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ATAXIE

pouvoir affirmer, après une pratique de vingt années, que le traitement thermal, prudemment appliqué aux hémiplégiques, prolonge leur existence et améliore sensiblement leur état physique et I moral.

i II n'en est pas de même pour la paraplégie, qui compte de nombreuses guérisons complètes par nos eaux continuées avec persévérance pendant plusieurs années. L'expérience nous apprend à ne pas désespérer d'une guérison ou, au moins, d'une amélioration considérable, quel que soit l'insuccès des premiers temps.

Les paralysies locales idiopathiques ou trauma- ! tiques se comportent bien différemment selon la cause et l'âge de la maladie. Une paralysie consécutive à la contusion d'un nerf peut guérir dans une saison, si elle est récente et si au traitement thermal on ajoute la faradisation. Il n'en est plus de môme s'il s'agit d'un nerf englobé dans une cicatrice, comprimé par une tumeur ou coupé par une balle ou un instrument tranchant avec cicatrice [réunissant les deux bouts; la guérison est bien [moins certaine et, en tous cas, réclame un temps 'beaucoup plus long.

Ataxie locomotrice progressive.

A côté des paralysies, nous placerons Tataxie locomotrice progressive, dite aussi maladie de Duchenne, sclérose des cordons postérieurs de la

BOURBONNE

moelle, tabès dorsalis, etc.. Ce n'est pas que nous avons à citer des cas de guérison, nous n'en connaissons pas dans la science ; mais nous avons vu maintes et maintes fois la cure thermale retarder l'évolution de cette maladie et amender les symptômes les plus alarmants. Or, dans une maladie aussi grave, c'est rendre au malade un signalé servite que de modérer au moins ce que les symptômes ont de pénible et de douloureux. A ce point de vue, nous ne craignons pas de dire que la cure de Bourbonne, seule ou combinée avec les courants continus, constitue un traitement bien autrement puissant que tous ceux qui ont été essayés jusque alors contre cette maladie.

L'ataxie locomotrice progressive reconnaît pour causes principales : l'hérédité, le rhumatisme et la syphilis.

Elle est caractérisée au point de vue anatomique : 1° par la sclérose de cette partie des cordons postérieurs de la moelle qu'on appelle rubans ou bandelettes externes : c'est la lésion initiale et caractéristique de la maladie ; 2*" par la sclérose des nerfs optiques ; 3° par l'atrophie des racines postérieures des nerfs spinaux entre la moelle et le ganglion qui leur est annexé.

Au point de vue des symptômes, elle est loin de se montrer toujours sous le même aspect. Le plus ordinairement, elle débute par la paralysie d'un ou de plusieurs nerfs moteurs de Tceil, par des douleurs dans les membres inférieurs, douleurs lanci-. nantes, fulgurantes, térébrantes, qui peuvent, pen-'

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