ES DISTINCTIONS DE L'ESI'UIT ET DES TENTATIONS
Texte: Dives inomnes quiinvocant illum. {Ad Roman. 10).
Exoude : Saint André n'aimait pas seulement la croix, mais il aimait anssi Toraison. C'est pourquoi, fidèle au précepte de Jésus-Christ, et se conformant à l'exemple des autres apôtres, il s'adonna à la prière et à la prédication de la parole divine, et même quand il était attaché à la croix, il passa deux jours entiers à prier et à prêcher, parce qu'il savait que Dieu est infiniment bbéral envers ceux qui l'invoquent. Dévouons-nous donc, d'après l'exemple de ce saint, tout entiers à l'exercice de l'oraison. Mais q'ielqu'un me dira qu'à cause de ses distractions et des tentations du démon, il ne peut pas y vaquer, parce qu'il est violemment assailli des unes et des autres. Nous allons répondre à cette objection.
.Division : On ne doit pas interrompre l'usage de l'oraison à cause des distractions et des tentations : 1° 11 ne faut pas l'interrompre à cause des distractions. 2° Nia cause des tentations.
Sources de la l'*' partie : Traité i, n° 181 puis tout le reste du chapitre, etn" 198. — Ideinàe la 2^ partie : Traité i, n» 192 et tout le chapitre.
Péroraison : 11 faut donc résister par la foi à notre ennemi, et en ne faisant point cas des distractions, il faut ne pas raccourcir et encore moins interrompre ses exercices d'oraison.
MÊaiE FÊTE.
TU ÎAVnAIE DÉVOTION.
Texte : Et vocavit eos. {Matth, 9).
ExoRDE : Saint André dans sa vocation goûta des douceurs et
des amertumes ; des douceurs parfaites dans la compagnie de son fumable Maître, dans l'heureux succès de sa mission apostolique et dans le délicieux exercice de l'oraison; des amertumes dans les persécutions et dans les tortures d'une mort très-douloureuse. C'est ainsi que Dieu agit avec nous dans nos oraisons mêlées de consolations et d'aridités; mais ne nous laissons pas troubler par de semblables vicissitudes.
Division : La substance de la dévotion est nécessaire pour acquérir la perfection; mais les consolations qui ne sont qu'accidentelles sont seulement utiles : 1° La substance de la dévotion est indispensable. 2° La consolation sensible est utile.
Sources de la l^e partie : Ti-aité m, n°s 2-20, 230 et suivants. — Idem de la 2^ partie : Traiti' m, n"^ 232 et233.
PÉRORAISON : Celui-là donc qui se sent animé du désir d'acquérir la perfection chrétienne, doit s'appliquer sans relâche à la pratique de la vraie dévotion.