur encore, Je ne m'explique cette modération qu’en rappelant ce qur j'ai déjà dit: c'est que les journaux à g'':d4 tirage, couverts de caricatures et de titres retentissants, ont moins d'influence sur le pe”..'e que sur ses députés et ses gouvernants.

Un excellent petit jourual. ni français, ni

| canadien-fançais, un journal anglais publié

dans l'Ontario, l'Independent, (: Bobcaygeon,

la peint la situation sous son aspect le plus

vrai et le plus pittoresque, au moment mème ou le cabinet lauca son décret, Voici ce qu’il en disait :

L'esprit public est dans un état dangereux, Des spasmes nerveux se manifestent ; et, cette fois, c'est la presse tory qui, pour des fins poli-

mée combattre les Boers. M. Laurier dit que celui qui sent le besoin d'aller se faire trouer par iles balles boers est libre de le faire ; mais que s’il s’agit de faire encourir par le gouvernement le coût d’une expédition militaire en Afrique, il est impossible de le faire sans l'autorisation des représentants du peuple. M. Laurier parle bon sens absolu.... Le Canada éprouve en ce moment le besoin urgent d’une douche rafraîchissante ; si on la lui refuse, il subira bientôt les attaques d'une hystérie militaire aigüe dont il ressentira les effets pendant plusieurs années. Si M. Laurier est l’homme d'Etat qu'on voit en lui d'habitude, il devra appliquer un glaçon sur la nuque du Canada et l'y maintenir fermement, même si le Canada regimbe et l'égratigne.

Accordons un instant, pour les besoins de la discussion—-je m'y refuse autrement-—que le Star, de Montréal et sa séquelle de bruyants imitateurs représentent vraiment l’opinion publique. Va-t-on prétendre que dans un pays britannique, jouissant d’une constitution libre, les gouvernements peuvent on doivent se laisser guider par des articles de journaux et des caricatures sensationnelles ? Je sais que M, Chamberlain inaugure en Angleterre une politique nouvelle dont le leader | de l'opposition (sir Charles Tupper) se fait le Sous ce régime, on ré-

duira les parlements aux proportions de cafés-concerts où les représentants du peuple n'auront qu'à siffler ou Applaudir un programme varié de jeux acrobatiques, d’hymnes de guerre assourdissants et de chanso2a3 de nègres, qu’exécuteront les histrions placardés à l'affiche de la saison par les rédacteurs de la presse ‘“ jaune,” Mais tant qr:

nous ne serons pas mûrs pour ceite foriue idéale de gouvernement, je prétends que la seule base sur laquelle l'exécutif puisse s’ap-

puyer pour traiter les questions de cette im-|

portance, c'est le parlement souverain de la nation, réuni en session régulière, Et lorsque {a constitution doit subir un changement notable, il faut la sanction du peuple.

Cette doctrine est-elle fausse, indigne d’un vrai citoyen britannique et infidèle à la noble Couronne qui garantit au peuple de la Grande-Bretagne la jouissance de ses libertés constitutionnelles ?

Si vraiment oui, que ce gouvernement libé- ‘al, que la majorité libérale de cette Chambre le déclarent ce soir, en rejetant ma pr'oposition! Mais j'affirme que, s’ils en agissent ainsi, ils perdront tout droit de s'appeler libéraux. Ils pourront conserver l'étiquette mais ce ne sera plus qu’une enseigne trompeuse ; ils auront renié le principe même sur lequel fut fondé le libéralisme anglais ; ils auront foulé aux pieds les doctrines qui donnèrent naissance av libéralisme canadien et pour le triomphe desquels luttèrent si longtemps les ancêtres politiques des hommes à qui ie peuple du Canada «a confié pour cinq

ans l'administration de la chose publique. | Je ne suis pas seul à parler, moins seul en- |

core à penser ainsi, Le 4 novembre, le Globe, de Toronto publiait un article sur “l'Avenir du Canada ” ; c'est, à mon sens, la meilleure justification possible de mon attitude, Au reste, après l'avoir ju, j'écrivis au rédacteur du Globe, que s'il eût assisté à quelques-unes

des réunions publiques où je rencontrai les |

électeurs de Labelle, je pourrais l'accuser de plagiat, L'article est long: je me bornerai à eu citer les passages les plus remarquables:

