‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 152 sur 471 · SALLE DES SCULPTURES PEINTES · texte numérisé non relu

SALLE DES SCULPTURES PEINTES

— L'ouvrage le plus distingué de cette salle est la statue drapée d'une noble Romaine dans l'attitude d'une fileuse ; la tête, qni est dans le caractère de celle de Junon, est nouvelle, et fiit fondue par Styglmaïer d'après le modèle de Tborwaldsen , Nous citerons en ontre une mosaïque antique placée an milieu de la salle, un can<iélabregrec en bronze, les excellents bustes en bronze d'un satyre, d'un athlète et d'une Vénus,

la statue en marbre noir et blanc deCérès, ainsi que les statues en marbre noir d'un athlète, et d'un satyre nommé à tort le Faune , e.KceUent travail du temps d'Adrien.

14o SALLE DES MODERNES. — Nous citerons avant tout les belles statues de Paris et de Vénus, par Cano va, qu'on compteparmi les meilleursouvrages de cet artiste ,. ensuite un Adonis d'une beauté virile, par Alb, Thorwaldsen^ de qui est aussi le bus-> te du roi Louis , alora prince royal ; une Femme nouant ses sandales, par i{. Sehadow ; l'Amour et la Muse, par C, Eberhard\ le buste deTromp, par Rauek; de Winkelmann, par Salv. de Carli; de Pfeffel, par Christen\ dd Napoléon, par Spa/- /a, etd'Iffland, par G. Schadow,

Pour les étrangers munis d'une carte de M. le directeur P. de Langer, la Glyptothèque est ouverte tous les jours ; pour lopublic, le vendredi.

Outre ces riches dépôts, le voyageur pourra visiter les nombreuses collections particulières et les ateliers des nombreux artistes distingués de cette Athènes du Nord, qui tous se font un devoir d'accueillir l'étranger avec bienveillance, de lui donner tous les renseignements désirables sur les objets d'art que renferme Munich. Nous citerons particulièrement MM. Hess, Zimmermann , Eberiiarl , Slieler , Kaulbach, Rothmann, Schorr et l'architecte Schwanthaler. La labrique royale de porcelai-^ laine est à

Nymphenbourg^ où se trouve l'atelier de peinture sur vitres. L'entrée des musées et collections royales est gratuite.

Établissements littéraires et utiles. — L'univeraité avec une bibliothèque déplus de 200,000 vol. ( l'avant-cour de l'université est ornée d'une fontaine en forme d'obélisque ) ; — l'Académie des sciences et ses collections; celle des arts, avec une richo collection de plâtres ; — la Société des arts fondée en 1824, et la Société littéraire, avec un grand cabinet de lecture ; — VEcole mililaire appelée Maison des cadets ; l'école vétérinaire, et plusieurs instituts de travail, d'industrie et d'éducation. — L'institution déjeunes gens; lo chapitre des demoisoUee nob|es ; l'institut

etpensionoat pour les jeunes demoiselles; l'école de chant; collèges ; Vécole pour les pauvres et Thôpital : la maison des aliénés à Gienng\ la maison de correction et de travail au faubourg d'Au ; VIrutilut des aveugles et des sourds-muets^ etc. ; \Éeole polytechnique. C'est à Munich que ftjt inventée la lithographie, en 1795 et 1796 , par Aloïs Senefelder et Simon Schmidt. — Les pinceaux de Munich sont renommés. — Les bain» artificiels de Walbuiigcr. — Le bain de Diane ; le Lilienbad {bains des Lis); le bain dit de santé ; les bains minéraux du faubourg d'Àu.

