LE DIMANCHE DANS L'OCTAVE DE L'EPIPHANIE
DE l.A DISCRÉTION OU PRUDENCE DANS LES OEUVRES Di; PÉMTENCB
Texte : Offeratis corpora vestra hostiam viventem , sanctam,
Deo placentem, rationabile obsequium vestrum. (Ad Roman. 12).
ExoRDE : A l'imitation des trois ma^cs nous devous offrir à
Dieu la mynhe de la mortiflcation, et notre corpf?, aussi bion que notre Aine, comme une victime vivante. Néanmoins celte offrande doit être raisonnable , non-seulement parce qu'elle renferme nos lacultés intelligentes, mais encore parce qu'elle doit être prudente et discrète. Nous allons donc présenter ici les règles de cette discrétion.
Division : Les œuvres de pénitence ne doivent pas être préjudiciables à la santé ni aux devoirs de notre état. 1» Ces œuvres ne doivent pas nuire à la santé. 2" Ces œuvres ne doivent pas être un obstacle aux devoirs de notre état.
Sources de la l"- partie : Traité ii, n*» 49, 50, M, 52, 53.— Ide)n de la 2^ partie : Traité ii, n» 54, jusqu'à la fin du chapitre.
PÉRORAISON : Puis donc que la discrétion est si nécessaire, chacun doit exposer à son directeur , ses œuvres de pénitence pour les soumettre à son jugement, afin que par le moyen de cette sincérité qu'anime une confiance filiale, on ne s'expose point à dévier de la droite voie du salut.
MÊME DIMANCHE
l'attachement DE80HD0NNË AVX PAREICT8*
Texte : Nesciebaiis, quia in his quœ Patris met snnt, oportet me esse. [Luc. 2).
ExoRLE : Notre Rédempteur, si plein de bonté, de sainteté et de tendresse, causa ime indicible douleur à ses parents en se dérobant à eux. Par cet admirable exemple , il voulut nous apprendre à nous défaire d'un amour désordonné de nos proches. Notis allons donc aujourd'hui traiter ce sujet.
Division : La tendresse excessive pour les parents est le plus sûrement amendée par leur séparation. 1° Jusqu'à quel point est nuisible l'amour des proches ? 2» Cet amour se corrige en s'éloignant d'eux.
Sources de la i'e partie : Traité n, du no 330 au 345. — Idem de la 2^ partie : Traité n, du n» 345, jusqu'à la fin du chapitre.
PÉRORAISON : II faut donc veiller avec beaucoup de soin à ce
que l'amour de la chair et du sang ne nous domine point, et si cela se peut on doit se séparer de ses proches, puisque c'est le meilleur de tous les remèdes ponr s'afirauchir de cette afiection nuisible à la sanctification.
LE 2e DIMANCHE APRÈS L'EPIPHANIE, FÊTE DU SAINT NOM DE JÉSUS.
DE l'essence et DE L'EXCELtEWCE DE LA VERTU DE RELIOlOli;
Texte : Non est in alio aliquo salus. {Act. Apost. A).
ExoRDE : Comme tout notre salut dépend de Jésus-Christ, c'est avec raison que nous rendons un culte spécial à son tièssaint nom. Afin donc de nous en acquitter comme il faut, nous allons voir quelle est sa nature et quelle est son excellence.
Division : La vertu de reUgion rend à Dieu comme premier principe de toutes choses le culte qui lui est dû; ce culte de religion est d'une excellence incontestable. 1° Parce que cette vertu a pour objet Dieu comme principe de la création. 2" Parce qu'elle nous rapproche de Dieu mieux que toutes les autres vertus.
Sources de la i^e partie : Traité m, n»* 458, 459. — Idem de la 2e partie : Traité m, n°s 460, 461, 462 et suivants.
PÉRORAISON : Travaillons-de toutes nos forces à l'acquisition de cette vertu , appliquons nous - y avec le plus grand zèle pour que, soit par nous-mêmes, soit par notre prochain, Dieu reçoive les hommages d'uu culte qui est lui souverainement dû, et surtout afin que le saint nom de Jésus soit honoré.
MÊME DIMANCHE
I.'SXEBIPLE PB aÉSUS CHRIST DOIT MOUS EXCITBA A tOVmm PATIEMMENT*
Texte : Vocatum est nomen ejus Jésus. {Luc. 2). ExoKDE : Parce que Jésus-Christ s'est humilié jusqu'à la mort. Dieu l'a exailé et lui a donné un nom qui est au-dessus de tous
Ibs noms. C'est TAiiôtn; qui nous le dit. Si nous voulons donc «ïi'iiUT (Ums les cieux un glorieux nom, ce n'est qu'eu imitant ■oti'e divin ÎNlaitie et eu ne nous bornant [loint à honorer son très- •nint nom dans notre cœur, mais en ayant toujours devant las jeux son exemple au milieu de nos tribulations.
Division : L'exemple de Jésus-Christ doit nous exciter à souffrir patiemment toute sorte de tribulations. Cet unique point se traite eu consultaut du n" 348 jusqu'au u" 355 inclusivement du Traité m.
PiiiiORAisoN : Remettons-nous fréquemment sous les yeux les itouleurs et les tortures que Jésus-Christ a bien voulu souffrir «rec une patience admirable. Que peuvent être les peines les fius graves d'ici-bas pour nous, en comparaison de ce qu'a souffert notre divin Sauveur? Rien. Il sera donc impossible de ne jas puiser dans cette considération ime patience qui nous mérite, dans le ciel, en société avec Jésus, un nom glorieux.
DES DIVERS DEGRÉS DE L'aMOUB DES ENNEMIS.
Texte : Si esurierit inimicus tuus, ciba illum ; si sitit, potum ia illi. {Ad Roman. 42),
ExoRDE ; Dans l'amour des ennemis se découvre non-seulement l'accomplissement des premiers préceptes de notre sainte îw, mais encore un vrai caractère d'imitation des exemples de lésus-Christ; car celui qui aime le prochain observe toute la loi. Mais il y a plusieurs conditions attachées à cet amour de nos funemis. Nous allons donc Tes développer dans ce discours, ^d'après la doctrine du grand Apôtre.
Division : Pour remplir le précepte de l'amour de nos ennemis, nous devons non seulement leur pardonner, mais encore leur faire du bien. 1° Nous devons cordialement leur pardonner; 2» leur faire du bien.
^Sources de la l^e partie : Traité rv du n° 329 au n° 335. — JÈem de la 2^ partie. Traité iv du n» 335 à la fin du chapitre.
PÉRORAISON : Sondons sur ces degrés les dispositions de notre
«œur en ce qui regarde l'amour des ennemis, ethumilions-noas en découvrant à cet égard nos imperfections. Enfin, tendons de loiU notre pouvoir à atteindre le plus béroï(jue de ces doarés.
MÊME DIMANCHE