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LES NOUVEAUX ÉTABLISSEMENTS

ment (bain coupé, bain tiède, bain chaud), pouvant [•ecevoir quarante-cinq personnes ;

2° Quatre cabinets pour bains thermaux ;

3° Un cabinet pour bains sulfureux ;

4° Huit cabinets où se trouvent réunies les douches les plus variées : fortes, faibles, en pluie, douche ■jascendante, etc.

5° Une salle d'attente ;

6° Un vestiaire ;

7« Un chaufïoir pour le linge.

Le cabinet du médecin-inspecteur est disposé de manière à donner facilement accès dans chaque service.

Ce bain de deuxième classe est bien installé. On y trouve le nécessaire, le confortable môme, mais sans luxe.

I Le bain de première classe est en voie de reconstruction, il occupe l'emplacement rectangulaire du vieux bâtiment, avec cour intérieure. Ses façades, ainsi que les quatre pavillons d'angle, sont entièrement en pierre de taille. Sur la façade principale donnant sur la place des bains, doit s'élever ur^e entrée monumentale devant donner accès aux galei ries vitrées et prenant jour d'en haut, destinée à j desservir les bains des hommes et des dames. I Les travaux doivent être terminés en 1880, ! en même temps que le chemin de fer de Bour- ' bonne.

Le parc de l'établissement a été considérablement agrandi depuis deux ans. De sa partie la plus élevée,

BOURBONNE

l'œil jouit d'une vue ravissante : au premier plan, la ville avec ses édifices et ses maisons en amphithéâtre; plus loin les grands bois qui lui font comme une couronne de verdure.

Pourquoi faut-il que, tout récemment, l'administration des bains ait cru devoir se livrer à un acte de vandalisme impardonnable , en mettant en coupe réglée l'ancien parc et en abattant la plupart des grands arbres qui faisaient l'admiration des étrangers ?

Excursions aux Environs,

Vu du monticule qui domine le jardin de l'établissement thermal, rien nest gracieux comme le panorama de Bourbonne et de ses environs.

Nonchalamment couchée sur sa colline, entre son double vallon, au pied des derniers contre-forts des Vosges qui vont s'étageant derrière elle , la ville se détache en couleurs vives du milieu de ses jardins et de ses vignes, encadrée par les coteaux boisés qui l'entourent.

Du point où l'on se trouve, on aperçoit une partie du pays environnant.

Sans être aussi mouvemejités que ceux de Plombières, aussi grandiosement sauvages que ceux de Loëche, Bagnères ou Saint-Gervais, les environs de Bourbonne n'en offrent pas moins aux visiteurs des excursions agréables, variées et vraiment dignes d'intérêt; car, bien que, par sa position sur les frontières de la Lorraine et de la Franche-Comté, le pays de Bourbonne, qui faisait partie de la Champagne, ait été ravagé et ait beaucoup souffert dans les guerres d'autrefois, il lui reste cependant de précieux souvenirs historiques.

EXCURSIONS AUX ENVIRONS

PREMIÈRE EXCURSION

Coilfy.

Visitons d'abord Coiflfy {Copfeia Urbs), l'ancienne prévôté royale, avec son château et sa forteresse qui, {construits en 1255 par l'ordre de Marguerite de Bourbon, mère de Thibaut, comte de Champagne, déman- ;elées en 1625, sur l'ordre de Richelieu, furent définitii'ement détruits en 1660.

Coitîy, dominé par sa formidable citadelle, donnait lutrefois asile à vingt-cinq villages qui lui payaient un ribut et sur lesquels s'étendait sa justice prévôtale. i Coifîy-le-Châtel, comme on le nommait alors, avec ses nille maisons, ses rues en arcade, sa voie julienne et ses marchés importants, s'appelle aujourd'hui Coiffye-Haut (6 kilomètres). Pour s'y rendre on suit, en sortant de Bourbonne, le riant et frais vallon de Montléang qu'arrose le petit ruisseau de Borne ; à quelque lent mètres, la route tourne brusquement, et, quittant a vallée, s'élève en rampe douce jusqu'au sommet de la îolline. Elle laisse à sa gauche le bois de la Bannie^ iharmante promenade avec de larges tranchées gazonlées, des chemins ombreux et un lac en miniature.

Au sommet, on pénétre dans la forêt que la route raverse et au sortir de laquelle on aperçoit Coitfy.

Le village est bâti sur la crête d'une montagne que Couvrait autrefois la citadelle et qui s'étend comme un |ong et étroit promontoire dans la direction du sudmest.

Les rues sont construites sur l'emplacement des mciens fossés, et, dans beaucoup d'endroits, les maisons l'appuient aux remparts mêmes.

En arrivant à Coiffy, il faut traverser tout le village )our gagner la pointe occidentale de l'éperon sur lequel )st construite l'église. A peine a-t-on dépassé cet édifice jue l'on s'arrête émerveillé, ébloui, stupéfait !

Bon R BONNE.

En face de soi, à gauche, à droite, le sol s'effondre brusquement, se creuse en vallées profondes au-dessus desquelles semble surplomber le rocher qui vous porte

Au-dessous de soi, au milieu de prairies et de riches vignobles, sont épars des hameaux, des villages : ici h Grange-du-Vol, laGrange-Huguet^ à droite Coiffy-le-Bat avec les restes de son château, puis la Neuvelle, don les maisons, accrochées au flanc escarpé d'un coteau semblent s'efforcer à l'envi d'en gravir la pente ; ai second plan voici, dans la vallée, Chézeaux ; sur 1; montagne, le clocher et le bourg de Varennes, puis, là bas, tout là-bas à l'horizon, les tours et les remparts d( Langres, la vieille et historique cité des Lingons.