Divertissements, — Le théâtre royal et national de la cour ; le théâtre populaire dans le faubourg d'Au , où il y a spectacle deux fois par jour en été. — Les concerts et les bals à TOdéon ; — Vacadémie de musiqtte ; la Société philhannonique; la Société de chant; le musée, club composé de 900 membres. (L'étranger peut avoir du propriétaire de son hdlel un iriJlet d'entrée pour trois jours.) — Le cercle de la Gaieté , un des plus grands et des meilleurs clubs de la ville : il y en a plus de 60 à Munich. — La maison où l'on s'exerce au Ur [Schiesshauss); 2 foi res dans la ville et 2 dans le foubourg d'Au. — Les courses de chevaux ont lieu dans les premiers jours d'octobre , sur la prairie de Thérèse; quand le temps est beau , 60,000 personnes y assistent. — Pendant le carnaval (Fasching), des masques parcourent les cafés et les hôtels ; la Fête-Dieu , au mois de juin , peut être comptée parmi les fStes populaires.

Promenades et environs — Le jardin de la cour (Hofgarten) , avec ses arcades décorées de peintures à fresques, qui représentent des scènes de l'histoire de Bavière, et de 28 paysages également à fresque; puis 27 tableaux à la manière encaustique, représentant des scènes de la révolution grecque; le parc anglais, qu'on ne peut parcourir dans sa plus grande longueur en moins d'une heure et demie : il est traversé par plusieurs bras de llsar, et renferme les bains de Diane et de Bmnthal (où l'on a fondé récemment on établissemont pour le traitement par l'eau froide) ; le Tivoli et le jardin du Pa-

radis, et tout près le joli endroit £2em- Hessellohe.

Sur la hauteur de Sendling s'élève la Baiersche-Ruhmeshalle (temple de la Gloire), de style dorique, renfermant 200 bustes de célèbres ùvarois. Devant cet édifice s'élève la statue colossale en airain de la Bavière, de 19 m. de hauteur, sur on piédestal haut de 10 m. Rien de plus gnndiose et de plus splendide que ce monument. — Biederstein , château de plai> sance de feu la reine douairière, à 1 h. de Munich; — Nymphenbourg, châleai royal de plaisance, à 1 h. de Munich ; une belle allée y conduit.

Schleissheim, lieu de plaisance sitaé à 1 mille environ de Munich, fut bâti par !«> lecteur Max-Emmaouel pendant les anaée^ 1701 et 1703; il conticut 205 chambres, dont 47 seulement sont occupées aajeord'hui, et 1551 tableaux, la plupart de peintres vivants , qui ont remplacé les anciens, transportés à la Pinacothèque. Voici les tableaux les plus remarquables :

Vieux MAITRES. — Le Crucifiement, gigantesque tableau d'autel de la chapelle du château , par Tintoretto ; plusieurs grands tableaux d'animaux , par Weemss, quelques bons ouvrages de van Dyck, FyU et RubenSy une longue suite de tableaux bibliques par Otto Veeniu* , maître de œ dernier ; un superbe Clair de lune , pv Àrtus V. d. Neer ; une chambre entière de tableaux de Breughel et de Téniers , entre autres , de ce dernier , la Galerie de Bruxelles; plusieurs tableaux de genre de Brower, Ostade^ P. de Hooghe , et des paysages de VinckeboonHf Everdingen et Eglon V. d. Neer.

Tableaux modernes. — L'Onvertnre du testament, par Wilkie ; l'Entrée du rot Olhon k Nauplia, par P. Hess; les Héros de Troie, par /. M. Wagner, i Rome; l'Allemagne et l'Italie , portrait de T Albanaise Victoria Caldoni, par Overbeeck; le rot Louis dans sa jeunesse, par Àng. Kwlfmann ; la Reine , par P. de Langer ; le prince Charles à cheval , par Stieîer; tableaux de genre par Simonsen , Hamncteher\ tableaux de bataille par Jfonfen et Kobell; paysages par AToc/^, Reinhard, Dillis, Domer, Wagenbauer, Catei ,

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BOinV 316. — DE PARIS A VIBNNE.

Ridorf^ Achenbaeh^MorgemUm , SchelfhmU^ J>. Qvétglio et Burkel; portraits pir KeUerhôfen^ ùurk, et particalièrement ipaT'^tieler(GMibe).

