DE LA FIN DE L'INSTITUT FIN PREMIÈRE
43. (( La fin première de l'Institut est de promouvoir la gloire de Dieu et la sanctification de ses membres par la pratique des trois vœux simples de pauvreté, chasteté et obéissance. »
De même que la fin de tout homme est la gloire de Dieu qui nous a créés et mis au monde pour lui, de même la fin de toute collectivité ne peut être que cette même gloire. Ce but primordial englobe et comprend tout sur la terre, et il est tellement clair, si évident, que souvent il est plus sous-entendu qu'énoncé.
Aussi la S. Congrégation insiste principalement sur cette fin considérée par rapport à nous et veut deux choses : la sanctification des membres de l'institut, et cette sanctification par la pratique des trois vœux, nous indiquant ainsi à la fois la fin et les moyens. De plus, elle insiste sur la séparation qui doit exister entre le but primaire et le but secondaire. On a souvent fait à ce sujet une confusion qui est cause de nombreux inconvénients. « Potissimum autem curandum est ut praedictus scopus primarius, qui est propria sanctificatio, a secundario qui habctur in operibus propriis instituti praecise distinguatur, unicuique sua média explicite tribuendo quibus assequi poterunt , illumper observantiam trium votorum simplicium in consiliis evangelicis contcntorum, et hune per... » {Filles de Marie Immaculée, Vérone. 9 sept. 1892, ad 1.) Les au imad versions données aux Sœurs de la Réparation (Milan, le '22 mai 1895, ad 2), mettent mieux en évidence le contraste entre la fia première et la fin secondaire. « Praefiniendus erit magis exacte scopus primari/ts a secundario; ille qui propriam sanctificatio nem respiciat per tria dicta vota
Fiu secondaire. -1-1
praedicta explendm, iste qui aeternam proximorum salutem curet per média Instituti specialza assequendus. (Voir : Oblates de V Assomption, Nimes, 10 févr. 1893, ad 2.)
Si c'est une gloire que d'être admis à servir Dieu et observer ses commandements, la gloire est plus considérable quand l'homme, s'élevaut au-dessus de la sphère des préceptes, entre dans celle des conseils. Par conséquent, être appelé à la vie religieuse est un honneur et une grâce que l'on ne saurait assez apprécier, et dont on ne remerciera jamais trop Dieu. Toutefois, les constitutions, qui sont l'expression, le code de cette situation privilégiée, doivent s'exprimer en termes modestes sur cette glorieuse fin. « Finis instituti exprime ndus ridetur kumilioribus verbis, et mentio est facienda de propria sororum sanctificatione. » {Pauvres Serrantes de Jésus-Christ, Limboury, 23 mars 1860, ad 2.,