ITA
amour. Il s'ensuit que l'acte de charité ne se fait point sentir par hii-mèiue, parce qu'étant l'cllct d'une i»uissauce spuiluelle, il est lui-même d'une nature spirituelle, comme la cause qi^ l'a produit. Il est vrai aussi que cet acte spirliuci s'imprimj quelqueiois dans la partie inf-'u-ieure de l'àmc où réside l'appclit sensitif. Alors il devient sensible par une certaine tendresse d'attectiou, douce et délicieuse, qui prend de l'accroissement, se traduit eu ardeurs, en embrasements impétueux, se maniieste par des soupirs, des gémis cments et des larmes.
'21 2. — Ceci posé, il faut savoir que la charité divine, en tant qu'elle est une vertu, consiste dans l'habitude infuse, et qu'en tant qu'elle est un acte d'amour, dans un mouvement de la volonté vers Dieu, lequel acte, par lui-même, n'a rien de sensible; la lendi-esse, la suavité, l'ardeur, les larmes qui succèdent à l'acte spirituel de la volonté, ne sont qu'un simple accident de la charité ; et si cela ne s'y trouve point, cette vertu ne manque pourtant de rien de ce qui constitue son essence. Il faut encore observer que ces diverses atfections sensibles de l'amour ne sont souvent, ou du moins quelquefois, qu'un .simple cfl'et naturel et non point un résultat de la grâce. Un naturel tendre et passionné se laisse souvent aller à une douce afiection pour l'objet qui lui plaît. Ainsi, quand on aime Dieu, bien que la volonté n'y apporte qu'une faible ardeur, on se laisse aisément impressionner et enflammer jusqu'à verser des larmes. Au contraire, une personne douée d'un caractère fort et austère, quoique animée d'un grand amour de Dieu qu'elle préfère à toutes sortes de biens créés, et disposée aux plus généreux sacrifices pour lui, est souvent dans l'impuissance de répandre son âme en eflusion de tendresse, et d'éprouver quelqu'une de ces douces sensibilités qui causent des extases ravissantes à des âmes moins avancées dans les voies de l'amour divin. J'ajoute qu'une personne peut avoir pour son Dieu l'amour le plus tendre et le plus intimement affectueux, et pourtant se trouver privée de la vertu de charité. Je vais en fournir la preuve. Lorsque l'homme est en état de grâce, et qu'il possède l'habitude de la charité en faisant souvent des actes d'amour surnaturels et sensibles, il se produit et s'inocule, dans son appétit sensitif, une certaine habitude, une facilité qui lui permet de se livrer fréquemment à ces élans de tendresse affectueuse, mais eette habitude n'est point infuse en lui, elle n*y
— im —
est qu'acquise, elle n*est point surnaturelle dans sa substance, mais elle provient de la nature. Si cet homnae tombe dans le péché mortel, il est certain qu'il perd la grâce et la charité. En ce cas, s'il pense à Dieu par la connaissance naturelle qu'il en a , car la raison seule nous dit que c'est un être parfait, l'appétit, par la seule force de l'habitude, se répand facilement dans lui en affection d'amour sensible et plein de charme, mais ce ne sont certainement pas ici des actes méritoires de charité, car il n'y a pas en eux le principe surnaturel qui en est le générateur. Le directeur doit donc conclure de ceci, qu'ils sont dans l'erreur, ces maîtres spirituels, qui, pour juger de l'intensité de la charité dans leurs disciples, s'attachent à certaines tendresses, à certaines ardeurs, à quelques effusions suaves, tandis qu'il arrive souvent que la personne qui éprouve le plus de ces émotions sensibles, possède un bien moindre degré de charité, et que celle qui est moins riche de ces émotions est cependant mieux pourvue des sentiments intimes et réels de la charité divine.