Si un gouvernement usurpe aujourd'hui les pouvoirs du parlement, l'effet pourra s'en faire sentir même lorsque les événements actuels seront du domaine de l'histoire, Tout Canadien, jaloux de l'honneur et de la prospérité de son pays, doit tenir aux pouvoirs et à l’irdépendunce du parlement ainsi qu'à la liberté de ses discussions, L'un des plus sérieux dangers qui menacent le régime parlementaire, ici, comme en Grande-Bretagne, c'est la tendance À accroître la force de l'exécutif aux dépens du parläment..., Il serait dangereux aussi de laisser le gouvernement tomber dans l'habitude d'agir sur de simples expressions d'opinion publique, On peut dire qu'aujourd'hui ces expressions sont tellement chaleureuses et spontanées qu'il n'y a aucun danger à étendre les limites des pouvoirs constitutionnels, Mais nous pouvons tous, libéraux et conservateurs, concevoir qu'un gouvernement sans scrupule—appartenant sans doute à l'autre faction politique—fasse un usage retors et dangereux de ce pouvoir d'action mû par une opinion publique s'exprimant dans les journaux et dans les réunions publiques, ‘Ne tolérez le vieux rei sous aucun nom.’ Le parlement est fait pour la discussion : c'est l’en-

droit où l’on peut décider des grandes questions publiques sous la garantie réelle de l’ordre et de la liberté.... La fidélité à la Reine ne veut pas dire fidélité à Gladstone ou à Salisbury, à Chamberlain ou à Morley, à des hommes que le peuple peut rejeter au scrutin, ni aux partis, libéral ou conservateur, de la Grande-Bretagne. Nos ministres doivent prendre leurs instructions non des ministres de Westminster, mais du parlement du Canada, dont ils sont un comité et auquel ils sont exclusivement responsables.

Je ne puis croire qu'une opinion publique aussi irrégulièrement manifestée ait pu être |le seul ni même le principal mobile qui ait imposé au gouvernement ce changement soudain d'attitude. Qu'arriva-t-il entre le 3 et le 13 octobre? On reçut une dépêche de M. Chamberlain. Nous possédons, ou au moins nous sommes censés posséder, aujourd'hui, toute la correspondance échangée entre les autorités britanniques et coloniales. Qu'y voyons-nous? Nous constatons que le Canada n'a pas offert de secours à la Grande- Bretagne ; pas plus que les colonies de Vic- |toria, des Nouvelles-Galles du Sud, de l’Australie du Sud, de la Tasmanie et de l'Australie Occidentale, En somme, les gouvernements ou les parlements de deux | seules colonies autonomes firent des oftres |—à la Nouvelle-Zélande et au Queensianl-et nous verrons dans un instant quel en fut le résultat, Au Canada, le colonel Hughes offrit d'organiser un service volontaire: ses propositions furent transmises au gouvernement britan- {nique et M. Chamberlain les déclina poliment—une preuve additionnelle qu'on n'avait pas besoin de secours. Ensuite, M, Chamberain expédie sa dépêche au gouvernement | canadien, acceptant des offres qu’on ne lui a jamais faites, indiquant les règles à suivre | pour l’enrôlement des troupes, la date du départ, etc, etc. Une singulière méthode de correspondance, en vérité, qui permet d'adresser une réponse à une lettre qui n'a jamais vu le jour! Mais je présume que tout ceci fait partie de la politique nouvelle et de la nouvelle diplomatie, Le ministre des Travaux publics (M. Tarte) a considéré cet étrange document comme une invitation à nos troupes, Après tout, M. le Président, j'en suis arrivé à la conclusion que mon nom ne figurerait point sur la prochaine liste de décorations impériales. Je me risque à relancer l'honorable ministre (M. Tarte), et je déclare que nous sommes en face d'une ré- \quisition de troupes armées, Je reconnais que le mot ‘ réquisition ” n'est pas là ; mais il y a d'habiles facons d'atteindre son but, |en ces jours de nouvelle politique et de nouvelle diplomatie, Après qu'un agent de | Downing-Street a arraché au parlement une lexpression hâûtive d'opinion, on met À | l'œuvre la presse du pays, je devrais dire la | presse reptile ; on quémande des offres in- | dividuelles, puis on les refuse ; on envoie alors au gouvernement canadien une lettre qu'on a fait publier au préalable dans les journaux de Londres, acceptant des offres qui n'ont jamais été faites ; et l'on fixe une date d'envoi assez rapprochée pour ne pas

andes questions e de l’ordre et Reine ne veut à Salisbury, à hommes que le ni aux partis, ande-Bretagne.

rs instructions r, mais du parun comité et bsponsables.

nion publique ée ait pu être mobile qui ait b' changement t-il entre le 3 ne dépêche de édons, ou au posséder, aunce échangée s et coloniales.

