FIN PREMIÈRE
79 (62j. ce La fin première de l'institut est de promouvoir la gloire de Dieu et la sanctification de ses membres par la pratique des trois vœux simples de pauvreté, chasteté et obéissance et l'observance de ses constitutions. » [Normae,
De même que la fin de tout homme est la gloire de Dieu qui nous a créés et mis au monde pour lui, de même la fin de toute collectivité ue peut être que cette même gloire. Ce but primordial englobe et comprend tout sur la terre, et il est tellement clair, si évident, que souvent il est plus sous-entendu qu'énoncé.
Aussi la S. Congrégation insiste principalement sur cette fin considérée par rapport à nous et veut deux choses : la sanctification des membres de l'institut; cette sanctification par la pratique des trois vœux et l'observance des constitutions, nous indiquant ainsi à la fois la fin et les moyens. Déplus, elle insiste sur la séparation qui doit exister entre le but primaire et le but secondaire. On a souvent fait à ce sujet une confusion qui est cause de nombreux inconvénients, a PoUssimum autem cur randum est ut praedictus scopus primarius,qui < st proprio sanctiûcatio, a secundario qui kabetur in operibus propriis institut', praecise distinguatur unicuique sua média explicite tribuendo qui bus assequi poterunt, illum per obst rvantiam trium votorum simplicium in consiliis evangelicis contentorum,etkum (Filles di Marie Immaculée, Vérone, 9 Bept. 1892, :iJ l.) Lee animadversions données aux Sœurs de la Réparation (Milan, le 22 mai 1895, ad 2) mettent miens en évidence le contn
Fin secondaire. r.:;
entre la fin première et la fin secondaire. <( Praefiniendus erit rnàgis exacte scopus primarius a secundario ; Me quipropriam sanctificationem respiciat per tria dicta vota praedieta explenduSj iste qui aeternam proximorum salutem curetper met/ in Instituti spéciale assequendus. » (Voir : Oblates de V Assomption, Nîmes, 10 févr. 1803, ad 2. — Normae, § 44.)
Si c'est une gloire que d'être admis à servir Dieu et observer ses commandements, la gloire est plus considérable quand l'homme, s'élevant au-dessus de la sphère des préceptes, entre dans celle des conseils. Par conséquent, être appelé à la vie religieuse est un honneur et une grâce que l'on ne saurait assez apprécier, et dont on ne remerciera jamais trop Dieu. Toutefois, les constitutions, qui sont l'expression, le code de cette situation privilégiée, doivent s'exprimer en termes modestes sur cette glorieuse fin. ce Finis instituti exprimendus videtur hum ilioribus verbis, et mentio estfacienda de propria sororum sanctificatione. » {Pauvres Servantes de Jésus-Christ, Limbourg, 23 mars 1860, ad 2.)
Mais cette gloire de Dieu doit être obtenue d'une manière spéciale, cette sanctification personnelle a un code qui lui est propre. L'un et l'autre doivent être atteints par la pratique des trois vœux et l'observance des constitutions.
La pratique des trois vœux sépare cet état de tons les autres et place les sujets qui les ont faits dans une classe à part, non seulement devant Dieu, mais en face de l'Eglise. De plus, pour distinguer les diverses familles de religieux et religieuses qui se lient par les trois vœux, il y a l'observance des constitutions de chaque institut. Le but est commun, les moyens pour y parvenir différents et c'est ainsi que l'Église obtient la variété dans l'unité.