213. — Mais avant de passer outre, je dois prévenir le directeur que, par l'enseignement que je viens d'exposer, je ne prétends pas blâmer l'amour et la dévotion sensibles envers Dieu, et bien moins les diffamer, à l'exemple de l'impie Molinos qui les traite d'affections impures et abominables ; car, en effet, il s'est rencontré quelquefois des gens instruits, mais scrupuleux, qui ont conçu des soupçons sur de pareils enseignements. Quiconque est doué de bon sens n'ignore pas que l'amour sensible de Dieu, est quelque chose de saint et de vertueux ; il sait que c'est un véritable don de Dieu qui attire ainsi les âmes à lui et les fait courir après l'odeur de ses parfums, in odoretn un' ffuenforum snorum, et les détache des vains plaisirs du monde. Dieu sait bien que nous ne sommes pas de purs esprits, mais que nous avons des sens qui ont quelquefois besoin d'aliments; il sait enfin que si nous en faisons bon usage, comme l'ont fait les Saints, nous en retirerons beaucoup de profit. Je dis uniquencnt que les directeurs ne doivent pas faire cas de cette sen- •ibilité pour s'en faire une règle qui puisse leur faire discerner la vertu de charité, et que sans cela ils trouveront beaucoup de mécompte, car ces affections sensibles ne sont point le suc et la moelle de la charité, puisqu'il arrive souventquo la uatiire y a la meilleure part, et, qrcliinclois uième, qu'elle en
fait toute seule les frais. Je dis en conséijuonrp. (jue les directeurs ne doivent faire ni manifester une estime outrée de les affections sensibles, pour que les pénitents ne s'y attachent pas trop; parce que si elles sont saintes et procurent une suave ' délectation, néanmoins, à cause dt> l'abus qu'en fout ceux qui [ è'y attachent, elles deviennent pernicieuses et mettent beaucoup d'obstacles aux progrès de la perfection chrétienne.
2li. — La règle sur laquelle doit être apprécié, par le directeur, le degré de charité auquel sont arrivés ses disciples, ne doit pas être la tendresse, mais bien la force de leur amour pour Dieu. Il ne doit donc pas la chercher dans la suavité des affections, mais dans l'énergie des œuvres, et c'est ce que nous enseigne l'apôire saint Jean : l\on dUigamus verbo, neque linyua, sed opère et veritate. (i,Joann. 3, 18). Il nous en a donné un symbole figuratif dans cet ange de l'Apocalypse qui mesurait la céleste Jérusalem, non pomt avec un roseau fragile cueilli dans les champs, mais avec une canne d'or, c'est-à-dire, une mesure faite d'un métal solide et dur, qui ne craint pas l'action dévorante du feu, mais qui, au contraire, s'y periectionne et s'y raffine. Et tnensus est civitatem de arundine aurea per stadia dîiodecim millia. {Apocal. 21, 16). Mais quelle est cette canne, quel est ce roseau d'or que le directeur doit tenir à la main pour mesurer les progrès que ses pénitents ont faits dans la charité et dans la perfection ? C'est ce que nous allons voir.