Statons que le rs à ia Grandeblonies de Vic- Sud, de l’Ausmanie et de

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permettre de convoquer le parlement. On ne laisse pas même le temps d'une saine réflexion, et l'on place le gouvernement entre deux alternatives : obéissance immédiate et complète, ou refus entraînant l'accusation de déloyauté et de haute trahison qu'on aurait répandue à l'envie par tout l'empire, Cette politique peut être nouvelle dans ses manifestations, M. le Président ; mais c'est le même esprit d'autrefois, c'est le gouvernement par Downing-Street, et, moi, je n'en veux plus. Et lorsque le gouvernement canadien eût accompli son acte de soumission, on n’a tenu aucun compte des restrictions qu’il avait faites en l’accomplissant, afin de pouvoir dire au peuple du Canada qu'il n'avait pas violé l'indépendance du parlement. On a confondu le décret du cabinet canadien avec les documents analogues par lesquelles les colonies australiennes offrirent des secours autorisés par leurs parlements,

Toutes ces actions coloniales n'ont recu qu'une seule et même interprétation: c'est

le premier pas vers la fédération impériale,

Afin d'envisager sous son jour réel ce vaste plan d'organisation, il est à propos, je crois, d'examiner un instant comment on en a jeté les bases dans les autres colonies autonomes, Nous avons sous les yeux les dé-

pêches échangées entre le gouvernement bri-

tannique et les diverses colonies, et qu'y lisons-nous? D'abord, on a refusé toutes les offres provenant de colonies de la Couronne —il était facile de compter sur celles-ci dès qu'on le jugerait à propos. Ce qu'on voulait, c'était des offres des colonies autonomes— pas d'offres individuelles, rappelez-vous. On avait accepté des secours de ce genre, lors de l'expédition du Nil ; mais cette fois on les refuse ; on les refuse au Canada; on les refuse également à Victoria et aux Nouvelles-Galles du Sud, Ce ne sont pas des hommes ni des armées qu'on veut; mais un engagement direct du gouvernement de chacune des colonies autonomes, afin de pouvoir en tirer des secours armés chaque fois que le gouvernement britannique en aura besoin, Ilest d'autres faits que l’on ne trouve pas dans la correspondance mais que j'ai puisés à d’autres sources ; ces faits se rapportant à l'expédition des régiments australiens, il est bon, je crois, de les faire connaîttre ici,

Inutile de démontrer combien notre position est différente de celle de ln Nouvelle- Zélande et des colonies australasiennes, D'abord, ces colonies n'ont été entratnées dans aucune guerre ; tandis que le Canada a dû prendre part, grâce À une mauvaise politique britannique, à deux guerres onéreuses contre les Etats-Unis, Hnsuite, les colonies australiennes sont facilement exposées à l'attaque des grandes nations européennes, tandis que nous sommes à l'abri de toutes les puissances sauf des Etats-Unis; et je crois que la marine anglaise ne peut nous offrir une protection ausni efficace que celle qu'elle accorde à l'Australle, Je sais bien que les colonies australiennes ont fourni une légère contribution à ln marine de l’Angle-

[terre ; mais, si mes renseignements sont exacts, cette contribution s’est réduite au | vote de certains deniers pour aider à la construction de quelques navires qui ne peuvent {sortir des mers australiennes, ou du moins, qui ne peuvent servir qu'à la defense de l'Australie. C’est un point qu'il vaut la peine de considérer. A mon avis, cette contribution de l'Australie est bien faible, si on ‘la compare aux sacrifices énormes que nous nous sommes imposés pour la défense de l'empire, lorsque nous avons construit le chemin de fer Canadien du Pacifique, et lorsque nous sommes prêts à payer notre part (du coût du câble transpacifique. Enfin, l'Australie entretient des relations commer- 'ciales constantes avec l'Afrique du Sud.

