DE LA CONFESSION GÉNÉRALE
Texte : Confide, fili, remit tuntur tibi veccata tua. {Matfh. 9).
ExoRDE : Sans doute, chaiinr" confession bien faite, outre les excellents fruits qu'elle produit, nous laisse une certitude bien consolante, que nos péchés ont été pardonnes, et répand dans nos âmes une confiance filiale qui leur fait goûter une douce sérénité. Néanmoins la confession générale produit plus spécialement encore ces heureux effets. Si nous voulons donc acquérir cette confiance pleinement fondée, et cette parfaite tranquillité d'âme , nous devrons recourir à la confession générale dont nous allons traiter en ce jour.
Division : La confession générale est nécessaire à certaines personnes , nuisible à quelques uns et utile à quelques autres. 1° Nécessaire à certains. 2° Nuisible à certains autres. 3° Utile enfin à certains autres.
Sources de la 1« partie : Traité i, no33i — Idem de la 2e partie : Traité i, n^^ 331 , 332. — Idem de la 3« partie : Traité i, n" 333, jusqu'à la fin du chapitre.
PÉRORAISON : Tout le monde doit donc faire un grand cas de îa confession générale, à l'exception des personnes scrupuleuses €t de celles dont la conscience est trop pusillanime , et si l'on veut sérieusement s'amender, on doit, malgré les répugnances naturelles , entreprendre cette confession.
LE 19e DIMANCHE APRÈS LA PENTECOTE.
ou 80IN qu'il faut PRENDRE DE CHASSER LA TIÉDEUR.
Texte : Renovamini smritu mentis vestrœ. [Ad Fuhes. i).
ExoRDE : C'est avec raison que saint François de Sales compare le cœur de l'homme à une horloge, dont il faut souvent remonter les poids, nettoyer les rouages et les graisser, si l'on veut qu'elle marque les heures. De même l'homme tend continuellement à baisser, et il faut le relever souvent, durant le
)nnr, pour le dirigor vers Dicii, employer heanconp de soinf pour rétaldir daus son cœur la puretô en y laisant couler l'onction divine; en un mot, il faut le renouveler, comme le dit l'Apôtre , et tel est le sujet de ce discours.
Division : Il faut s'appliquer très-sérieusement à repousser la tiédeur qui cherche à s'introduire dans l'àme pour y exercer ses ravages. 4«> Qu'est-ce que la tiédeur, quels sont les dommages qu'elle cause , et en quoi elle diflère de la sécheresse spirituelle. 2° Par quels moyens doit-on l'expulser.
Sources de la l"--; partie : Traité i, n<» 81, 82, 83, 84, 85. — Idem de la ^<= partie : Traité i, n«» 86, 87, 88, 89.
Péroraison : Puisque la tiédeur est si préjudiciable à l'âme et que Dieu rejette de sa bouche celle qui en est atteinte, il faut s'occuper très-activement de l'expulser, et quand on s'aperçoit qu'elle apparaît même légèrement dans notre âme, il faut surle-champ recourir aux moyens indiqués.
MÊME DIMANCHE
DB L'amour des RicnEsssf.
Texte : Et abierunt alius in villam suam, alius ad negotiationem suam. [Matth. 22).
Exorde : Les noces que fit le roi de notre Évangile à son fils représentent bien sans doute les noces de l'agneau céleste aux« quelles nous invite le père de famille ; mais hélas ! qu'il en est peu qui s'y rendent , puisqu'en sont exclus non-seulement les grands pécheurs , les impudiques , les avares et les superbes, mais encore les hommes pieux qui courent le danger d'en être exclus , à cause de leur trop d'inquiétude pour leurs intérêts temporels et leur excessive préoccupation pour les choses de la terre.
Division : Quoique l'amour des richesses nuise beaucoup à la perfection, cet amour est souvent caché dans les personnes adonnées à la piété. 1° Cet amour est nuisible à la perfection. 2° 1j «5e cache souvent dans l'àme des personnes pieuses.
Sources de la 1« partie : Traité u, n» 257 et tout le chapitre. — Idem de la 2^ partie : Traité ii, no^286, 287, 288.
PÉRORAISON ; Personne ne doit donc avoir confiance en soimême sur ce point; on doit sonder très-fréquemment son cœur, et si l'on y découvre quelque chose de ce genre, il faut y ap^ pliquer les remèdes indiqués dans la 2^ partie.
LE 20e DLMANGHE APRÈS LA PENTECOTE,
DES MOYENS d'acquérir LA PRUDENCE.
Texte : Nolite fieri imprudentes ^ sed intelligentes quœ sit vo^ luntas Dei. {Ad Ephes. 5).
ExoRDE : L'imprudence est un défaut très-nuisible , qui corrompt nos bonnes œuvres, et les empêche de produire le fruit qui leur est propre. C'est donc à juste titre, que l'Apôtre tâche en ce jour de nous en détourner. Mais comment pourrons-nous acquérir la prudence, sinon en employant les moyens qui conduisent à ce but ?
Division : On acquiert la vertu de prudence en y procédant par quatre voies. 1» En la demandant. 2° En réprimant ses passions. 3° En examinant ses propres actions. 4° En prenant conseil des autres.
Sources DE la !« partie : Traité m, n» 29. — Idem de \% 2e partie : Traité m, n"» 30 et 31. — Idem de la 3^ partie : Traité m, n" 32. — Idem de la 4^ partie : Traité m, n<» 33, 34, 35 et suivants.
Péroraison : L'orateur sacré devra s'y prendre de telle manière, qu'en développant l'emploi usuel des moyens , les auditeurs soient frappés profondément de la nécessité d'y recourir surtout pour que chacun soit bien convaincu qu'il faut placer, avant toute autre ailaire, celle qui consiste à solliciter le secours divin, etc.
MÊME DIMANCHE
Vfi LA VERTU DE TEMPERANCE*!
Texte : ISoliteinebriari vino in quo est luxuria. {Ad Ephes. ^V ExoRDE : Comme l'Apôlre s'cllorce aujourd'hui de nous «îè»
jouruer du vice dfc rinteuipérauce , en nous mettant sous les yeux le principal etïol ({ue ce vice produit, c'esl-à-dire la luxure, et qu'il cherche à nous inspirer l'amour de la tempérance qui lui est opposée, nous allons nous occuper en ce jour de diverses considérations sur cette belle vertu.
Drv'isiON : Il y a deux sortes de vertus de tempérance, !• La vertu commune. 2° La vertu cardinale.
Sources de la l^e partie : Traité m, n° 124. — Idem de la 2e partie : Traité m, n"^ 127, 128 et suivants.
Péroraison : L'orateur exhortera donc ses auditeurs à se modérer dans le boire et dans le manger, etc., et il leur inculquera la pratique de la tempérance, etc.
LE 21» DÎMANCHE APRÈS LA PENTECOTE.