215. — Deuxième avertissement. Ou ne doit pas apprécier la charité d'après les affections sensibles que Ton éprouve plus ou moins souvent, mais d'après le nombre des œuvres et des sacrifices faits à Dieu. Ce sont là les deux cannes d'or qui mesurent toujours avec précision. Ecoutez comment s'exprime, à cet égard , l'illustre maîtresse spirituelle, sainte Thérèse : Si vous me demandez comment s'acquiert cet amour, je vous répondrai que c'est en excitant une personne à travailler et à souffrir pour Dieu, et en se livrant à ces œuvres et à ces souf- Irances, lorsque l'occasion s'en présente. [Fundat., cap. 10). Pour ce qui regarde les œuvres laites en vue de Dieu, le directeur doit toujours avoir sous les yeux ces paroles de saint Grégoire : ISunquam est Dei amor otiosus, operatur enim viagna si est ; si vero renuit overari amor non est. {Homilia 30, in Evangel.). L'amour de Dieu, dit le Saint, ne peut pas rester oisii ; il opère de grandc-s choses s'il est véritable, et s'il re-
fuse d'agir ce n'est point un amour vrai. La raison en est évidente. Laraour, tlit Jésus-Glirist, est un feu qu'il est venu luimême porter sur la terre : Icjnem veni mitlere in terram : Et quicl volo nisi ut acccndatwr ? Il a donc la propriété du feu. Parmi les éléments, il n'en est pas de plus vif, de plus actif et de plus dissolvant que lui. Il calcine les cailloux les plus durs, il amollit le fer le plus rebelle, il fond les métaux les plus tenaces, rien ne saurait résister à son action, car il brûle et consume tout. S'il s'attache à un édifice, il se dilate en flammes, s'élève et sa fureur s'accroît au fur et à mesure qu'il trouve des aliments. Les forêts, les palais, les villes, et tout ce qu'il trouve devant lui, deviennent sa proie. Il ne s'arrête jamais, il n'est jamais en repos. Il agit continuellement. Il en est ainsi de l'amour divin dans une âme, il ne la laisse jamais non plus en repos, mais il la stimule constamment à opérer de grandes choses, soit par elle-même, soit en excitant les autres à servir le Dieu qui est l'objet de son afîeclion. Il répète perpétuellement, au cœur aimant, ces paroles de Rachel à son époux Jacob : Da mihi liberos, alioquin moriar. {Gènes. 30, 1). Rendsmoi fécond en œuvres, donne-moi des fatigues, de rudes labeurs, des incommodités, donue-moi des âmes, des sueurs à essuyer, car tout cela plaît à mon Dieu, l'objet de ma prédilection.
216. — S'il arrive ensuite que la personne spirituelle supporte de graves fatigues pour son Dieu, sans en sentir le poids, si elle entreprend des œuvres pénibles, sans en éprouver des incommodités, sans que ce (jui est fait pour Dieu lui cause quelque dégoût, en ce cas, c'est une âme sincèrement aimante ; chez elle l'amour s'est élevé à une haute perfection, car saint Augustin nous dit : ISullo modo sunt onerosi luboj'es amanttuni ; sed etiam ipsi délectant, sicut venaniium, aucupantiitm, piscantium ; nam in eo quod amatur, aut non laboratur, aut ipse labor amatur. {De bono viduit., cap. 21). Le Saint nous dit (jue pour quiconque, dont le cœur est embrasé d'amour, nulle fatigue n'est accablante, mais, au contraire, qu'elle est pour lui quelque chose d'agréable. C'estainsi queuous voyons le pêcheur n'épi'ouver aucune peiuc de son assiduité à la pèche ; le chasseur en poursuivant le gibier dans les plaines, sur les montagnes et au fond des bois, n'est jamais i-ebuté de ses courses à caiyse du plaisir qu'il y trouve. Car les fatigues qu'où supporte par
amour n'on portent pas le nom, ou bien si ce sont des fatigues ramourleurdoime im grand attrait.
