C. Registres de copies (Arm. 31-37, 46-49, 52-54 et
D. Registres de brefs (Arm. 38-45).
E. Index (Arm. 50-51, 56 et 58).
F. Tridentina et Diversa Germaniae (Arm. 62-64).
G. Introitus et exitus Camerae (Arm. 65-74).
Les « Introitus et exitus >■>, ainsi que les « Diversa cameralia », ont pris place premièrement dans les archives d'Avignon, puis ont été déposés dans 1' « Archivio segreto » du Vatican. Cependant ces deux séries appartiennent originairement aux archives de la Chambre apostolique, sous lesquelles nous aussi les avons rangées. Il en est de même de l'armoire 57, dont le contenu est actuellement identique à Collectoriae, vol. 443-467.
Nous pouvons ici mentionner comme un appendice de 1' « Archivio segreto »:
H. Instrumenta miscellanea.
Nous allons donc nous occuper successivement de six de ces groupes.
A. Registres du Vatican.
(Arm. 1-28).
Les Regesta Vaticana, que l'on peut appeler les Regesta par excellence, forment la partie la plus renommée des archives du
1 Voyez ci-dessus, page 7.
Vatican. Ils remplissent les 28 premières armoires de 1' « Archivio segreto » proprement dit.
Il faut entendre par Regesta (primitivement Regestra et aussi Registra, du latin regereré) les registres de copies de la chancellerie pontificale, dans lesquels se conservaient les copies des pièces reçues et expédiées *. On devrait donc pour être exact distinguer trois sortes de Regesta: litterarum, bullarum et supplicationwn, soit les copies de lettres papales ordinaires, non munies du sceau en plomb, celles de bulles proprement dites et celles de suppliques reçues. Comme pourtant la série des bulles pontificales est considérée comme la principale, on lui a réservé exclusivement le nom pur et simple de Regesta, sans adjonction.
Cependant, même en s'en tenant à la signification restreinte du nom de Regesta, il faut distinguer trois sortes de registres de bulles, d'après l'endroit où on les a gardés primitivement. Nous avons ainsi: 1° les Regesta Vaticana, dont la plupart étaient conservés anciennement au Vatican, même avant que Paul V y eût institué en 1611 les archives, parce que jusqu'à cette époque ceux du 13me siècle avaient déjà été déposés dans la bibliothèque du Vatican, tandis que les postérieurs étaient conservés dans les archives des Secrétaires apostoliques, des brefs et de la Chambre apostolique; 2° les Regesta Avenionensia; 3n les Regesta Lateranensia. Nous nous occuperons plus loin de ces deux derniers.
En ce qui regarde l'arrangement technique des registres, tant du Vatican que d'Avignon, on trouvera un grand nombre de détails et de reproductions dans le splendide ouvrage paléographique, offert lors de son jubilé à Léon XIII par les ^archivistes du Vatican "-. Voici en quels termes on y décrit le but en vue duquel
1 H. Bresslau, Handlmch der Urkundenlehre (Leipzig 1889), page 93 et suivantes.
3 Specimina paleographica Regestorum Romanorum Pontificum ab Innocentio III ad Urbanum V (Romae 1888). — Voir aussi H. Denifle, „ Zum pàpstlichen Urkunden-und Regestenwesendes 13. und 14. Jahrh. ", Archiv fur Litteratur und Kirchengeschichte, III (1887), pages 624-633. — E. von Ottenthal, „Die Bullenregister Martin V. und Eugen IV." (Innsbrùck 1885). Ergànzungsband I der Mitthcilungen des Instituts fur ôsterreichische Geschichtsforschung, pages 401-589. — Josef Teige, „Beitrâge zum pâpstlichen Kânzleiwesen des 13. und 14. Jahrh.", Mittheilungen des Instituts fur ôsterreichische Geschichtsforschung, XVII (1896), pages 408-440. — M. Tangl, Die pâpstlichen Register von Benedikt XII. bis
la collection des Regesta a été constituée et continuée : « Eadem prorsus auctoritate gaudebant in curia Romana regesta, ac bullae originales. Siquod suboriretur dubium circa authenticitatem alicujus epistolae, fons erat in promptu, et hic erat regestum papale quod litem dirimeret »*. Les registres du Vatican ont été écrits sur parchemin, du moins jusqu'à Martin V, et copiés sur les bulles originales, ou peut-être — ce qui n'est pas encore décidé par la critique — sur les minutes. Quant aux registres d'Avignon et du Latran, ils sont écrits sur papier.
