DE LA MANIÈRE DE MÉDITEB
Texte : Maria autem conservabat omnia verba hcec, confèrent in corde suo. {Luc 2).
ExoRDE : Ce n'est pas seulement après la naissance de son divin Fils , mais encore après sa purification , et après avoir entendu la prophétie dé Siméon qui lui annonçait que son cœur maternel serait transpercé d'un glaive de douleur, que la sainte Vierge grava dans son esprit toutes ces paroles et toiis ces iaits, et s'occupa de les méditer. C'était pour nous ai>prendre que nous devons , à son exemple , méditer les vé-
rites éternelles et les mystères de notre sainte foi avec une grande attention, et offrir ainsi à Dieu le sacrifice d'une oraison mentale. Apprenons donc aujourd'hui à méditer comme Marie.
Division : Pour bien méditer, il faut observer certaines conditions, soit avant, soit pendant la méditation. 1° Avant d'entrer en méditation. 2° Pendant que Ton médite.
Sources de la l^e partie : Traité i, n" 164 et tout le chapitre. — Idem de la 2^ partie : Traité l, n° 173 et tout le chapitre.
PÉRORAISON : Chacun donc avant l'oraison doit préparer son âme, et durant la méditation y appliquer toutes ses facultés intellectuelles, car les avantages immenses qui en résultent ne peuvent être recueilUs sans y employer beaucoup de soin.
MÊME FÊTE
DD PHINCIPAI. ACTE DU CULTE SE RAPPORTANT A LA VERTU DB RELIGION, C'EST-A-DIRE LE SAINT SACRIFICE^
Texte : Placebit Domino sacrificium Juda et Jérusalem. (Malach. 3).
ExoRDE : Ce fut certainement le sacrifice le plus auguste qui jamais ait eu lieu au temple de Jérusalem, quand en ce jour la sainte Vierge offrit à son divin Fils les délices du Père céleste, et le plus précieux de tous les trésors. C'est de là qu'on a pu dire que le sacrifice de Judas et de Jérusalem a été souverainement agréable au Seigneur. Mais puisque , pour témoigner à Dieu que nous reconnaissons sa suprême domination, nous sommes obligés d'offrir aussi un sacrifice, voyons de quelle manière il doit être offert pour qu'il daigne le 'regarder d'un œil de complaisance.
Division : Comme le sacrifice est le plus excellent culte de religion que nous puissions rendre à Dieu, nous devons en avoie une haute idée et l'environner de notre profond respect. 4" Parce qu'il est offert pour reconnaître le souverain domaine de Dieu. 2° Parce qu'il mérite toute notre estime et notre vénération.
Sources de la !« partie : Traité m, n"* 182, 183, 184, 185 et suite. — Idem de la 2» partie : Traité m, u»* 187, 188, 189,
Péroraison : Ayons donc uno haute estime pour le saint sacriûce de la unisse, et appliquons-nous à y assister quand nous le pouvons avec tous les sentiments de la piété la plus allectueuse et du respect le plus profond, etc.