Les Uitlanders du Transvaal, cause apparente de cette guerre, contiennent un nombre | Assez considérable d'Australiens. A tous les points de vue, l'Australie a, dans ce conflit, un intérêt immédiat que ie Canada n'y peut trouver, Voyons maintenant comment les colonies australiennes ont envisagé la question.

Lorsque l'imbroglio ‘du Transvaal commença à prendre des proportions aigles, les premières offres de secours ne vinrent pas du gouvernement de la Nouvelle-Zélande, comme on l'a dit souvent, mais du gouvernement du Queensland qui les formula le 11 juillet dernier, Mais lorsque, trois mois plus tard, le narlement du Queensland fut saisi de la question et appelé à ratifier l'acte du cabinet, il s'éleva un débat animé et M. Drake, le leader de l'opposition, déclara que :

La loi de l’armée de défense stipulait nettement que l’armée défensive de Queensland ne pouvait être envoyée en service actif en dehors de l'Australie.

On proposa une résolution censurant le gouvernement qui avait fait des offres sans le consentement des Chambres, malgré que ces offres eussent été faites sujettes à In sanetion du parlement, Le vote de censure fut proposé et défait par 11 voix de majorité seulement, le scrutin étant de 59 contre DS ; et trois ou quatre partisans du ministère se \levèrent et déclarèrent qu'ils bâmaient le gouvernement, qu'ils approuvaient la résolution de censure, mais qu'ils votaient avec la majorité dans la seule crainte de renverser le ministère, La même crainte existe peutêtre dans cette enceinte! On peut donc afhrmer qu'au Queensland la majorité des reprôsentants du peuple s'opposait à la participation à cette guerre,

A la Nouvelle-Zélande, le parlement luimême offrit les secours de ia colonie, en septembre : cinq députés seulement votèrent contre la proposition, La raison que le prekmier ministre donna à l'appui de sa proposition mérite d'être signa fe : “ Ce mouvement, dit-il, est le premier pañ vers la fédération de l'empire."

Dans les Nouvelles-G illes-du-Sud et à Victoria, les gouverneurs, lord Beauchamp et

lord Brassey, semblent avoir dirigé le mouvement, Ils communiquèrent au guverne-

ment britannique des offres individuelles que M. Chamberlain accueillit avec une grande condescendance sans les accepter d’ailleurs, tout comme il avait fait avec nous. Les gouvernements de ces deux colonies ne firent aucune offre. Dans l’Australie-du-Sud, rien ne fut fuit, ni par les autorités, ni par les citoyens, et l'attitude du parlement manifesta plus tard le sentiment populaire de cette colonie, Néanmoins le 389 octobre, M. Chamberlain accepta avec reconnaissance de ces trois colonies des offres qu'on

n'avait pas faites officiellement dans deux |

d'entre elles et que personne n'avait formulées dans la troisième, Cette dépêche porte la même date que celle qui nous fut adressée. On s'étonna, là comme ici, des termes de cette lettre. Chose singulière, cette dépêche ne fut pas adressée à la Tasmanie ni à l’Aus-

tralie Occidentale qui n'avaient offert aucun |

secours à l'empire. En réalité, ces deux co-

lonies sont les seules où toute l'organisation |

semble avoir été parfaitement régulière, C'est sans doute ce qui explique pourquoi on les a traités avec une courtoisie parfuite.

Peut-être aussi, M. Chamberlain, dûment renseigné par ses agents, jugea qu'il n’était pas nécessaire d'exercer sur ces deux colonies une pression extraordinaire. Il ne paraît pas, en effet, que les propositions de guerre

aient subi la moindre entrave dans les parle- | En tout cas, ce | fut des parlements et non des gouverne-|

ments de ces deux colonies.

ments que vinrent les offres, et le bureau colonial les accepta dans les mêmes termes

que ceux de la dépêche adressée aux colonies |

qui n'avaient rien offert. Seulement, en Tasmanie, on trouva qu'il suffisait, pour plaider fidélité, d'envoyer S0 hommes au lieu d’un détachement complet de 125 hommes, et on le fit comprendre nettement à M. Chamberlain.