217. — Si doncle directeur voit que ses disciples se donnent beaucoup de peine pour arriver à la periection, et se livrent avec un grand zèle à l'avancement spirituel de leur i)rochain , ou au soulagement de ses misères corporelles, et qu'ils n'y épargnent ni leurs peines, ni leurs tueurs, ni leurs lacultés pécuniaires, sans s'y préoccuper de leurs intérêts ou de leur vaine gloire, mais exclusivement et volontairement pour Dieu, je dis, et je répète, que dans leur cœur règne la vraie charité. Mais si le contraire arrive, et si l'on voit une personne du sexe venir souvent au tribunal sacré, peu amie du travail, peu zélée à se rendre utile aux gens de la maison, peu empressée de soulager ses compagnes dans leurs occupations, mais uniquement occupée de se répandre en cfiasions pieuses dans ses oraisons, ou en quelques ardents soupirs au pied des autels, le directeur doit lui dire que diligit lingua, non opère et veritate, qu'elle aime Dieu non par les œuvres, mais seulement par la langue, et que ce n'est point là une véritable cliarité. 11 doit ensuite s'efïorcer de lui inculquer les maximes de saint Augustin et de saint Grégoire. Voici ce que dit le premier : Opère est monstranda vern dilectio^ ne sit infructuosa nominis appellatio. {In- Joann. tract 75). Le véritable amour se prouve par les œuvres; car, sans cela, ce n'est point un amour vrai, mais ce n'en est que le nom stérile. Voici les paroles du second : Signum amoris non est in affectione animi, sed in studio bonœ operationis. {In lib. \u Regutn, cap. A). La véritable marque de l'amour n'est pas dans l'affection du cœur, mais dans le zèle pour les bonnes œuvres.
218. — L'autre canne d'or, pour parler le langage de saint Jean, dont on doit se servir pour mesurer l'ampleur de la divine charité dans un pénitent, c'est la souffrance volontaire pour l'objet aimé. Ceci est une mesure qui ne trompe jamais , parce que partout où l'amour de soi-même n'a point de place, comme cela arrive au milieu des souffrances, là ne peut se trouver autre chose que l'amour divin. Nihil est , dit saint Jean Chrysostôme, quod non super et amor cum desiderio. Cum autein Dei sit desiderium, omnium altissimum est ; et neque ignis , neque ferrum , neque paupertas , 7ion infirmitas , non mors , nec aliud quid hvjm modi grave videbitur talem amorem possidenii , sed
omnia deridens ad cœlum volabit , et illic morantibus nihilo se geret indignius ; aliud intuens nihil , non cœlum, non terram, non mare; sed ad unam tantum pulchritudinem intentus illius gloriœ , et negue eum prœscntis vitœ tristia humiliabunt, nec inflare et extollere suaviapoterunt. (Hom. 34, ad popuL). Il n'y a rien, dit le Saint, que l'amour ne puisse surmonter quand il s'unit à un vif désir du bien que l'on aime. Si l'on a de Tamour pour Dieu, on aspirera avec ardeur à ce souverain bien, et l'on supportera avec force toute sorte de mal. A quiconque est embrasé d'un tel amour rien ne semble difficile et insurmontable , ni le feu , ni le fer , ni la pauvreté, ni la maladie , ni la mort, ni autre chose que ce soit pour aussi pénible qu'on le suppose; mais en ne tenant aucun compte de toutes ces aspérités, l'homme aimant s'envolera par ses aC'dCtions vers le ciel où réside l'objet de sou amour, et là, semblable aux habitants des célestes demeures , sans fixer ses regards ni sur le ciel , ni sur la terre , ni sur la mer , il s'occupera tout entier de contempler tous les charmes de cette beauté divine, et l'amour dont il sera épris le fera planer au-dessus de tout ce qu'il y a de plus terrible dans la vie présente, et tout ce qui peut se rencontrer icibas de plus doux et de plus attrayant il le foulera sous ses pieds. Saint Augustin nous enseigne la même chose en peu de mots. ISihil est tam dur uni , et ferreum , quod non amoris igné vincatur, quocum se anima rapit in Deum, super omnem carnificinam libéra, et admiranda volabit. [In Joann. tract. 48). Il n'est rien de si dur et de si réfractaire qui ne se fonde au creuset du feu de l'amour, et l'âme qui en est embrasée s'élance vers Dieu , sans redouter les tortures et les bourreaux , sur les ailes d'une sainte liberté.
