‹ Guide ascétique (volume 2)Chapitre 59 sur 160 · DU PRÉJUDICE QUE CAUSENT LES PASSIONS PEHVEHSES · texte numérisé non relu

DU PRÉJUDICE QUE CAUSENT LES PASSIONS PEHVEHSES

Texte : Vt circumcideretur Puer. {Luc. 2 ).

ExoRDE : La circoncision corporelle prati((u6e par les juif^ était la figure de la circoncision indis[)ensa])lc de nos cœu». Malheur à nous, si, pareils aux juifs fcicirconeis, nous sommes les esclaves de nos passions déréglées. Ce serait pour nous une bieu malheureuse nouvelle année, et nous nous exposerions au danger d'une r(iprobalion élcrnclle.

Division: Nos malheurs principaux proviennent de nos pasiious mauvaises l-I ianuDilitiées. !• Les efiets des passions sont des plus malheureux. 2» Il laut les mortifier.

Sources de la ruEMiÈUE rAiixiE : Traité ii, n»» 227, 2r)0, 25!. — Idem de la 2« partie : Traité il, a" 128, jusqu'à la fin du chapitre.

PÉuoiuisoN : Il faut donc s'occuper très-ardemment de mortifier ses passions, surtout la passion dominante. (Traité ii, n°» 252, 233). Car, si dans le cours de ce nouvel an nous mortifions notre passion dominante , nous aurons bien employé notre temps. Thomas à Kempis a très-bien dit : Si chaque année nous avions soin d'extirper un vice, nous arriverions en peu de temps à la perlection.

FÊTE DE UÉPIPHANIE.

Texte : Aubulabunt gentes in lumine tuo. {Isaiœ 60).

ExoRDE : C'est un très-grand bienfait que Fétoile lumineuse de la toi ait brillé aux yeux des nations et ait illuminé nos ancêtres. Nous ne saurions jamais trop en remercier la miséricorde céleste. Mais c'est encore quelque chose de plus heureux que ces peuples qui nous ont précédés, aient marché à la lueur de ce tlambeau, et nous aient transmis cette bienfaisante clarté. Atin donc de ne pas rendre infructueux un si grand bienfait, ayons toujours devant les yeux le prix de cette grâce et sa nécessité.

Division : Sans la vertu de foi on ne peut acquérir le bonheur éternel, et bien moins encore une vertu solide. 1° Nécessité de la foi pour le salut. 2° Nécessité de la foi pour acquérir une vertu solide. *

Sources de la 1« partie : Traité iv, du n» 27, à 32. — Idem de la 2e partie : Traité rv, du n» 32, à la fin du chapitre :

PÉRORAISON : On doit par dessus tout bien s'étabhr dans la Tertu de loi, car si ce fondement n'était pas solide tout tomberait en ruine. C'est pourquoi nous devons avoir continuellement sous les yeux les motiis de crédibilité et ne pas négliger les autres moyens d'augmenter notre foi, afin que cette étoile brille

toujours à nos regards et dirige tous nos pas et toutes not œuvres.

MÊME FÊTE

DES ACTES GÉNÉRAUX T>E LA VERTU DE RELIGIOll»

Texte : Et procidentes adoraverunt eum. {Matth. 2).

ExoRDE : A peine les trois mages eurent-ils aperçu Jcsus- Christ nouvellement né et l'eurent-ils considéré comme Dieu et homme tout ensemble , qu'ils l'adorèrent non-seulement par des actes intérieurs d'humilité, mais encore lui rendirent un culte extérieur. A leur exemple, nous devons rendre un culte à Dieu comme créateur, rédempteur et sanctificateur, par des actes internes et par des adorations extérieures.

Division : A la vertu de religion se réfèrent les actes extérieurs et surtout les actes intérieurs. 1° La vertu de religion tire tout son mérite des actes internes. 2° Mais les actes externes sont pareillement obligatoires.

Sources de la iJ"*-" partie : Traité m, n°* 165, 166 et suivants. — Idem de la 2» partie : Traité m , n"» 168 , 169 , 170 , 171 et suivants.

Péroraison : C'est pourquoi en rendant à Dieu le cuïte qui fui est dû , attachons-nous principalement dans nos exercices pieux au culte intérieur , et ne négligeons pas les pratiques extérieures de cette vertu de religion , car elles sont très-utiles pour nourrir la piété du cœur; et faisons nous une loi d'imiter €n tout les trois mages.

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