‹ Guide canonique pour les Constitutions des soeurs `a voeux simples avec les modifications pour les instituts d'hommesChapitre 1 sur 80 · Guide canonique pour les Constitutions des soeurs `a voeux simples avec les modifications pour les instituts d'hommes · texte numérisé non relu

Guide canonique pour les Constitutions des soeurs `a voeux simples avec les modifications pour les instituts d'hommes

Ce petit manuel ou Guide des constitutions n'a qu'un but ; aider les nouveaux instituts dans la tâche, toujours difficile, de compiler leurs constitutions en leur faisant connaître, avec preuves à l'appui, les textes de droit et les décisions de la S. Congrégation des Évêques et Réguliers rendues sur la matière. A cette fin, on a donné le texte français à insérer toutes les fois qu'il a été possible de le faire. Quand la S. Congrégation, au lieu de prescrire un dispositif, se bornait à signaler un écueil, on n'a évidemment pu suivre le même procédé, mais ces indications négatives sont précieuses, soit parce qu'elles enseignent directement, soit en faisant connaître des tendances dont elles indiquent le danger.

Pour faire ce travail, il n'y avait évidemment qu'une seule source à consulter : les animad versions données par la S. Congrégation des Évêques et Réguliers aux nombreux instituts qui sont venus demander à Rome d'approuver leurs statuts. Dans le Metkodus, inséré ensuite dans les Collectanea de la S. Congrégatio , le Card. Bizzarri avait indiqué et cité une vingtaine de groupes d'animadversions ; d'autres se trouvaient éparses daus les revues, et en particulier dans les Ânalecta Juris Pontificii. Mais le premier groupe n'allait que de 1858 à 18G1, et le second ■de cette époque à 1800. Ces secours étaient insuffisants pour

•Jl'JDE CANONIQUE.

il Préface.

mener à bonne fin cette étude. Il a donc fallu rechercher dans les archives de la S. Congrégation les animadversions remises aux instituts, et ce sont elles qui constituent le fonds de ce Guide canonique.

On remarquera peut-être que ce sont presque toujours les animadversions données aux mêmes congrégations qui reviennent, et on pourrait en conclure que la base sur laquelle s'appuie ce Guide n'est pas suffisamment large, ou encore que son auteur a pu prendre pour règle ce qui n'était qu'exception. La réponse est facile.

D'abord il est clair que les constitutions ayant pour objet la pratique de la vie religieuse doivent appeler à peu près les mêmes observations. Et en effet, s'il avait fallu citer intégralement sur chaque point toutes les animadversions qui ont été relevées, le travail aurait été aussi long qu'inutile et fastidieux. On a donc dû faire un choix dans ces animadversions, identiques quant au fond, et ne citer que celles dont le texte paraissait soit plus clair, soit plus complet. Les citations les plus nombreuses se rencontrent à partir de 1890, époque à laquelle a été instituée la Commission pour l'examen des constitutions des congrégations nouvelles.

Quant à prendre pour loi ce qui n'aurait été qu'une exception, l'auteur, appartenant depuis plus de dix-sept ans en qualité de consulteur à la S. Congrégation des Évêques et Réguliers, a été à même d'éviter cet écueil.

La S. Congrégation désirant que les constitutions, divisées par chapitres, aient des articles numérotés progressivement du premier au dernier, on a adopté le même système qui facilite les recherches et groupe sous un chiffre les phrases qui vont au même but. On a suivi pour l'ordre des différentes parties à traiter celui qui a paru le plus naturel et que la S. Congrégation a maintes fois indiqué elle-même dans les animadversions. Enfin

Préface. m

nne table des matières, dont les indications se rapportent aux numéros du petit volume, permettra de retrouver immédiatement tous les renseignements condensés dans ces pages.

Saint Benoît commençait le prologue de sa règle par ces mots : « Ausculta, Jlli, praecepta magistri. » Ici le Maître c'est l'Eglise, dont on a cherché à recueillir soigneusement la doctrine sans y mêler des éléments étrangers ; c'est l'Église, qui indique aux personnes de bonne volonté le moyen de pratiquer les conseils évangéliques et leur enseigne les voies de la perfection ; c'est l'Église. qui a organisé ces différentes sociétés, et a fixé leurs lois ; c'est l'Église enfin qui les couvre de sa protection et les entoure de sa sollicitude. Aussi peut-on lui appliquer les mêmes paroles : « Ausculta, fili, praecepta magistri. »

Rome, en la fête de la Chaire de saint Pierre à Antioche, 1898.

Cette seconde édition, outre quelques petites adjonctions de détail, contient une partie qui regarde les communautés à vœux simples d'hommes et l'examen des différentes questions relatives à l'admission, à l'ordination et au renvoi des sujets. Elle complète l'étude qu'avait commencée le Guide canonique et qui maintenant s'adresse à tous les instituts.

Rome, le 1(J mars 1900.

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