On irouven en oatre à Sehleittheim la pelile oollectioD pvticuiière <ie M. Tinspccienr de la gBierie ; elie se compose de 70 n^ rassemblés i grands frais et choisis avec beaoooq) de goût ; nous la recommandotts ^ toasiesanateurs.

Chemin de fer ^oar Àu(fsbcurg : trois depuis par joar : à 7 h. du matin, 3 h «pfès Bidii et 1 h. du soir.

SiiwMfen , tons les jours pour Augsh»at%, Ulm. Slnttgard, Heiddberg, Stras pour Lindau et la Suisse; pour

Wu^bûaig» Nurembei^ç et Francfort ; pour ■pmdi* le

\ Tyrol et Tltalie ; pour Vienne, par Ubz et Salzbourg, etc.

A partir de Munich la route n*offre que pes iHiitérfit ; nous traversons, à 3 miljes, Paradorf; 2 milles nlus loin, Hohenlinétn^ petit TiUage où le général Moreau défit les Antrichiens en 1800, leur fit 10,000 prisonniers et prit 100 pièces de canon. La raule traverse le champ de bataille.

AuT*(E-niNG. — Hôtel sur la place; on y HWise de très bon poisson — Cette

S le viDe est un lieu de pèlerinage très neoté; des milliers de pèlerins y viennent chaque année (aire leurs dévotions à k Fteiipe Aotre, dans U petite église qui s'élève an centre de la grande place , et dent rinlérieur est richement décoré par les dons des personnes qui ont obtenu leur gjBérieon. Les ccnrs de plusieurs princes baivarois sont déposés dans le sanctuaire , et on lit sur des tablettes d'airain les noms des pèlerins de distinction, depuis Charlemapie jusqu'au pape Pie VI.

Marktl. — G*est entre cette place et Branaaa que la Salza tombe dans Tlan ; ces deux rivières séparent la Bavière de l'Antriche. La douane bavaroise se trouve an vîUage de Simpach^ sur la rive gauche de rinn ; et sur la rive droite , nous trouvons la première ville autrichienne à

BRAUNAU. » Hôiel Traube (la Grappe), où Ton mange de bonnes truites; confortable. — Ici les douaniers impériaux examinent les passeports et les bagages. Braunaa est une ville de 3,000 hab.

SCHARDING — Bôlels : la Poste; Goldenes-Krentz (Croix-d'Or). — Ville frontière de TAutrichc , dans laquelle les passeports et les bagages sont examinés ; elle est située sur la rive droite de Tlnn, avec 5,S00 hab.

Ensuite la route reprend une direction E. jusqu'à

ÉFFERDING, ville très propre, de 6,000 hab. avec un assez joli château. De là nous suivons les rives du Danube , et après avoir traversé quelques fortifications extérieures, nous entrons à

LAMBACH, petite localité , sUtion du chemin de fer de Lini à Gmunden ; la voie de poste et celle de fer marchent parallèlement jusqu'à Linz, passant par Wels, 6 millesen 1 h. 1/2.

LINZ. — HoUls : Goldene-Lœwe (le Lion-d*Or) , sur la place du Marché ; Goldene-Canone (Canon-d*Or), dans la Landstrasse, près la poste; Goldener-Adler (l'Aigle-d'Or) , sur le Danube ; Weisse-Gans (l'Oie-Blanche) , près de la Douane et des bateaux à vapeur.

LINZ, capitale de la haute Autriche, est situé sur la rive droite du Danube. G'est une ville fortifiée par 52 tours communiquant entre elles par des chemins couverts; sa situation est superbe, et elle a de fort beaux environs. Elle communique avec le petit bourg d'Urfahr par un pont sur le Danube de S84 m. de longueur, d*où Ton a une vue ravissante. La place principale ou grande place, ornée de deux fontaines et d'une colonne de la Sainte-Trinité , et entourée de beaux bâtiments. — Curiosités : la vieille église paroissiale, la cathédrale, la maison des Etats provinciaux et V hôtel de la Régence ^ sont les principaux édifices. — L'ancien coHége des Jésuites est occupé maintenant par hi douane et le bureau de péage. V hôtel de ville , te théâtre et le musée Francisco-GaroHnum; Vévêché, le séminaire épiscopal. — Pop.

