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C. Registres de copies

(Arm. 31—37, 46—40, 52—54 et 59—61.) •

Le mieux est de ranger sous une même rubrique les 17 Armaria ci-dessus, à cause de leur grande analogie. En effet le contenu en est presque entièrement formé, soit de registres de copies postérieures n'appartenant pas aux grandes séries des registres pontificaux, soit de registres qui ont dû servir de formulaires dans la chancellerie. Suivant en cela l'exemple de Garampi, nous ne laissons pas de coté sans en faire usage ces guides un peu vagues par leur nature même.

Les Armaria 31 et 32 renferment 85 et 62 « volumina iitterarum apostolicarum ex registris authenticis depromptàrum ». Ce sont des recueils de copies réunis à diverses occasions, la plupart aux 15me et 16n,J siècles; plus tard on en a fait une collection dont les différentes parties n'ont entre elles aucun lien. Dans l'Armarium 31 le volume 72 mérite d'être signalé ; c'est un formulaire in folio sur parchemin, datant de l'époque de Jean XXII, rédigé par le notaire Marino Eboli. Garampi le désigne brièvement par le signe : eb.

Les Armaria 33 et 34 renferment 90 et 52 volumes de copies de la Chambre apostolique, se rapportant principalement à la perception de dîmes et d'impôts en faveur du Saint-Siège.

L'Armarium 35 contient 152 volumes de copies de documents relatifs aux droits temporels et aux fiefs du Siège apostolique.

Les Armaria 36 et 37 renferment 49 et 40 « volumina informationum Cameralium », la plupart du 16m- et du 17me siècles. Ces informations ont été composées par Monterenzi, Conteiori et De Rubeis, qui étaient successivement commissaires-généraux de la Chambre apostolique. Elles sont donc citées par Garampi d'après le nom de l'auteur, avec une numérotation spéciale à chacun. Dans

et 486-191. — Pour la bibliographie avant l'année 1883, voir W. Diekamp, „ Die neuere Literatur zur pâpstlichen Diplomatik ", Historisches Jahrbuch, IV (Miinchen 1883), pages 257-260.

l'index 137 il y a un répertoire alphabétique des informations de Contelori.

Les Armaria 46—49 renferment 62, 30, 54 et 48 volumes de registres de copies concernant les propriétés situées dans les Etats de l'Eglise, surtout dans le duché de Fenare et à Bologne.

L'Armarium 52 referme 39 volumes de copies de sentences judiciaires, d'instructions et d'inspections (« audientiarum, commis»sionum et visitationum »).

L'Armarium 53 renferme 64 « volumina ad Datariae et Cancellariae stilum pertinentia » ; donc des formulaires, dont Ta plupart sont du 15'" siècle. Il est très regrettable que les copistes aient si souvent omis de transcrire la date du document qu'ils copiaient. Par exception le vol. 17 contient un recueil de 42 suppliques adressées à la «Poenitentiaria», très probablement du commencement du 15me siècle 1.

L'Armarium 54 renferme 48 volumes, avec copies d'un grand ouvrage inédit de Cornélius Margarini, décédé en 1681 : Thésaurus historiens sacrae et politicae veritatis (12 vol.); documents sur le grand schisme d'Occident sous Urbain VI (33 vol.); et documents sur les erreurs de Luther (3 vol.). Ceux qui concernent le schisme ont été utilisés, entr'autres, par L. Gayet, Le grand schisme d'Occident, tom. I— II (Paris 1889); par Noël Valois, La France et le grand schisme d'Occident, tom. I-IV (Paris 1896-1902); et par Franz PL Bliemetzrieder, Literarische Polemik zu Beginn des grossen abendlândischen Schismas fWien-Leipzig 1909).

Les Armaria 60 et 61 renferment 31 et 64 volumes de registres de copies relatives au duché d'Urbino, ainsi qu'à Parme et à Plaisance. L'Armarium 59, qui précède, est tout à fait vide.

