SES DEUX DEGRÉS DE LA FOHCE PARFAITE
Texte : In omni virtute confortati. [Ad Coloss. 4).
ExoRitE : Elle est certes bien grande notre inconstance , notre fragilité, car nous nous proposons un si grand nombre de bonnes œuvres, et nous n'en conduisons que très-peu à une bonne fin. Qu'il est donc précieux pour nous, que le Saint-Esprit nous accorde le don de force pour nous raffermir dans toutes les VQftus! Afin donc Que nous apprenions à faire de ce don , tout le cas qu'il mérite , et invoquer souvent dans cette intention le Saint-Esprit, nous allons parler de l'efficacité de la force.
DiYisiON : La force parfaite ne redoute aucun genre de martyre ou de tribulation ; car 1° Thomme fort subit même le martyre avec magnanimité. 2° L'homme fort accepte même aver joie, les maux les plus terribles.
Sources de la i^e partie : Traité m, n° 103 et suivants. — Idem de la 2^ partie: Traité m, n"' 405, 106 et suivants.
Péroraison: L'orateur doit terminer par une exhortation à supporter avec patience et un généreux courage, tout ce qui peut survenir journellement de plus fâcheux à ses auditeurs, dans les diverses positions où la Providence les a placés, etc.
MÊME DIMANCHE
DE LA CRAINTE QU'ON DOIT UNIR A L'eSPÉRANCE»
Texte : Erit tune tribulatio magna. {Matth. 24).
ExoRDE : Notre-Seigneur Jésus-Christ nous attire tantôt par sa bonté et ses caresses, en hous promettant une riche récompense dans le Ciel , et une foule d'autres biens ; tantôt il nous épouvante en nous menaçant de l'enfer, de la mort, du jugement, comme dans l'évangile de ce jour et ailleurs. Pourquoi cela? C'est pour nous apprendre à unir la crainte à l'espérance. Te* est donc le sujet que nous allons traiter.
Division : L'espérance nous fortifie & msidérablement, pourvu toutefois qu'une crainte salutaire l'acccmpagne. 1° L'espérance anime d'une grande force. 2° Une crainte salutaire doit cependant être sa compagne.
Sources de la l»"e partie : Traité iv, n° 104 et tout le chapitre.— Idem de la 2^ partie : Traité iv, n° 91 et tout le chapitre.
Péroraison: Ayons donc en Dieu une ferme confiance, mais en même temps défions-nous de nous-mêmes ; car la confiance en Dieu et la méfiance de soi-même, prises séparément, ne suffisent pas, mais quand elles sont unies nous devenons invincibles.
— Sî? —