A Victoria et dans la Nouvelle-Galles-du- Sud, les choses ne se sont pas faites spontanément, Sir Georges Turner et M. Lyne, premiers ministres de ces colonies, furent, de même que notre gouvernement, d'hésitation, Le 2 octobre, sir Turner disait ce qui suit :

Surtout, qu'on se le rappelle, la sécurité de | ce der- |

l'empire n'étant aucunement menacée, nier n'a pas besoin qu'on lui vienne en aide.... Tout ce qu'exige la mère patrie, c'est une preuve de notre sentiment de solidarité à son égard, et cette prouve, deux cents soldats peuvent, tout aussi bien que deux mille, la lui fournir,

Le même jour, M. Lyne disait :

Qu'on lui avait adressé plusieurs lettres insinuant que, pour n'avoir pas fait dire immédiatement aux journaux qu'il consacrerait beaucoup d'argent à l'expédition de troupes au Transvaal, il s'était rendu coupable d'infidélité....

Que le major général était à discuter le point |

avec les officiers qui exercaient le commandement dans les autres colonies ;

Que, d'après lui, s'il fallait expédier des troupes, l'organisation et l'envoi d'un régiment devait dépendre de l'initiative commune de toutes les colonies australiennes, mails qu'il n'y avait pas lieu à l'action indépendante de chaque colonie,

taxés | Georges |

Commentant ces déclarations, l'Argus, de

| Melbourne dit, sur un ton quelque peu mé- | lancolique :

Cette question ne paraît pas enthousiasmer | ir Georges Turner, mais il est tout feu com- | paré à M. Lyne dont le doute et la temporisa- | tion jettent une douche d’eau froide sur le mouvement.

Cela ne semble pas avoir inquiété outre mesure le premier ministre de la Nouvelle- | Galles-du-Sud. En effet, à quelques jours de Tà, il ajoutait qu’il ne voulait pas engager la responsabilité de la colonie sans la convocaition préalable du parlement. Chose remar- |quable, M. Lyne, représentant la colônie |loyale entre toutes, la seule qui eût fourni des recrues à l'armée anglaise dans une guerre antérieure, n'a jamais oublié les droits du parlement. Toutes ses dépêches contiennent ces mots: “Sujet à l’approbation du parlement.”

Comme on vient de le voir, M. Lyne parle aussi d'une conférence de tous les commandants de milice. Là, comme ici, les majors | généraux et les gouverneurs généraux ont |pris à cette affaire une part des plus actives. {Ils ont voulu organiser un fort contingent | d'Australiens, mais le succès n’est pas venu couronner leurs efforts, et ce, pour l’excel- {lente raison que, de leur propre aveu, les ceulonies ne sont tombées d'accord, ni sur le principe de l'intervention ni sur les proportions à donner au mouvement.

| Enfin, les parlements de Victoria et de la | Nouvelle-Galles-du-Sud votèrent l'organisation et l'envoi de régiments, mais non sans lavoir eu à essuyer, de la part des députés qui y représentaient les classes ouvrières, une opposition acharnée,

A ce sujet, je me permettrai de citer aux grands loyalistes de cette Chambre qui dénoncent comme coupables de trahison mon honorable ami de Laprairie (M. Monet) et moi-même, un passage du discours prononcé [à la Chambre d'Assemblée de Sydney, non |pas par un Canadien-français, mais, si je ne line trompe, par un Anglais de naissance, M.

Holman.

Voici ses paroles :

Quand mon pays se trouvera engagé dans une guerre où il s'agira pour lui de faire triompher |la justice, je serai heureux d'applaudir à son action ; mais la guerre que vient d'entreprendre la Grande-Bretagne est la plus injuste de toutes celles qu'elle ait faites jusqu'à ce jour ; aussi, je l'espère, la Grande-Bretagne vVat-elle subir une défaite,

Au sein de la législature de Victoria, M.

Murray a accusé l'Angleterre de faire la guerre ‘dans le but d'obtenir aux Uitlanders des privilèges électoraux qu'elle refuse à ses | propres sujets.”

Mais c'est dans l'Australie du Sud que la lutte s'est faite avec le plus d'achammement, Malgré îles efforts du ministère pour faire accepter sans discussion par l'assemblée le |projet de l'expédition d'un régiment, l'opposition réussit à obtenir l'ajournement de la Chambre par le vote prépondérant du président.

dl

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