‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 151 sur 471 · CABINET DES GRAVURES · texte numérisé non relu

CABINET DES GRAVURES

n se trouve an rez-de-chaussée de li Pinacothèque, et est ouvert au public le mardi et le vendredi, de 9 h. k 1 h., mats à Tétranger tous les jours , excepté le di« manche, de 9. h. à 2 h. U contient tu delà de 300.000 planches . rangées par écoles, ordre qui rend Texanen et los recherches prompts ^ct fitciles; on le doit i qIc

fni If. rmspeclair BruUiot , ceanaisseur siftni et prâinid. Cette collection cornpreod aiissi bieo tons les preouers chefsd^ttovre <}e toutes les écoles reproduits pcr de bonnes grtvnres, que les feuilles les pltts prédeoses de célèbres graveurs a&cieos et modernes. Il feut avouer cependant qu*ll y a quelques lacunes à remarquer, saitirat par rapport aux anciennes 1 et aux nouvelles écoles

Cabcîet des vases grecs.

Il se trouve de même au rez-de-chausaéa delà Pinaeothèc|ue. Il est surtout riche ee vaies de Voici bien conservés, qui, malgré leur air oeuf , ont peut-être plus de 2,500 ans de date ; ensuite en autres vases de l'ancienDe Etrurie.

La Guttothèque , ou Galerie de

SCULPTl'RE.

1* vestibule. — Il a 48 pieds de large et autant de profondeur ; on y lit quatre inacriptioDS latines.

i* SALLE ÉCYPTIENNE. — NoUSVOyOnS

ici dans ses formes et dans ses motife cet art égyptien qui enbnta en se perfectionnant h belle plastique grecque. Parmi les ■fNNnenlsdes diverses époques de la preaûère antiquité , nous remarquons : deux Sphinx mâUê et eùuehés , en basalte .

mipréiret en marbre noir; VÀntinoiis divinisé , en rosso antico; Y Obélisque de gnnit, 8eméd*hiéroglyphes ; quatre Canopées , ou vaisseaux dans lesquels on recueîflnt Veau du Nil ; quatre pierres funéraires; les sUtoes noires de Thot, Isis et Bons; un prêtre en granit rouge, un Sé- Mi^r» assis; deux groupes de flgures asaises. — Cette salle renferme en outre quelques ouvrages indiens.

3* 8ALLB DES oiGimABLES — Renferme des monuments des premiers temps de Tarteo Grèce ; entre autres des bas-reliefs en teonze, des fragments d*un char élrus- 4iie,traovés^ Pérouse enl812, un beau pied de eandélabre en bronze, une Aphrodite, des ^ttsles de prêtres , celui d'un hMime herbu qn*oa croit être Vulcaio, tooa en style hiératique on sacré.

i« SALU d*Bgine. — Les deux fron-

tons d*un temple de Minerve, découverts dans les fouines d'Egineen 1811, représentent les exploits des Eacides. Dans le fronton oriental : Télamon guidant le combat sur le corps de Laomédon ; dans roGCidental : Ajax , son fils, guidant son char sur le corps de Patrocle. Pallas est debout entre les Troyens et les Grecs. C» quMl y a surtout de frappant dans ces statues, c'est la vérité et la finesse de Texécution, et les mouvement* animés et variés du nu, avec quoi contraste singulièrement le caractère uniforme des têtes et l'air souriant des visages. Dans l'île d'Egine florissait une école qui s'attachait surtout à perfectionner les corps.

50 SALLE d'Apollon. — Renferme des ouvrages d'Athènes , de Corinthe, de Sikyon etd'Argos.Son plus grand ornement est r>lpo//on deBarberiy surnommé le Musagète, en marbre pentclique, et peutêtre d*Agéladès d'Argos, maître de Phidias ; ensuite une Céres en marbre de Paras, uno Pallas et une [/rne funéraire athénienne, en marbre pentélique. Nous sommes ici entourés d'ouvrages de ce style élevé qui se développa à Athènes avant et par Phidias. Un soin particulier est consacré aux draperies.