D. Registres de brefs (Arm. 38-45.)

Les brefs sont rédigés sous une forme plus concise que le style solennel et verbeux des bulles pontificales ; de là probablement le nom qui leur a été donné 2. D'ordinaire ils traitent d'un

1 E. Goeller, Die pàpstliche Pônitentiarie (Rom 1907 |, I, page 55. a Ceci n'est cependant pas absolument certain; on ne *ait pas non plus exactement ce que primitivement a été entendu par un bref ; les savants ne

sujet touchant directement ou indirectement à la politique, et l'on peut par conséquent les considérer comme formant dans les Regesta Vaticana une suite des « Litterae secretae ». A considérer leur forme, on pourrait les faire remonter déjà au 13me siècle; cependant ils n'apparaissent comme série indépendante dans les archives du Vatican, et encore seulement d'une manière fragmentaire, que sous Martin V (1417-1431), qui, du reste, est le fondateur de la Secrétairerie des brefs. Il faut remarquer en outre que les brefs, tels qu'ils émanent du Saint-Siège, n'ont pas comme les bulles un sceau en plomb1, qui y est suspendu («bulla» ou «bolla»), mais un sceau de cire rouge imprimé sur le parchemin, portant l'empreinte de 1' «Anneau du pêcheur », qui représente Saint-Pierre levant son filet, surmonté du nom du pape de qui émane le bref. C'est pourquoi ils sont datés : „sub annulo Piscatoris".

Dans les derniers temps la Secrétairerie des brefs possédait une chancellerie indépendante, établie dans le palais Altemps ; elle y avait aussi ses propres arc'hives, qui furent transportées il y a quelques années dans le palais de la Chancellerie. Cependant la Secrétairerie des brefs fait actuellement, depuis l'application de la Constitution Sapienti consilio, du 29 Juin 1908, partie de la Secrétairerie d'Etat, et ses archives ont été jointes à celles du Vatican, collection centrale qui s'est ainsi enrichie d'environ 7000 volumes des registres de brefs, allant de Pie V à Pie IX (1572-1846). Cette nouvelle série n'a pas encore été cataloguée; c'est pourquoi provisoirement elle n'est pas à la disposition du public. Nous limiterons donc nos indications à la série ancienne, comme elle était formée jusqu'au commencement de 1909. Car en 1884 aussi non moins de 150 volumes de «Minuta Brevium », de dément VII à Pie V, ont été transportés de la Daterie au Vatican.

Il y a dans les Armaria 38-45 une série presque ininterrom-

sont pas d'accord en ceci. On peut même supposer que la taxe delà chancellerie n'était pas étrangère aux considérations qui faisaient décider, si un écrit du pape devait être promulgué comme un bref ou non ; comp. Wirz, Bullen und Breven, Introd., pages 7-8. Sur la manière actuelle de considérer la différence entre une bulle et un bref, voy. R. Bangen, Die rômische Curie, page 432.

1 Voir P. M. Baumgarten, Ans Kanzlei und Kammer (Freiburg 1907), pages 174-216.

pue des registres de brefs proprement dits ; en outre l'Armarium 32, aux volumes 1 et 28, renferme des minutes et des copies des années 1530-1562 (à peu près). Tous ces brefs ont été conservés dans les «Registra Brevium», soit sous forme de minutes ou de projets, soit sous celle de copies authentiques ; il y en a aussi qui se trouvent sous les deux formes. Dans l'Armarium 38 il y a même 27 volumes de brefs originaux, de Léon X jusqu'à Clément XI (1513-1721) inclusivement.