La série des registres du Vatican, qui remplissent les 28 premières armoires de 1' « Archivio segreto », compte 2019 tomes et 29 numéros doubles, ce qui fait en tout 2048 tomes-. Les trois premiers appartiennent encore au pontificat de Jean VIII (872-882) et de Grégoire VII (1073-1085). Malheureusement ce ne sont que des fragments épars des registres pontificaux de l'ancien moyenâge ; ceux-ci ont disparu au milieu des violences sans nombre dont la Ville Éternelle a été la théâtre, surtout durant ce que l'on a appelé le « siècle de fer », jusqu'à la fin du XIIme siècle, soit de la part d'ennemis du dehors, comme les Normands et les armées allemandes, soit du fait des troubles intérieurs. Cela fait que les Regesta Vaticana ne commencent régulièrement qu'au pontificat d'Innocent III (1198-1216). Dès lors l'immense série se continue régulièrement jusqu'au règne de Pie V (1566-1572) y compris 3, après lequel, comme une sorte de glanure, on ne trouve plus que deux tomes avec quelques pièces appartenant au pontificat de Sixte V et de trois de ses successeurs.
On voit que la série des registres du Vatican embrasse une époque de près de quatre siècles. Il semblerait permis d'admettre que la plus grande partie des lettres et bulles émanées de la
Gregor XI. (Innsbriïck 1898). — E. Goeller, Mittheilungen und Untersuchungen tiber das pâpstliche Register-und Kanzleiwesen im 14.Jahrhundert (Rom 1904). Tirage-à-part des Quellen und Forschungen, tom. VI et VII.
1 Prooemium, page 9. — Comp. F. Thaner, „Zur rechtlichen Bedeutung der pâpstlichen Regesten", Mittheilungen des Instituts fur ôsterreichische Geschichtsforschung, IX (1888), pages 402-413.
2 Voir Palmieri, Manuductio.
3 Pourtant il y a quelques lacunes; ainsi par exemple manquent un tome d'Innocent VIII, et un autre de Jules II.
chancellerie pontificale pendant cette période ont trouvé place dans les Regesta, ou, ■ comme Palmieri le dit plus catégoriquement : « omnia fere Pontificum acta in Regesta collecta fuisse »\ Toutefois un examen approfondi a détruit cette illusion. 11 est certain qu'au moins dans le I3me et le 14me siècles on n'a pas du tout transcrit dans les Regesta toutes les lettres pontificales, pas même toujours celles qui traitaient « super magis arduis causis », comme Innocent III le voulait ~. Il semble que plus tard, au 15me et au 16me siècles, l'inscription dans les Regesta a eu lieu beaucoup plus régulièrement, ce qui explique l'accroissement énorme du nombre de leurs volumes. On ne saurait dire avec certitude, à quelle époque l'inscription d'une bulle a commencé d'être obligatoire. C'était le cas certainement vers la fin du 15me siècle, car alors chaque bulle devait être enregistrée dans les trois jours après sa réception. Mais l'enregistrement impliquait le paiement d'une taxe que la chancellerie exigeait. Il arrivait donc que l'inscription d'une bulle dans les registres pouvait manquer, ou par la négligence de celui qui recevait la bulle, ou par la négligence des employés ; ce qui en réalité n'est pas arrivé rarement3.
Le rôle prépondérant qu'avaient joué les Regesta cessa après le pontificat de Pie V. La restauration catholique effectuée par le Concile de Trente plaça le Saint-Siège en relation directe et continuelle avec toutes les parties de l'Église universelle, même les plus reculées. Les affaires à traiter affluèrent dès lors à la Curie avec une abondance telle qu'il fallut nécessairement aviser à diviser les travaux. C'est pourquoi le grand réorganisateur Sixte V (1585-1590) fonda, en se réglant sur la nature des affaires parvenant à la Curie, des organes administratifs plus on moins indépendants, que l'on nomma Congrégations. Chacune de celles-ci fut dotée de son propre corps d'employés et eut donc ses propres archives. Cette décentralisation eut pour résultat naturel de faire perdre aux archives du Vatican leur importance prédominante en qualité de dépôt central de la chancellerie pontificale. Pour les temps qui
' Manuductio, page 11.