219. — Désirez- vous que je vous mette sous les yeux quelques exemples d'une charité forte, énergique, invincible au milieu des souffrances ? Considérez un Paul, tantôt enchaîné dans une obscure prison, tantôt chargé de pesants liens, tantôt lapidé par le peuple, tantôt flagellé par les tyrans et traqué de toutas parts pour être immolé par ses persécuteurs. Ecoutez mahitenant comment il parle de ses peines : Repletus sum consolatione, superabundo gaudio in omni tribulations nostra. (ii ad Corinth. 7, 4). Au sein de mes tribulations, je me sens inondé de joie ef de contentement. Considérez nu AmU'é apôtre, et écoutez ses exclamations à la vue de la croix sur laquelle il devait êtra
— ir.T —
attaché : 0 bonacntx , dix desiderata , sollicite amata, sinein- Urmissiunc quœsita,ct aliquando crpienli aiiimoprœparata, sccurus, et (jaudensvenio ad te. {Breviar. Rom. in festo S. Ândrex y 30 novemb.). 0 aimable croix depuis si longtemps chérie, que j'ai tant recherchée, me voici prêt à vons embrasser avec allégresse et avec amour. Considérez Marc et Marcelliu, cruellement transpiM'cés de clous et attachés à un poteau, écoutez les paroles qu'ils adressent à ceux qui compatissent à leurs tourments : NufKjuam tam jucunde epulati sumiis, quarn cum hœc libenter Jesu Chrisli causa perferimtis. {Id. iSJun. in festo SS. M ar ci et Marcellini) Ah! cessez de nous plahidre, car nous n'avons jamais pris part avec tant de délices à un festin, que nous n'en goûtons maintenant pour l'amour de Jésus dans ces tortures. Considérez la vierge Seconde qui, en voyant sa sœur Rufîne tourmentée par le tyran, se crut outragée parce que ce barbare la rendait plutôt spectatrice que compagne de son martyre : Quid est qiiod sororem meam lionorCy me afficis ignominia? Jubé ambas simul cœdi. Pourquoi, tyran, honorez-vous ma sœur et me comblez-vous d'ignominie. Ordonnez que toutes deux nous soyons livrées au supplice. Considérez une Thérèse de Jésus qui ne veut pas vivre sans souffrir, mais qui veut mourir ou souffrir pour son divin époux : Aiit pati, oui mori. {Id. \o octob. in festo S. Ther.). Considérez enfin une Madeleine de Pazzi, qui veut vivre afin de souffrir pour son bien-aimé : Non mori sed pati. C'est là mie charité véritable qui est invincible, qui ne succombe pas sous la rigueur des peines, mais qui dans le creuset des souffrances, se raffine, se polit, prend un plus beau lustre.
220. — Si donc le directeur reconnaît que son pénitent souffre volontiers pour l'amour de Dieu, les douleurs, les iiifirmilés, tous les maux que le Seigneur lui envoie, qu'il les lui offre de bon cœur , qu'il souffre sans se troubler les affronts, les injures, les persécutions, qu'il accepte avec résignation les perles de l'honneur, de la fortune et de ce qu'il a de plus cher au monde , qu'il aime les mortifications, embrasse les œuvres de pénitence, en ce cas le directeur doit se livrer à la joie, car son disciple est animé par la sainte charité. Mais si ce pénitent est ennemi de toute affliction , de toute peine , de toute mortification , qu'il épuise toute l'ardeur de son amour en affections tendres, qu'il se plaise à des consolations sensibles et que se trouvant rempli de ces douceurs, il soit pareil à un séraphin brûlant d'amour;
il doit s'affliger, car ce pénitent est bien faible dans la vertu de cbarité. Il peut être persuadé que malgré toute cette ardeur d'affection, ce pénitent n'a qu'un amour languissant pour Dieu. Je dis même qu'en aimant Dieu, il s'aime encore plus lui-même, car dans cet amour il se recherche lui-même plus que Dieu.
221. — Il y a encore un autre moyen d'apprécier la charité, et comme c'est une mesure encore plus assurée que toute autre et absolument iufaiUible , je veux, en faire le sujet de l'article Buivant.