Quant au contenu détaillé des Armaria qui suivent, le 39me renferme 65 volumes des registres de brefs, de Martin V 1 à Pie IV inclusivement (1417-1565) ; Arm. 40-43, en 220 volumes, un grand nombre de minutes, de Sixte IV à Clément XI inclusivement (1471-1721); Arm. 44 et 45, en 102 volumes, les registres de brefs, parfois aussi les minutes, de Léon X à Grégoire XV inclusivement (1513-1623). Un Armarium spécial est formé par les «Epistolae ad principes», aussi nommées «Brevia ad principes», en 212 volumes de minutes et de copies enregistrées, allant assez régulièrement de Pie IV jusqu'à Pie VII inclusivement (1559-1823). Les "principes,, à qui ces brefs sont adressés ne sont pas, à ce qu'il semble, seulement des personnages princiers, mais aussi des évêques.

L'ancienne série des brefs comprend ainsi en tout 627 volumes.

L'archiviste Jac. Ant. de Pretis entreprit en 1626 de rédiger pour cette collection un « Index Brevium » , commençant par les brefs de Clément VII (1523). Cet index remplit maintenant 28 volumes (n° 290-317) et donne de chaque document un court sommaire, mais il est incomplet et très inégal d'exécution. Par exemple pour les brefs de Clément VII (1523-1534), énumérés dans les index 290-294, les évêchés et les pays sont rangés alphabétiquement, mais seulement pour les deux premières années du pontificat (1523-1525); après ces deux années l'ordre alphabétique fait place à l'ordre chronologique. L'ordre alphabétique recommence sous Paul III et se maintient durant tout son pontificat. Quant à ce qui concerne l'époque qui suit jusqu'à Urbain VIII, où s'arrête l'«Index Brevium» (1644), on ne peut absolument plus se fier à

1 Voir F. Kaltenbrunner, «Die Fragmente der àltesten Registra Brevium im Vatik. Archiv», Mitteilungen des Instituts fur ôstcrreichische Geschichtsforschung, VI (1885), pages 79-93.

lui, soit à cause des lacunes qu'il présente, soit à cause de l'absence de méthode dans l'exécution. D'une part ces lacunes et ces inégalités proviennent de ce que la série elle-même des brefs n'est pas complète, surtout au 15me siècle; d'autre part parce que les index sont composés par différents auteurs. Par De Pretis lui-même sont rédigés: les index 290-292, 295-299, 305, 307, 309, 311, 313 et 314; par son successeur Ronconi : les index 316 et 317. (Jeuxci ont toujours en marge l'indication du diocèse, auquel chaque bref appartient. Les autres index, c'est-à dire 293, 294, 300, 304, 306, 308, 310, 312 et 315, ont été composés par les employés de la Secrétairerie d'Etat vers la fin du 16me siècle; alors on a tout simplement copié les sommaires, qui se trouvent au dos des minutes, en les rangeant dans le même ordre, selon les ans et les mois.

En outre, il y a encore pour la série des brefs quelques index spéciaux. Par exemple, relativement à l'histoire des Pays- Bas on pourra consulter utilement les index 318 et 319, qui renferment une «Rerum et negotiorum S. Apostolicae Sedis a Pio IV ad Innocentium XII synopsis, curante Jos. Garampio». En effet, on trouve ici, au n° 8 de l'index 319, une «Rerum in XVII Belgii provinciis synopsis chronologica ex Brevibus», qui s'étend justement sur les intéressantes années de la révolte, de 1560 jusqu'à 1602. Quoique Garampi ait apporté beaucoup de soin à la composition de cette « Synopsis » et qu'il ne lui ait fait embrasser qu'une courte période de 42 ans, j'ai dû constater que même ici son travail ne peut être considéré comme complet; car il y manque plus d'un bref, dont l'existence m'a été signalée d'autre part. Il faut nécessairement conclure de là a fortiori, que l'on trouvera encore plus de lacunes dans d'autres travaux de répertorisation de Garampi, s'étendant sur une masse beaucoup plus considérable de matériaux et embrassant un espace de temps beaucoup plus long.

Quant à ce qui concerne la bibliographie relative à la série de brefs du Vatican, ce n'est que rarement qu'on y a emprunté la matière de publications spéciales de sources. Citons: PU V epistolae (Antverpiae 1640;, par Fr. Goubau; Innocenta papae XI epistolae ad principes (Romae 1890), par J. J. Berthier *; Epistolae et Brevia Cle-

1 Voir aussi la récente monographie du comte F. de Bojani, Innocent XL Sa correspondance avec ses nonces (Rome 1910).

mentis XI (Romae 1724); Bullariam Benedicti papae XIV (Romae 1746); A. Theiner, démentis XIV epistolae et brevia selectiora (Parisiis 1852). Raynaldus, De Laderchio et Aug. Theiner y ont amplement puisé pour leurs Annales ecclesiustici; ce dernier également pour les Varia momimenta Poloniae et Lithu.an.iae ; P. Balan pour ses deux Monumenta; C. Wirz pour les Akten (Basel 1895) et les Bullen und Breven (1902) suisses; H. Ehrenberg pour ses Urkunden und Aktenstiicke, que nous avons cités à diverses reprises, et pour ses Italienische Beiirâge ; le cardinal Hergenrôther pour les Regesta Leonis X. Beaucoup de brefs sont aussi publiés par L. von Pastor dans son choix de documents pontificaux inédits: Ungedruckte Akten zur Geschichte der Pàpste I 1376-1464 (Freiburg 1904), et comme pièces justificatives dans sa grande histoire des Papes: Geschichte der Pàpste I-V (Freiburg 1891-190*.»)-

Il serait impossible d'énumérer toutes les autres publications, dans lesquelles occasionnellement on n'a publié qu'un petit nombre de brefs. Signalons seulement la collection de « Documents pour servir a l'histoire du Cardinal Mazarin », que M. l'abbé H. de Surrel de Saint-Julien a tirée des Lettere ad principes et qu'il a publiée dans les Annales de Saint-Louis-des-Français, II (1898), pages 351-380.

E. Index.

(Arm. 50-51, 56 et 58.)

Ces anciens index se trouvent actuellement incorporés dans la longue série de 681 volumes, qui sont toujours à la disposition des chercheurs dans le cabinet de travail du sous-archiviste.

L'Arm. 50 renferme 42 volumes 2 avec des index pour les registres du Vatican, de Jean VIII jusqu'à Sixte V. Ils portent maintenant les numéros 240-241, 253-289 et 320-324.

L'Arm. 51 renferme 62 volumes d'index pour les brefs, numérotés 290-316.

L'Arm. 56 renferme 61 volumes d'index pour diverses collections particulières, comme les collections Chigi, Ciampini, Borghèse, Altieri, Château Saint-Ange, etc.

1 Comp. ci-dessus, page 20.

L'Arm. 58 renferme 42 volumes d'index, provenant surtout de l'archiviste Michel Lonigo. Les volumes 1, 2, 3 et 53 proviennent de l'ancienne bibliothèque de Christine de Suède *.

Dans le grand inventaire de De Pretis f. 230-232v et f. 238- 239 on a indiqué en rouge en marge pour chaque volume le chiffre de la nouvelle notation. Cela rend ici superflue une énumération des anciens chiffres, d'autant plus que ces anciens index, composés pour la majeure partie au 17me et au 18me siècles, présentent actuellement peu d'utilité pratique.

F. Tridcntina et Diversa Germaniae (Arm. 62-64.)

Comme les documents appartenant aux Arm. 62, 63 et 64 datent presque tous du 16me siècle et ont un caractère ecclésiasticopolitique assez semblable, nous réunissons ici ces trois Armaria, quoique de fait ils dussent former deux rubriques différentes.

Les armoires 62 et 63 renferment à elles deux, avec une numérotation suivie, 154 «volumina de Concilio Tridentino », dont les 50 premiers volumes se trouvent dans l'Arm. 62, et les autres dans l'Arm. 63. Le contenu de chaque volume est indiqué dans le grand inventaire de De Pretis (n° 133), mais d'une façon très sommaire. Cette série constitue certainement la source principale pour l'histoire du Concile de Trente, et elle y a servi maintes fois déjà. Cela a été le cas du cardinal Sforza Pallavicino, lorsqu'il composa son Istoria del Concilio di Trento I — II (Roma 1656-57), dans le but de réfuter Paolo Sarpi. Quoiqu'on lui eut permis de consulter les actes du Concile avec une liberté assez grande, comme on l'avait déjà accordé a son prédécesseur Terenzio Alciati2, Pallavicino n'en fit qu'un usage parcimonieux. Raynaldus fit de même, en composant le tom. XXI de ses Annales ecclesiastici (Romae 1676). Le Plat, dans sa Monumentorum ad historiam Conc. Tridentini potissimum spectantium amplissima collectio I-1V (Lovanii 1734), n'a fait

1 Voir G. de Manteyer, "Les manuscrits de la reine Christine aux archives du Vatican,,, Mélanges d'archéologie et d'histoire, XVII (1897 V, pages 285-322, XVIII (1898), pages 525-534, XIX (1899), pages 85-90.

2 Voir l'étude intéressante de Mgr. Ehses: „Geheimhaltung der Akten des Konzils von Trient"? Rômische Quartalschrift, XVI (1902), pages 295—307.

que reproduire les matériaux des archives Vaticanes déjà publiés ailleurs. Le premier qui ait pu puiser à pleines mains à cette source est donc Augustinus Theiner, qui, malgré la défense1 de Pie IX, trouva moyen de publier, du moins en partie, les Acta authentica Concilii Tridentini I— II (Zagabriae 1874). J. von Dôllinger a aussi réussi, sans doute grâce au secours de Theiner, à se servir des archives du Vatican, pour faire paraître Die Geschàftsordnung des Concils von Trient (Wien 1871), ainsi que Ungedruckte Briefe und Tagebiicher zur Geschichte des Concils von Trient (Nôrdlingen 1876).

Toutefois une édition complète des actes du Concile de Trente, désirée par Ranke comme un idéal presque irréalisable-, était réservée à notre époque, grâce surtout à la rare libéralité avec laquelle Léon XIII avait rendu accessibles les archives pontificales. La « Goerres-Gesellschaft » catholique, ayant fondé à Rome un Institut pour les études historiques, prit à son compte cette grandiose entreprise. Le travail préparatoire que cela exige est des plus considérable; aussi n'a-t-il encore paru que deux volumes de cette vaste édition. Ceux-ci, envisagés au point de vue de ce que doit être une publication scientifique de sources, répondent incontestablement aux plus sévères exigences. Ce sont: Seb. Merkle, Concilii Tridentini diarorum pars prima (Friburgi 1901), et St. Ehses, Concilii Tridentini actorum pars prima (Friburgi 1904). Le dernier volume, qui a pour auteur le savant directeur du Goerres-Institut, va de 1536 à 1546; dans la «pars altéra», qui est déjà sous presse, il se continuera jusqu'à la translation du Concile à Bologne (Mars 1547).

Pour illustrer les dernières années du Concile de Trente, un savant autrichien, M. Josef Susta, sous les auspices de l'Académie impériale des Sciences et d'accord avec la « Goerres-Gesellschaft », a encore publié: Die rômische Kurie und das Konzil von Trient unter Pius IV. Aktenstiicke zur Geschichte des Konzils von Trient. Vol. I-II (Wien 1904-1909).

1 Inspirée seulement par des motifs d'inopportunité à l'époque turbulente du Concile du Vatican, comme Mgr. Ehses 1. c. vient de démontrer. * Die rômischen Pàpste, 7me édition (Leipzig 1878), III, page 41*.

L'Arm. 64 renferme 34 « volumina de diversis Germaniae gestis ».

Presque tous ces documents relatifs à l'empire germanique, sous lequel on a rangé aussi les Pays-Bas, datent, comme je le faisais remarquer plus haut, du 16me siècle et sont de nature ecclésiasticopolitique. Ils se succèdent du reste sans aucun rapport entre eux. De Pretis (index n. 133) donne un bref sommaire du contenu de chaque volume.

Souvent il a été fait usage des intéressantes données qui s'y trouvent pour l'histoire de la réforme dans l'empire germanique; en particulier par P. Balan, dans ses Monumenta Reformationis Lutheranae (Regensburg 1883), et aussi par W. E. Schwarz, dans sa Nunziatur-Korrespondenz Kaspar Groppers (Paderborn 1896). Mgr Andréas Jansen en a extrait quelques Varia, qu'il a publiés dans YArchief voor de geschiedenis van het aartsbisdom Utrecht (Utrecht 1881), tom. IX, pages 299 et suiv., et XII, pages 434 et suiv., recueil dans lequel j'ai inséré une publication analogue, tom. XXII, pages 375 et suiv.

C'est en vain qu'on chercherait ici les importantes « Relationes status » diocésaines, qui après le Concile de Trente périodiquement devaient être présentées au Saint-Siège par les évêques. De ces documents le Dr. J. Dengel et le Dr. J. Schmidlin ont commencé à en publier plusieurs relatifs à l'Autriche, dans Forschungen und Mitteilungen zur Geschichte Tirols and Voralbergs IV (Innsbruck 1907) pages 307-372, et Die kirchlichen Zustânde in Deutschland vor dem dreissigjiihrigen Kriege I (Freiburg 1909). M. l'abbé A. Pasture a entrepris le même travail pour les Pays- Bas à l'époque des archiducs Albert et Isabelle. Mais toutes ces relations se trouvent encore aux archives de la Congrégation du Concile.

H. Instrumenta miseellanea.

Pendant le séjour des archives du Vatican à Paris cette section a été fondue avec les « Instrumenta dei Fasci » du Château Saint-Ange, de façon à former avec ceux-ci une série chronologique

continue. C'est ainsi que Theiner la cite. Toutefois la collection des « Instrumenta miscellanea » de l'« Archivio segreto » avait primitivement constitué une série distincte; c'est pourquoi Mgr Wenzel l'a rétablie en cette qualité1.

Comme le nom l'indique, c'est une collection factice de documents originaux, conservés au nombre d'environ 3000 dans 60 « cassettes » en bois; ils partent du commencement du moyenâge et vont jusqu'à la moitié du 16me siècle. Chaque cassette en contient de quarante à cinquante, embrassant de deux à trois années. Au dos de chaque document se trouve régulièrement la date, et souvent, mais pas toujours, un numéro d'ordre. Quand on a besoin d'une pièce, on la trouvera donc le plus facilement, quoique non pas toujours, au moyen de la date. C'est aussi la méthode d'après laquelle Garampi dans ses index cite les « Instrumenta miscellanea ».

Cette collection n'ayant primitivement pas été inventoriée et ayant été formée d'une manière arbitraire, il en résulte un nombre regrettable de lacunes. Néanmoins elle reste toujours assez importante. Parmi tous les fonds des archives du Vatican c'est surtout dans les « Instrumenta miscellanea » que M. Kehr- à puisé les matériaux inédits pour son œuvre monumentale : Regesta Pontificum Romanorum I— II (Berolini 1906-1908). On travaille maintenant à en faire l'inventaire, et on est déjà parvenu de l'an 819 à l'an 1328. Cet inventaire est formé de petites liasses, dont chacune se rapporte à une cassette. Quoique il ne soit pas encore achevé et que pour cette raison il n'ait pas encore été incorporé à la série des index, on peut pourtant consulter cet inventaire.

1 Guérard, Inventaire, page 24. — Le rétablissement à part de cette collection a échappé à l'attention, par exemple, de C. Wirz, Ballen und Breven, Introd., page 32.

3 Gôttinger Nachrichten (1900), page 120.

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