DE LA MANIÈRE DE PRATIQUER LA CORRECTION FRATERNELLE
Texte : Noli esse incredu/us, sed fidelis. (Joann. 20).
ExoRDE : Noire-Seigneur Jésus-Christ, outre l'exemple admirable qu'il nous a laissé des vertus les plus parfaites, a voulu en même temps nous laisser le modèle le plus accompli de la correction fraternelle dans la manière dont il l'a exercée à l'égard de ses disciples surtout, et envers le prochain. Il usa de la plus grande douceur envers les uns et d'uae grande sévérité envers d'autres, et principalement à l'égard des profanateurs du temple et des Pharisiens. Puis il nous a mis sous les yeux dans cet évangile un modèle de correction, en reprochant à saint Thomas son incréduUté. Si nous imitions l'exemple de notre chvin Sauveur, que de péchés n'empêcherions-nous pas dans ce monde ! Afin de marcher sur les traces du divin Maître , nous allons traiter de la manière d'exercer la correction envers le prochain.
Division : Il faut y user tantôt de douceur, tantôt de sévérité. -1° Comment faut-il employer le premier mode. 2° Comment laut-il user du second.
Sources de la i'^ partie : Traité iv, du n° 68 à 72. Idem DE LA 2« PARTIE : Traité iv, du n. 73 à la fin du chapitre.
PÉRORAISON : Puisque Dieu a chargé chacun de nous de veiller sur son prochain et qu'il a menacé d'un jugement sévère ceux que leur position oblige à ce devoir , tous et surtout les supérieurs sont tenus de remplir ce devoir envers leurs frères, et ils doivent s'appliquer à bien discerner lequel des deux modes de la douceur ou de la sévérité doit être employé.
MÊME FÊTE