6<> salle de Bacchus. — Son nom lui vient de œ otie le plus grand nombre des sculptures qu elle renferme se rapportent au mythe de Bacchus : Leueothée portant sur le bras le jeune Bacchus ; vis-à-vis, Si- Une avec Bacchus enfont ; sur un sarcophage d'un travail admirable , les Noces de Baeehus et d'Ariane; deux charmants Satyres s'appuyant nonchalamment contm les arbres, imitations, à ce que l'on présume, de Praxitèle ; le célèbre Faune Barberini, des beaux temps de l'art grec; autre Faune y une Bacchante , un petit Satyre portant une outre , etc. Ensuite, un colossal buste d'Aphrodite en marbre de Paras, une autre Aphrodite en statue, Cérès, un Hermaphrodite ; les iVoce» de Neptune et d'Amphitrite. Les ouvrages de cette salle nous reportent au temps de l'apogée de Vart grec, à l'époîjue de Skopas et de Praxitèle.

70 SALLE des NiOBIDES. — LCS ploS

beaux morceaux de cette sallesonl les deux

sUtoes des Niobidest l*im agenouillé, l'aatre moarant ; ensuite la Médusa Rondaninif masque de marbre appendu au mur ; Clio ; deux Vénus , l'une d'après celle de Médicis, l'autre d'après celle de Gnide; un torse à'Hyalas, statue de fontaine ; un Enfant avec un cygne; deux bustes colossals, Minerve et Rome. — Les Niobides nous offrent encore l'art grec dans sa perfection; les uns les attribuent à Skopas, d'autres h Praxitèle. Quant à d'autres ouvrages, tels que l'Enlant avec le cygne et un Polyphéme tuant un des compagnons d'Ulysse, ils forment la transition de l'art grec à l'art romain, dont ils sont peut-être des produits.

Les deux salles suivantes et les deux petites qui se trouvent dans l'inten'alle ren ferment les célèbres fresques de P. de Cornélius ; les sujets sont tirés de l'bistoire des dieux et des héros grecs

80 SALLE DES DIEUX. — Lcs fresque.«de cette salle comprennent l'ensemble de la Mytliologie. Eros , l'Amour, du centre de la voûte, domine toutes les scènes, les éléments et règnes de la nature

lo Vis-ài-vis de la fenêtre : Eros, dominateur et ordonnateur de l'eau, avec le dauphin. En-dessous , le Printemps avec Amour et Psyché ; plus bas, le Malin avec Aurore«et Tython. Sur le mur, en relief, par Schwanthaler, la Naissance de Vénus au sein des eaux. Tableau principal, l'O céan : Neptune et Amphitrite, entourés de Tritons et de Néréides, écoutent Amphion jouant de la lyre.

2o Eros, dominateur et ordonnateur du feu, avec l'aigle. En-dessous, l'Été, puis le Midi avec Apollon et Daphné. etc. ; sur le mur, en reliels, pjr Haller, le Combat de Jupiter et des Géants , et, comme ta bleau principal, l'Olympe : les Dieux, assembles autour de Jupiter et de Junon , reçoivent dans leur sein Hercule, à qui Uébé présente b coupe de l'immortalité.

30 Eros, dominateur et ordonnateur de l'air, avec le paon de Junon. En-dessous,

la terre, avec Cerbère. En-dessoos , FISver et la Nuit, et, comme mythes s'y rapportant, les Parques , Hécate , Némésis ei Harpocrate. Sur le mur , en reiie& , par Styglmaïer , l'Enlèvement de Proserpine, et au-dessous l'Empire des Ombres: Pluton charmé par les accords d'Orphée lui rend Eurydice.

