DU JEUNE OBLIGATOIRE PUIJR TOUT LE MONDK
Texte : Die, ut lapides isti panes fiant. {Mattk. i).
Exorde : Le vice de la gourmandise nous attaque de plusieurs manières, non-seulement en nous provoquant à des repas trop copieux et à des mets trops délicats, mais encore à des aliments moins exquis que nous prenons avec trop d'avidité ou à des moments inopportims, comme nous voyons ici que le démon tente le divin Sauveur. Il faut donc, à l'exemple de Jésus-Christ, combattre courageusement ces tentations.
Division : Nous sommes tentés par toute sorte de provocations à l'intempérance et il nous est possible d'y résister.
Sources : On les trouve dans le Traité n, du n" 100, jusqu'à la fin du chapitre.
Péroraison : Efiorçons-nous donc courageusement de vaincre l'intempérance. Appliquons-y les remèdes indiqués en tout ce que nous reconnaissons de vicieux en nous sous ce rapport.
LE 2e DIMANCHE DE CARÊME.
DE l'Ecole de la vebtu»
Texte t Duûcit eos in montem excelsum seorsum. {Matth. 17).
ExoRDE : La vertu solide est un mont élevé , sourcilleux et fertile. Il faut donc nous y laisser conduire loin du monde pour nous y instruire comme des disciples diligents et comme le font les apprentis dans les autres arts.
Division : On peut comparer Fécole de la vertu à celle des autres arts. 1» Parce qu'elle a des commençants. 2" Parce qu'elle a des progressifs. 3» Parce qu'elle a des parfaits.
Sources de la d^e partie : Traité i, no» 32, 34, 37. — Idem de la 2e partie : Traité i, n°* 32, 33, 38, 41 — /rfewz de la 3*^ partie : Traité i, n'^ 32, 39, 40, 41.
PÉRORAISON : Quiconque donc se sent animé du désir d'acqiiérir la piété, doit s'examiner soi-même et dans le degré qu'il reconnaîtra comme étant le sien, travailler à avancer de plus en plus. S'il ne se reconnaît aucun degré , il doit s'efforcer avec ardeur d'entrer dans cette école de la vertu, au rang des commençants.
MÊME DIMANCHE