Des exemplaires imprimés ou copiés à la machine, ancien
(1) Il est prudent que l'institut s'assure à Rome, soit par un agent, soit par une personne de confiance, que toutes les lettres demandées aux Ordinaires sont véritablement arrivées à la S. Congrégation. Il y en a qui se perdent en route, ce qui peut mettre l'institut dans l'embarras.
14 A qui envoyer le dossier.
nement ils étaient au nombre d'une dizaine, des constitutions approuvées ou reconnues par l'évêque, pour pouvoir être distribués aux membres de la Commission spéciale préposée (Décis. de 1889) à leur examen. ( "es constitutions devaient être imprimées, ou au moins copiées à la machine à écrire, et la S. Cong. n'admettait point des exemplaires manuscrits, afin que tous les exemplaires fussent comparables entre eux, et d'ailleurs l'imprimé facilite le travail du consulteur. Les langues admises (Normae, § 4) sont le latin, l'italien et le français. Si les Constitutions sont en une autre langue, l'institut aura soin de les faire traduire dans un des trois idiomes ci- dessus avant de les présenter à la S. Congrégation. Maintenant, la Commission spéciale n'ayant pas été rétablie dans la nouvelle Congrégation des Religieux, trois exemplaires, même manuscrits, suffisent.
24 (22). Telle est la liste des pièces à fournir chaque fois que l'institut viendra en cours de Rome demander une approbation nouvelle. Il sera bon d'y ajouter en forme d'appendice, bien que cela ne soit pas nécessaire, la liste des faveurs spéciales que Rome aurait accordées à l'institut ou à ses œuvres ; ce témoignage de la bienveillance de Sa Sainteté ne pouvant être indifférent à la S. Congrégation, et permettant de mieux apprécier celui qui en a été l'objet.
Les différentes pièces de ce dossier doivent être adressées au Souverain Pontife, seul juge de la matière. C'est donc à son nom, et non à celui de la secrétairerie de la Congrégation des Religieux, ou de son cardinal préfet, que doivent être libellées toutes les pièces. On commencera donc la supplique par les mots « Très Saint Père ».
C'est à lui d'ailleurs que doivent être adressées toutes les autres demandes. Le Metkoduê est formel sur ce point, a In kuiusmodi negotiis expediendiSjOmnia referri debent Summo Ponr Ufiei, quin immo, Scmctisêimua /'. A'. Pius PP. /.Y. In a tdientia habita die 22 septembris 1854j mandavit ut in posterum & pUcationes pro laudatione vel approbatione alicuius Institut eonstitutionum confirmatione, antequam quidquam >> S, < ong tione agatur, Summo Pontifici referantur. » < Normae, § 4.)
Ce dispositif n'empêche pas que toutefois l'institut ne porte
Différentes sortes de décrets. 15
matériellement ses constitutions et ses dossiers à la Secrétairerie des Religieux au lieu de les remettre à l'Antichambre pontificale. C'est même ce qu'il faut faire, mais bien que les pièces suivent ce canal, elles doivent néanmoins, ainsi qu'on l'a dit, être adressées au Souverain Pontife. L'institut fera bien de confier à une personne habile et active le soin de s'occuper de cette délicate affaire en cour de Rome, ou la remettra à un agent ecclésiastique qui sera son représentant officiel auprès de la S. Congrégation. Si celle-ci a besoin d'un éclaircissement, elle donne nn ce Vocetur agens », et cet agent, avertissant l'institut de la demande qu'il a reçue, en communique la réponse.