SB LA CORRECTION FRATERNELLE
Texte : Noli essf incredulus; sed fidelis. (ioann. 20).
ExoRDE : Il n'est pas rare de rencontrer des personnes qui, se bornant à opérer leur salut individuel, se mettent fort peu en peine de celui de leur prochain. Mais elles ne font pas assez d'attention au précepte de Jésus-Christ : Si votre frère vous offense, reprenez-le en particulier; ni à l'exemple que Notre-Seigneur lui-même nous a donné ; car nous savons qu'il a cherché non-seulement à ramener saint Thomas, mais encore toute autre brebis perdue à la poursuite de laquelle il s'est livré au prix de tant de fatigues et de sueurs pour la reconduire au bercail. Il faut donc aujourd'hui éclairer ces personnes.
Division : Tout le monde est astreint à la correction fraternelle, et cette obligation regarde surtout les supérieurs. 1° Obligation générale. 2" Obligation spéciale pour les supérieurs.
Sources de la l^e partie : Traité iv, n»» 64, 65, 66. — Idem de la 2* partie : Traité iv, no 67.
PÉRORAISON : Tous les supérieurs surtout doivent ddhc examiner s'ils n'ont point à se reprocher des fautes d'omission en ce qui regarde la correction fraternelle. Ils doivent former un bon propos de remplir par la suite avec plus de zèle cette obligation et d'étudier la meilleure manière de la pratiquer, soit par la douceur, soit par la sévérité, afin de gagner non-seulement leurs trères, mais une récompense éternelle pour eux-mèuk;s.