Splendide panorama qu'on ne peut se lasser d'admire et que Ton veut toujours revoir. Indépendamment de ce ruines, il faut visiter l'église dans laquelle se trouv. l'inscription suivante qui rappelle l'incendie et le sac d ' Coifify, en 1638 : ; '

Ce mesme jour 15 may furent massacrés ' 388 personnes par les ennemis de TEstat le reste prisonnier et le liev incendié.

DEUXIÈME EXCURSION

Chàtlllon- sur-Saône . '

Châtillon [Castellum) , à 11 kilomètres Est de Boue ' bonne, était bâti sur un rocher escarpé et envelopp ' d'une ceinture de murailles et de tours dont on voi encore les restes imposants.

Dès le xii^ siècle, Châtillon avait donné son nom ' une famille de gentilshommes; c'était le siège d'une pré ' voté, et le duc de Lorraine en était haut justicier.

Il y existe encore d'anciennes maisons assez remar quables, et il faut visiter le château actuel, propriét * moderne fort belle et agréablement située sur le cor J flueat des deux rivières.

EXCURSIONS AUX ENVIRONS

La route, qui de Bourbonne conduit à Châtillon, passe près du village deVillars-Saint-Marcellin, et traverse celui de Fresne. Yillars fut le siège de plusieurs seigneuries; on verra avec intérêt l'église dont le style tient du romain et du gothique et qui paraît dater du xi^ siècle.

Un escalier prenant entrée sur la nef latérale de droite conduit à une crypte remarquable dans laquelle sont placés deux cercueils en pierre superposés et qui contenaient les ossements de plusieurs corps ; dans l'un d'eux, on a trouvé deux éperons en cuivre assez semblables à ceux qu'on portait sous le règne de Louis XIII.

Du reste, ces cercueils ne portent aucune inscription, ni aucune date. Celui qui occupe la partie supérieure a son couvercle brisé et présente une ouverture assez grande (environ 0,25 c). Une tradition ancienne, établie dans le pays, prétend que les personnes atteintes de maladies céphalalgiques en sont guéries instantanément quand elles ont mis leur tête dans cette ouverture.

TROISIÈME EXCURSION

Aigremont.

Aigrement (Acer mons) est situé sur le sommet d'une montagne élevée, dans une position autrefois formidable. Son origine remonte à une haute antiquité, puisque, d'après le Père Vignier, son premier seigneur fut Foulques d' Aigremont, qui vivait avant 1080.

Le 15 août 1650, la forteresse fut assiégée par les Langrois, commandés par les capitaines Ducerf et d'Hivert ; elle fut prise le 11 janvier suivant et complètement démolie par les vainqueurs.

Tout ce qui reste aujourd'hui, à Aigremont, des familles puissantes qui l'ont si longtemps possédé, consiste en quatre tombes qu'en 1793 la colère du peuple avait arrachées de leur place, mais qui ont été rétablies, bien qu'un peu dégradées.

BOURBON NE

Sur la première est représenté un chevalier, la téte nue, les mains jointes; un lion est couché à ses pieds; de chaque côté de lui, des écussons portent ses armes, et au-dessus, deux figures d'hommes soutiennent celles des Choiseul. Dans le bas, on lit :

Cy oist hault et pviss.vnt seigneur messire

PhILLIBERT de ChOYSEVL , CHEVALIER DV ROY, SOVVERAIN ET BaRON d'AiGREMONT, ETC., ETC.

Sur la deuxième, une femme, la téte posée sur un coussin, les mains jointes, avec un chapelet à la ceinture et une levrette sous les pieds. C'est le tombeau de :

Dame Antoinette de Fovchyer en son vivant d'Aigremont de Fovchyer.

QUATRIÈME EXCURSION

Abbaye de Morimond .

Au nord-ouest de Bourbonne, à environ 16 kilom., se trouvent les ruines de la célèbre et riche abbaye de Morimond (w?ori mundo), fondée en 1115 par Odolric et Adeline, sa femme, seigneurs d'Aigremont.

Cette abbaye, l'une des q jatre filles de Cîteaux, possédait plus de sept cents bénéfices^ surtout en Espagne et en Portugal ; elle avait sous ses dépendances les • ordres militaires, espagnols et portugais, de Calatrava, d'Alcantara, du Christ, etc., etc.

L'abbé prieur était grand d'Espagne. L'abbaye fut détruite pendant la Révolution, et, de toutes ses richesses, rien n'est resté qu'une faible partie, qui a été transportée à Langres.

Les ruines sont situées non loin de Fresnoy, gros village du Bassigny, dans un pli de terrain qui les cache à tous les yeux. On y trouve encore les restes d'un mur d'enceinte, garni de tours, une porte très-remar-

EXCURSIONS AUX ENVIRONS

quable et des sculptures enclavées dans les murs des bâtiments actuels.

On pourra se faire une idée de la richesse de l'abbaye par le peu qui subsiste : jardins fertiles, magnifique étang, bois giboyeux, tout semblait réuni en ce lien pour le bien-être de ses habitants. <

CINQUIÈME EXCURSION

La Mothe.

Voir la sixième excursion, à l'article Vittel.

SIXIÈME EXCURSION

■ Le Chêne des Partisans.' Voir la troisième excursion, à l'article Vittel.

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