9« Vestibule. — Peinture du mîliea :

Minerve anime l'homme formé par Promé- Ihée. Lunette droite : Prométhee , enchaîné sur le Caucase, est délivré par Hercule. Lunette gauche : Pandore, auprès d'Épiméthée, ouvre la boîte fatale.

lOo SALLE TROYEiwE. — Cette saOe comprend l'histoire de la guerre de Troie. Au milieu de la coupole nous voyons , comme cause première de cette guerre, les Noces de Thétis et de Pelée, à travers les^ quelles la Discorde vient jeter, la pommf fatale. Ce premier sujet est entouré de quatre autres : le Jugement de Pflris, les Neoes de Ménélas et d'Hélène, l'Enlèvement d*Hélène et le Sacrifice d'iphigénie, eotoaié» eux-mêmes de huit autres tableaux r Achille parmi les filles de Lycomède, Mars et Vénus blessés par Diomède, le Dieu des songes envoyé par Jupiter à Agamenuioo endormi, Paris protégé par Vénus et Amour dans un combat contre Ménélas, Nestor ei Agamemnon éveillant Diomède pour qu'il se rende à l'assemblée , Achille acoordaDt à Priam les corps d'Hector et d*Andromaque.

Fresques des murs : 1^ Achille furieux tire l'épée contre Agunemnon, qui a ait enlever son amante Briséis afin de se dédommager de la perte de Chryséis, reodoe il son père, prêtre d'Apollon ; S» Combat sur le corps de Patrocle, que Ménélas el Mérion cherchent à enlever du camp : les deux Ajax le défendent contre Hector et Énée ; Achille, accompagné de Minerve, apparaît dans le fond ; S» Destraction de Troie : au centre , Uécube et ses filles; à Uurs pieds, Priam mort ; Hélène s'appuie contre une colonne ; Néoptolème lance le

d'autres mytlies qui s'y rapportent , tels

que Diane et Actéon, Diane et Endy-

wion.

40 Eros, dominateur et ordonnateur de

l'Automne et le Soir , entourés aussi jeune Astyanax par-dessus les murs ; les

héros grecs tirent le butin au sort; Cassandre prédit à Agamemnon sa ruine. — Reliefs : le Combat d'Achille contre les dieux des fleuves, et le oombtt près des

BOOTB 318. — DB PARIS A YIErfNE.

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vaisseaiUL. G» excdlents relie£s sont de Schwanthaler.

liosALLËDBsHÉaos. — Les sUtues qui altve&t ici le plus l'attentioa sont celles d« Jaaonj au milieu do la salle, et d'i Uxtindre ; la tête de ce dernier surtout est excellente; les restaurations sont de Thorwaldsen. Ces deux ouvrages peuvent en quelque sorte nous donner une idée de Vari de Ljdppos. Comme monuments de Tari romain, nous avons les statues de Cornfnode, de Néron et d*un Héro* barbu. Il ne &ut pas oublier les bustes de Périclès et de Sacrale.

iâo SALLE ROMAINE. — Cette salle est la plus grande et la plus belle de toutes, Les DOiàtieux reliefs du plafond sont de Sehwanihaler et Styglmaïer, et se rapjiorteoi en partie à l'origine, au développement et au but de Kart romain, en partie à ses plus célèbres protecteurs; ils représentent en outre les douze grands Dieux et lesdonze autorités supérieures de Rome, et enfin douze scènes de la vie intérieure des Romains . Cette salle renferme un grand nooibre de monuments précieux, priucipa- Ismenl de ceux qui peuvent nous donner une idée du goût qui régnait, sous les empereurs, pour tout ce qui peut embellir une , demenie, comme bustes et riches vases de matlNre, candélabres, autels, fontaines, sièges poor les images des dieux, urnes funénires, etc. En £ût de reliefs, nous citerons sortont ceux provenant de sarcophages, et représentant Apollon parmi les Muses, la Lune et Endymion, Vhistoire d'Oreste, Niobé et ses en&nts. La salle contient en notre 19 atatnes et 18 bustes d'empereurs ( Aiiguste, Caracalla, Lueius Vérus), d'impératrices, de {généraux et d'orateurs ( entité antres, Ciceron).

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