‹ Guide aux eaux minerales des Vosges [electronic resource]Chapitre 61 sur 185 · PARALYSIE · texte numérisé non relu

PARALYSIE

réaction ne s'observe guère chez les organismes affaiblis ; il faut les tonifier, les relever, les mettre à même de lutter, et les symptômes de la maladie apparaissent. Il en est de même pour d'autres maladies locales qui ne commencent à guérir que lorsque l'économie, auparavant affaiblie, est restaurée par les eaux.

Tous les auteurs qui ont écrit sur Bourbonne ont parlé de cette action révélatrice ; nous citerons entre autres : Hubert Jacob, Jean Lebon, Juy, Charles, Chevalier, Mongin-Montrol, Prat, Lemolt, Henry, Ballard, E. Renard, Tamisier et M. Cabrol, ancien médecin principal en chef à THôpital militaire thermal. La lecture de tous ces auteurs, la tradition locale et les faits cliniques, recueillis tant dans la clientèle civile qu'à la clinique de l'Hôpital militaire, nous permettent de dire que les eaux de Bourbonne, à l'égal des stations sulfureuses, font sortir la vérole ; qu'elles forment un auxiliaire puissant aux médicaments spécifiques; qu'elles préviennent les accidents qu'ils occasionnent quelquefois ; qu'elles réparent, par leur action tonique et reconstituante, les forces du malade et le mettent à même de lutter avec plus d'avantage contre la diathèse. Mais là se borne leur action; nous ne pensons pas qu'à elles seules elles aient guéri la vérole.

Paralysie.

La diminution ou l'abolition des facultés de sentir ou de se mouvoir, ayant pour cause immédiate

BOURBONN E .

des troubles fonctionnels avec ou sans lésion apparente d'une ou plusieurs parties de l'appareil sensitivo-moteur, constitue la paralysie (Gubler).

C'est tantôt un symptôme, tantôt une véritable maladie.

Elle peut être due à des lésions matérielles du cerveau, de la moelle, des nerfs, des muscles, à une oblitération des troncs vasculaires.

Elle peut avoir lieu sans lésions appréciables ; 1° par altération du sang : paralysies dues aux empoisonnements, aux cachexies, à l'anémie, aux fièvres graves, aux affections des voies urinaires, à l'état puerpéral ; 2^ par maladies diathésiques : syphilis et rhumatisme ; 3° par névroses : névralgie, hystérie, épilepsie; par action réflexe.

Enfin, elle peut être primitive ou idiopathique ; paralysie agitante, paralysie essentielle ou spéciale de l'enfance, paralysie musculaire pseudo-hypertrophique.

La paralysie peut être généralisée, n'occuper qu'une moitié du corps, on les membres inférieurs, ou un seul membre, un seul muscle même ; d'où l'hémiplégie, la paraplégie et la paralysie partielle.

L'hémiplégie, complète ou incomplète, est une des formes de paralysie qui compte le moins de succès. Cependant, traitée selon le mode spécial que nous avons adopté, quand tous les accidents du côté du cerveau ont disparu, elle s'améliore à Bourbonne, n'éprouve que rarement des récidives ou des accidents concomitants, et nous croyons

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