2 Specimina palaeographica, Prooemium, page 10. •
3 Voir J. Haller, „Die Ausfertigung der Provisionen", Quellen und Forschungen, II (1898), pages 1-40.
suivent, c'est en majeure partie comme dépôt de la Secrétairerie d'État qu'elles garderont leur valeur.
Ce qui précède caractérise déjà d'une manière générale le contenu des Regesta Vaticana. Ils renferment, bien entendu pour la période que nous avons indiquée, un nombre immense de missives de tout genre émanées directement du Saint-Siège : aux 13me et 14me siècles ce sont de fervents appels à prendre part aux croisades contre les infidèles ou les hérétiques; des invitations pour un concile œcuménique ; des nominations de légats du pape, de patriarches, d'évêques et d'abbés; des écrits comminatoires et des excommunications contre des princes ou des villes rebelles ; des indulgences en faveur de la construction d'églises, de monastères et d'hôpitaux ; des faveurs de tout genre accordées à des clercs et à des laïcs; en nombre surabondant des octrois de bénéfices ecclésiastiques. Car ceux-ci, surtout pendant et après la « captivité d'Avignon », furent sous les plus subtiles prétextes réservés à la disposition du pape \ ce qui ouvrit au sein de la Curie un vaste champ d'exploitation à l'avidité et à l'ambition des clercs.
C'est un savant de valeur comme l'illustre Pertz qui déjà en 1823 a formulé le jugement suivant au sujet de l'importance historique des registres pontificaux : « Ils donnent un aperçu complet de ce gouvernement intérieur, toujours calme et rassuré au sein des plus terribles ouragans extérieurs, qui, lorsque lui-même semble sur le point de sombrer, n'oublie pas même les quelques chrétiens qui errent parmi les païens du Maroc ou dans les armées tartares, et qui travaille au salut éternel des infidèles avec le même dévouement avec lequel il s'efforce d'arracher sa propre Église aux dangers dans lesquels elle se débat. Cette grandeur brille d'un vif éclat dans les lettres de plus d'un pape. Les défenseurs de la papauté ne sont pas inspirés par la vraie prudence, en cachant ces lettres à la science »... -
En général, cette valeur historique des registres du Vatican diminue beaucoup au temps de Martin V, quand la série des brefs commence ; car c'est alors au moyen des brefs, que le
1 Comp. K. Eubel, „Zum pàpstlichen Réservations und Provisionswesen" Rômische Quartalschrift, VIII (1894), pages 169-185.
2 Archiv., tom. V (Hannover 1824), page 29.
Saint-Siège s'est habitué à traiter les affaires politiques. Mais les registres du Vatican conservent toujours une valeur inappréciable pour ceux qui étudient l'histoire ecclésiastique, surtout l'histoire provinciale et locale.
Devant l'immensité des Regesta Vaticana, il va sans dire que dès le début, pour trouver ce dont on avait besoin, on a senti la nécessité de « rubricellae » ou tables des matières. Elles ne font donc pas défaut. En tête de presque chaque tome se trouve une « rubricella », qui indique en quelques mots le contenu de chaque document avec, comme renvoi, la désignation en chiffres romains du feuillet ou du chapitre où il se trouve. En outre, ces « rubricellae » ont été réunies en recueils séparés, qui sont ainsi, dans l'ordre chronologique des années pontificales successives, un groupe bien ordonné de guides dans un monde où, sans eux, on se perdrait. C'est ainsi que les index, qui portent actuellement les numéros 253 - 259, renferment une série continue de « rubricellae > des registres du Vatican du 13me siècle, soit contemporaines, soit copiées plus tard *. Il en est de même des index numérotés 260-289, pour les registres des 14me, 15me et 16me siècles, jusqu'à Pie V inclusivement. En outre Michel Leonicus (ou Lonigo) rédigea en 1614, en suivant les adresses des bulles enregistrées, un répertoire alphabétique des Regesta de Jean VIII et de Grégoire VII. Ce sont les index 240-241. Garampi enfin a rédigé un répertoire sembable des Regesta d'Innocent III : les index 242 et 243, et de ceux d'Honorius III jusq'à Boniface VIII inclusivement : les index 244-251 \
Malgré tout, ces index, qui ont eu dans leur temps une grande utilité en qualité de secours pratique pour la chancellerie pontificale, ne sauraient actuellement répondre à des exigences scientifiques. Aussi est-il rare, sauf dans certains cas particuliers, que l'on y ait recours. Si l'on veut entreprendre une étude sérieuse
1 Uuérard, Introduction, page 12.
- La plupart de ces index forment depuis longtemps le contenu de l'Armarium 50 de TArchivio segreto.
des registres du Vatican, on doit s'adresser aux sources ellesmêmes, dût-on consacrer beaucoup de temps à leur examen. Les historiens ne semblent pas avoir reculé devant cette difficile tâche; car jusqu'ici les Regesta Vaticana sont la partie des archives pontificales à laquelle on s'est adressé avec le plus d'activité et du plus grand nombre de côtés.
