BE8 ACTES PARTICULIERS DU CULTF. RELIGIEUX
Texte : ISon est inventus qui rediret et daret gloriam Deo, nisi
hic alienigena. {Luc. 47).
ExoRDE : Combien s'en trouve-t-il parmi nous qui méritent le même reproche que ces neui lépreux de l'Évangile, puisque, comblés des dons de la nature et de ceux delà grâce, uous montrons si peu de zèle à glorifier le Seigneur, à lui témoigner notre reconnaissance et à lui rendre le culte dont il est digne. Pour opposer une digue à ces abus, nous allons traiter des actes de rehgion.
DnisiON : Il y a trois sortes d'actes de rehgion : 4° Les actes d'adoration. 2» Les actes de louanges. 3° Les actes de prières.
Sources de la i^^ partie : Traité m, u*'* 174-, 175, 176, 177 et suivants. — Idem de la 2^ partie : Traité m, n" 179. — Idem de la 3e partie : Traité m, n" 180 et suivants.
PÉRORAISON : Habituons-nous donc à rendre ce triple culte d'adoration, de louanges et de prières, afin de payer ainsi à notre Dieu le tribut d'hommages que nous lui devons et donf il est si digne, autant que notre faiblesse pourra s'en acquitterc
LE 14e DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE.
DE l'objet de l'espérance THÉOLOGALE.
Texte : Quœrite primum regmnn Dei et justitiam eju$, ethœo omnia adjicientur vobis. {Matth. 6).
ExoRDE : La défiance contre laquelle Jésus-Christ s'élève aujourd'hui, en prouvant par d'invincibles arguments, combien elle est mal fondée, ne nous prive pas seulement des effets que pourrait produire l'espérance, mais encore ce sont nos cupidités désordonnées auxquelles nous donnons la préférence sur Dieu et sur son royaume , quand nous cherchons dans nos prières à obtenir les biens temporels qui sont l'objet de notre espérance.
Division : C'est Dieu seul qui est le premier objet de l'espérance théologale; les créatures n'en sont que le second. 4° Nous traiterons ici de l'objet principal. 2» De l'objet secondaire.
Sources de la !•■« partie : Traité iv, n» 62 jusqu'à 69. — Idem de la 2^ partie : Traité iv, n°« 69, 70, 71.
Péror^vison : C'est donc à Dieu seul notre unique béatitude, notre fin dernière, et en qui nous pouvons exclusivement trouver la satisfaction de nos désirs raisonnables, qu'il nous faut diriger toutes les aflfections de notre cœur et tous nos élans d'espérance Pour ce qui est des autres choses, nous ne devons les envisager que comme des moyens et ne les désirer que sous ce point de vue
MÊME DIMANCHE
DES OiaVRES DE PÉNITENCE.
Texte : Qui mitera Christi sunt carnem suam crucîfixerunt
^um connipisc^ntiis suis. {Ad Gahd. 3).
Exorde: Il rèpiie ccrtaiiu'iiujit en nous un combat opini&tre et acliariié , où la cliair st; révolte contre l'esprit, et l'esprit contre la chair. Ces deux puissances sont tellement op[»osées, qne l'on fait ce qu'on ne voudrait pas faire. Quel parti faut-il dune prendre? Le seul q>ie rAi»ôfre nous suggère, c'est-à-dire Je cnicitiement de notre chair. Aujourd'hui donc, nous exposerons diverses œuvres pratiquées par les Saints, à cet égard.
Division : Les Saints nous ont laissé divers exemples de pénitence. C'est le seid point de ce discours.
Sources : Traité ii , u» 29 , et tout le chapitre , ainsi que le n" 41, et tout le chapitre de même.
PÉRORAISON : Puis donc qu'à cause de nos nombreuses prévai'icatious , nous sommes obligés plus que les Saints , de pratiquer des œuvres de pénitence pour expier nos péchés et amortir nos passions rebelles , choisissons quelques unes de ces pratiques les plus convenables à notre position. Car celui qui hait 8011 àme en ce monde, la réserve pour un bonheur sans fin.
LE 15e DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE.