‹ Guide aux eaux minerales des Vosges [electronic resource]Chapitre 25 sur 185 · SUR LES EAUX M 1 N K R A L E S F R 0 I D E S · texte numérisé non relu

SUR LES EAUX M 1 N K R A L E S F R 0 I D E S

Ja caractérise et qui parait être la raison de certains de ses effets dont nous aurons à parler.

La Grande Source de Vittel est sulfatée bicarbonatée calcique ; elle renferme moins de sulfate de chaux, plus de bi-carbonate de chaux et de magnésie que la précédente ; le poids total des substances minérales y est inférieur à celui qui se trouve dans celle-ci.

La source Marie de Vittel est sulfatée bicarbonatée mixte, magnésienne, calcique et sodique, avec une minéralisation totale égale à celle de Gontrexévillc.

La source Saléede Vittel est spécialement sulfatée chlorurée, magnésienne. Sa minéralisation totale est supérieure à celle des sources précédentes de Vittel et de Contrexéville.

La source des Demoiselles, de Vittel, a une composition très-analogue à celle de la Grande Source ; c'est une sulfatée bicarbonatée calcique avec une proportion de fer assez marquée pour avoir été classée parmi les eaux ferrugineuses.

Partant des principes mi-partis chimiques, mipartis physiologiques qui ont servi à dénommer les sources minérales, on a cru pouvoir légitimement désigner par des qualificatifs en rapport avec les idées médicales du moment certaines sources minérales, et nous avons vu annoncer comme eaux arsenicales des eaux qui ne contiennent que des proportions et des quantités infinitésimales d'arsenic, comme eaux lithinées, des eaux spécialement minéralisées par la soude, la chaux ou la magnésie, et qui contiennent comme toutes celles de ce genre

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

une certaine proportion de lithine. C'est pourquoi, lorsque M. le professeur Jacquemin, de l'Académie de Nancy, dans une analyse récente de l'eau de la grande source de Vittel, décela la présence dans cette eau du bicarbonate de lithine, sel très-employé depuis quelques années pour combattre les accidents de la diatlièse urique et de l'acide borique, qui n'avait encore été trouvé dans aucune eau analogue, nous n'avons pu nous défendre de quelques réllexions qui ont dû aussi venir à l'esprit de ceux qui ont vu la lithine pour la première fois mentionnée en 186i dans l'analyse des eaux de Gontrexéville : on peut se demander, en eflet, si l'efficacité de ces eaux, depuis longtemps démontrée par l'expérience, est due ou non aux deux constituants nouvellement reconnus, ou à l'un d'eux plutôt qu'à l'ensemble minéral ; car il est de règle aujourd'hui en pareille matière que, parmi les composants d'une eau, ceux-là seuls sont dits vraiment actifs, qui n'ont pas encore été découverts dans les sources similaires. Pour juger la question nous devons passer en revue le mode d'action de chacun des constituants des eaux minérales que nous étudions.

Les travaux et les écrits de Garrod, Ure, Biswangcr, Bunsen et Kirchoff, de M. le professeur Charcot, etc., ont montré que la lithine, qui se trouve normalement dans l'organisme en petite quantité, jouit, par rapport à l'acide urique, de propriétés dissolvantes remarquables ; aussi a-t-on cru un instant avoir trouvé en elle le spécifique de la gravelle et de la goutte. Les preuves sont faites aujour-

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