Il faut ici citer en premier lieu le Bullarium magnum Romanum, dont la première édition date de 1586, mais qui a été publié de la manière la plus complète en 1857 dans l'« editio Taurinensis ». Les Bullaria de divers ordres monastiques méritent aussi une place proéminente, à cause de leur portée générale et de leur plus grande étendue. Citons le Bullarium Franciscanum, continué à notre époque jusqu'à l'an 1318 par le P. Conrad Eubel; les Annales Minorum de Waddington, qu'ont continué Eusebius Fermendzin et Léonard Lemmens jusqu'à Urbain VIII (1623-1641); le Bullarium Ordinis Praedicatoram de Ripoll, auquel Benedictus Maria Reichert a ajouté douze volumes de Monumenta; enfin les Monumenta de l'Ordre des Servites. dont Augustinus Morini et Peregrinus Soulier ont déjà publié deux volumes (Bruxelles 1898). Il va sans dire que les Regesta Vaticana ont fourni un contingent considérable pour toutes ces publications.
Nous avons en seconde ligne à porter notre attention sur les pubblications systématiques de quelques parties de Regesta.
Les registres d'Innocent III ont déjà été publiés à diverses reprises et aussi à notre époque: par Francisais Bosquetus (1635). par Baluzius (1682), par Bréquigny et La Porte du Theil (1791), éditions dont Migne a donné une réimpression critique (Patrol. lat. tom. 214-217). Dans les « Analecta novissima spicilegii Solesmensis », De epistolis et registris Romanorum Pontificum de Dom Pitra, tom. I, (Paris 1885), page 498 et suivantes, on a réimprimé aussi divers documents d'Innocent III et de ses successeurs immédiats. Les registres d'Honoré III ont vu le jour dans Regesta Honorii papae III (Romae 1888-1895, MI) de Petrus Pressuti. L' « Ecole française de Rome » a pris presque entièrement pour son compte une publication régulière des Regesta Vaticana, en commençant par Grégoire IX (1227-1241) jusqu'à Benoît XI (1303-1304) inclusivement. Cette édition a paru en parties successives, et maintenant
elle est à peu près c >mplète. On distribua les pontificats à divers rédacteurs qui devaient se conformer aux mêmes règles. Mais ce qui est regrettable, c'est que ces règles n'aient pas été de tous points assez systématiques et qu'elles aient été établies trop en vue des études historiques françaises. Puisque l'histoire des papes n'appartient pas à une nation plus qu'à une autre, il en est de même pour leur collection des Regesta, qui appartient à la science internationale. Voilà ce qu'à notre modeste avis l'« Ecole française » a quelque peu perdu de vue, en donnant son édition, du reste fort estimable, des registres du Vatican du 13me siècle.
Un groupe de Bénédictins a entrepris sous la direction du célèbre Dom Luigi Tosti la publication des registres du pape Clément V (1305 1314). Elle a paru à Rome de 1885 à 1888 en quatre volumes in-folio, avec un volume Appendices (1892). Le cardinal Joseph Hergenrôther commença une édition des Regesta Leonis X (Friburgi 1884), mais celle-ci est restée inachevée. Elle était parvenue en 1891 au mois d'octobre de la troisième année (1515) du pontificat, lorsqu'on l'interrompit. Le torrent des éditions des Regesta Vaticana se ralentit dès lors pour quelque temps, pour recommencer dans ces dernières années à couler plus abondamment.
S'il y a une époque pendant laquelle la papauté s'est trouvée dans une relation plus étroite avec la France et où par conséquent il serait permis de la considérer à un point de vue français, c'est bien celle de la « captivité d'Avignon ». Il était donc tout indiqué que les historiens français se chargeassent de publier les Regesta des pontifes d'Avignon. C est à quoi ils se sont en effet décidés, quoique un peu tard. Deux corps de travailleurs se sont partagé l'ouvrage, les membres de 1' « Ecole française » se réservant la mise en œuvre des « litterae secretae et curiales » et abandonnant les « litterae communes » au chapelains de Saint- Louis-des-Français. Grâce à cette collaboration, les Regesta de Jean XXII (1316-1334) sont maintenant en plein cours de publication; ils paraissent en livraisons par les soins de G. Mollat et d'Auguste Coulon (Paris 1900-1909). La publication des Regesta de Benoît XII (1334-1342), par Georges Daumet et J. M. Vidal (Paris 1899-1906), sera bientôt achevée; celle des Regesta de Clé-
ment VI (1342-1352), par Eugène Déprez (Paris 1901), et d'Urbain V (1362-1370), par Paul Lecacheux (Paris 1902—1906), est commencée. Ces publications, de même que celles de V « Ecole française » pour le 13me siècle, se font d'après un plan d'ensemble. Cependant l'Ecole français? ne les donne aucunement comme embrassant toute la matière ; au contraire on reconnaît expressément que pour les « litterae secretae et curiales » on se borne aux « lettres .... se rapportant à la France ». De plus, ce n'est que des plus importantes qu'on donne le texte in-extenso ou par extraits; pour les autres, on se contente d'une brève analyse.
Elles représentent ainsi une espèce de transition aux publications des Regesta Vaticana, faites, non en vue de l'histoire générale, mais dans l'intérêt d'un pays, d'une contrée ou d'un diocèse déterminé. Celles de ce dernier genre qui ont vu le jour depuis que les archives du Vatican ont été. ouvertes au public, sDnt à peu près innombrables. A. Theiner en avait déjà donné l'exemple, par ses Vetcra monumental Poloniae et Lithuaniae, I-IV (Romae 1861*1864), dont les deux premiers volumes (1217-1572) se basent en grande partie sur les registres du Vatican.
Signalons en suite: Die Papsturkunden Westfalens bis zumjahre 1 378, dont n'a paru que le premier volume (Munster 1888) par les soins de M. le professeur Heinrich Finke ; Epistolae saeculi XIII e Regestis Pontificum Romanorum selectae, concernant surtout l'empire allemand, par Carolus Rodenberg, I— 1 1 1 (Berolini 1883-1894); Vatikanische Akten zur deutschen Geschichte in der Zeit Kaiser Ludwigs des Bayern, par Sigmund Riezler (Innsbriick 1891); Excerpta ex Registres Clementis VI et Innocenta VI, par Emil Werunsky (Innsbriick 1885); Livonica, vornehmlich ans dem 13. Jahrlumdert, im. Vatik. Archiv. (Riga 1887), par H. Hildsbrand; les documents relatifs à l'époque des rois Rudolphe I et Albert I (1272-1308), publiés par F. Kaltenbrunner, Mittheilunçen ans dem Vatikanischen Archiv, I iWien 1889); les bulles de Clément VI et d'Innocent VI relatives à la Maison de Savoie, publiées par Carlo Cipolla, dans Miscellanea di storia italiana, V (1900), pages 91-178, et VII (1902), pages 143-189; Calendar of papal Registers relating to Great- Britain and Ireland, publiés par W. H. Bliss et J. A. Twemlow dans la série monumentale des States Papers, de l'an 1198 jusqu'à
1447, I VIII (London 1893-1909;; Vatikanische Urkunden und Regesten zur Geschichte Lothringens (Metz 1900) et Urkunden und Regesten zur Geschichte der Rheinlande, I-IV (Bonn 1904-1907), par le Dr. H. V. Sauerland; Acta Pontificum Helvetica (Basel 1892), par Johannes Bernouilli; Bullen und Breven aus italienischen Archiven (Basel 1902), par Caspar Wirz; Papstliche Urkunden und Regesten aus den Jahren 1295-137*, die heutige Provinz Sachsen und der en Umlande betreffend, MI (Halle 1886-1889), par G. Schmidt et Paul Frido'.in Kehr ; les deux publications déjà citées ' de Hermann, Ehrenberg; Monumenta Vaticana historiam regni Hungariae illustrantia (Budapest 1888-1891), lre série III-V, où les registres