DU JEUNE
Texte : Et cum fejunasset quadraginta diebus , postea <itf> nit. {Matth. 4).
ExoRDE : Le jeûne corporel, non-seulement élève l'àme, mais il nous fait acquérir la vertu et ses récompenses. Il comprime surtout les passions vicieuses. C'est pourquoi, comme en ce saint temps , notre mère la sainte Eglise veut principalement nous faire amender de nos déluuts , et nous faire acquérir \e»
vertus, croyons qiie Thomas à Kempis, nous adresse directement ces paroles ; Réprimez rinU'.m[i('raiice, el vous surmonterez aisément la concupiscence charnelle.
Division .• Les Saints , dès les premiers siècles de l'Église, ont pensé que le jeûne était un remède assuré contre la gourmandise, l** Le jeûne est un remède certain contre ce vice. 2* Les Saints nous le prouvent par l'exemple qu'ils nous en donnent.
Sources de la i'^ partie : Traité ii, n»» 87, 88. — Idem de la 2* partie : Traité il, du w 89 à la fin du chapitre.
Péroraison : Nous ne pourrons donc triompher de nos vices, ni acquérir les vertus si nous ne vaquons au jeûne . puisque l'Église nous lait entendre ces paroles dans la préiace de la messe : Dcus qui corporali jejunio vitia comprimis , mentem élevas, virtutem largiris et prœmia.
MÊME DIMANCHE