DES DIVERSES MANIÈRES DE PRATIQUER LA VERTU DESPÈRANCK
Texte : Jesu prœceptor miserere noslri. {Luc. 11).
ExoKUi: : Les lépreux, doul parle l'Evangile de ce jour, furent
assez heureux pour recouvrer leur santé par des prièris qu'iniinait une grand»! contiance. Mais nous serions encore, [ilus heureux si uous savions pratiquer contiiniellemeut une espéranee ferme; car dans toutes sortes de tribulations nous serions invincibles, parce que l'espérance ne confond et ne trompe point. Nous allons donc voir quelle doit être notre espérance dans la prière et au sein des tribulations.
Division : Il faut pratiquer cette vertu, non-seulement dans la pricM-e et quand la crainte nous abat, mais encore quand nous sommes affligés et tentés. 1° Il faut pratiquer l'espérance quand nous prions et craignons. 2° Quand uous avons à subir des tribiUa lions et des tentations.
Sources de la !«■« partie : Traité rv, du n* Hl à H7. — Idem de la 2e partie : Traité rv, du n» 417 à la fin du chapitre.
PÉRORAISON : Nous ne devons donc jamais perdre l'espérance, mais nous devons y recourir comme à une ancre de salut au milieu des tempêtes que soulèvent contre nous les revers de ce monde et les tentations diaboliques. Appuyés sur cette ancre, nous ne serons jamais ébranlés , semblables à cette montagne de Sion , qui reste immobile sur sa base.