de Boniface IX (1389-1404) sont utilisés complètement pour l'histoire de la Hongrie, tandis que ceux de Martin V (1417-1431) y sont exploités en partie; Monumenta Vaticana res gestas Bohemicas illustrantia, dont le Tom. I (Prague 1903), publié par L. Klicman, a utilisé les fonds principaux des archives du Vatican sous le pontificat de Clément VI: « Acta Clementis VI. 1342-1352 », et le Tom. II (1907), publié par J. F. Novak, a fait de même pour le pontificat d'Innocent VI : « Acta Innocentii VI. 1352-1362. » Il va de soi, que la part du lion appartient ici aux registres du Vatican et d'Avignon ; c'est aussi le cas dans les Acta Salzburgo Aquilejensia, dont le Tom. I, publié par Alois Lang (Graz 1903), embrasse dans la première partie, la seule parue, l'époque d'Avignon, pendant les années 1316-1342. Sous les auspices de l'Institut historique prussien, M. le professeur R. Arnold a commencé la publication du Repertorium germanicum (Berlin 1897, qui devait renfermer en analyse tous les matériaux des archives pontificales concernant l'empire allemand et ses territoires aux 14me et 15me siècles. Mais après le premier volume qui n'embrasse que la première année du pontificat d'Eugène IV et pour lequel les Regesta Vaticana ont fourni la part du lion, on a arrêté cette publication trop volumineuse. Le reste des matériaux recueillis par M. Arnold et ses coliaborateurs relativement au pontificat d'Eugène IV, se trouve maintenant à Berlin, sous la garde de la Commission historique de l'Académie impériale des Sciences.
1 Voir ci-dessus, page 6.
M. Arnold Fayen, membre de l'Institut historique belge, vient de publier les Lettres de Jean XXII (1316-1334) relativement aux quatre anciens diocèses de Belgique, en deux gros volumes, dont le premier et la première partie du second ont déjà paru (Rome-Bruxelles-Paris 1908-1909). Pour la Hollande, dont au moyenâge la plus grande partie se confond avec le diocèse d'Utrecht, un recueil analogue se trouve dans mon Bullarium Trajectense, Vol. MI (Hagae-Comitis 1896), pour lequel j'ai utilisé les registres du Vatican et d'Avignon jusqu'à l'an 1378. E. R. Vaucelle a fait paraître un Catalogue des lettres de Nicolas V concernant la province ecclésiastique de Tours d'après les registres des Archives Vaticanes (Paris 1908). Ce catalogue contient l'analyse de 1502 lettres de Nicolas V, concernant les évêchés de la province ecclésiastique de Tours. K. Rieder vient de publier : Rômische Quellen zur Konsianzer Bistumsgeschichte zur Zeit der Pâpste von Avignon (Innsbrttck 1908), où l'on trouve 1927 numéros empruntés surtout aux registres du Vatican et d'Avignon, depuis Clément V jusqu'à Grégoire XI. Du même genre sont les Documents pontificaux sur la Gascogne d'après les archives du Vatican (Paris 1896-1903), publiés en deux volumes par Louis Guérard, chapelain de Saint-Louis-des- Français, dans les Archives historiques de la Gascogne (2rae série, fasc. 2 et 6); les « Documents sur les origines de la province ecclésiastique de Toulouse (1295-1318) », publiés par J. M. Vidal dans les Annales de Saint-Louis-des-Français, V (1901), page 93 et suivantes; et aussi le Bullaire de la province de Reims (Lille 1905), publié par Henry Dubrulle. Enfin dans mes A rchivalia, pages 13-148, j'ai encore tiré des Regesta Vaticana 438 extraits pour l'histoire de la Hollande.
Je pourrais énumérer encore beaucoup d'autres publications d'histoire locale empruntées aux Regesta Vaticana; mais je me borne aux plus importantes. D'ailleurs nous possédons déjà un aperçu général de tout ce qui, surtout depuis 1881 jusqu'à 1893, a été publié de tiré des registres pontificaux ou à leur sujet !. Mais nous serons de nouveau up to date, quand Mgr. D. A. Melampo, custode des
1 Ludwig Schmitz, „ Uebersicht iiber die Publikationen ausden pâpstlichen Registerbanden des 13. bis 15. Jahrhunderts ", Rômische Quartalschrift fur christliche Archâologie und Kirchengeschichte, VII (Rom 1893), pages 209-233
archives du Vatican, aura achevé et livré au public le grand Repertorium, auquel il continue à travailler avec l'assistance de M. Emilio Ranuzzi.