20,000 hab.

Excursions. — Une des plus intéressantes est à la jolie église de Suinte-Madeleine , d'où Ton jouit d'une belle vue ; le chemin de fer y conduit en 20 min.

Bateaux à vapeur ^ tous les jours pour Vienne en descendant le fleijve,. et le re-

inoatant jusqu'à Passau eiRatisbonne :

voyage agréable et intéressant.

Eilwagen , tous les jours pour Vienne et Salzbourg ; pour Munich, Passau, Ratishonnc et Budweis. — Des diligences traînées par des chevaux vont sur le chemin de fer à BudweiSy en Boliêmei et à Gmun den, dans le Salzbourg.

De Linz à Vienne, il faut compter 22 h, par Teilwagen. Beaucoup de voyageurs prennent maintenant les bateaux à vapeur, qui partent tous les jours. — Prix : 9 fl. et 6 fl., monnaie de convention.

Continuant notre voyage sur la route de poste qui suit la rive droite du Danube , nous traversons bientôt la Traun , sur un long pont de bois à l'extrémité duquel est ElbersberÇf village qui fut témoin de plusieurs combats sanglants, en 1809 , entre les Français et les Autrichiens.

Bientôt nous arrivons à ENNS. -- HôteU : Adler (r Aigle) ; Krone (la Couronne). — Ville de 3,000 hab., sur la rive gauche de TEnns. — Curiosités : la haute tour qui s'élève sur la place du Marché, bâtie par Tempereur Maximilien. Sur une éminencequi domine la rivière, s'élève le château du comte d'Auersperg.

Un peu k droite de notre route, au delà du village de Pen^ing , s'élève le po/a» impérial de Schoenbrunn.

Nous entrons dans Vienne par la Maria hilf-Lines,

MENNE (en ail. WIEN). — Hôtels de première classe : Erzherzog-Karl (TArchiduc-Charies), hôtel à la mode , mais cher, dans une situation centrale, près des théâ> très. Prix : par jour, chambre de 1 fl. à 2 fl. 36 kr.; café, U kr.; thé; 30 kr. ; bougies, 30 kr. ; Kaiserin-v.-Oesterreich ( rCnpératrice d'Autriche ) ; Schwan (le Cygne) ; Wilde-Mann (Le Sauvage); Roemische-Kaiscr ( l'empereur-Romain ) ; Sladt-Loodon (la Ville-de-Londres) ; hôtel de Francfort; tous dans la ville même. Oi est très bien aussi et à beaucoup meilleur marché au Matschakerhof , dans la ville , et au Goldene-Lamm (àl'Agneau-d'Or), dans le quartier de Léopoldstadt; le dernier est surtout fréquenté par les Anglais et les Prussiens, -<- Dans les Hôtels du fau-

bourg : Landstrasse , on rencontre beaucoup de négociants hougroi«, et dans ceux de la Léopoldstadt beaucoup de négociants de Bohême.

A Vienne les tables d'hôte sont ineonnues; on y dine et soupe à la carte. Le prix des plats est marqué en florins et kreutzer Schein (papier), monnaie qui a une valeur bien inférieure aux florins et kreutzer Munz (monnaie) ; l'étranger doit bien prendre garde à cette diflërence , qui fait que le système monétaire de TAutricbe est le plus incommode qu'il soit poesîMe d'imaginer.

Logements. — Les étrangers qui se proposent de faire un plus long séjour dans cette résidence feront bien de prendre me chambre ganiie (Monatzimmer). Il D*y i pas d'hôtels meublés à Vienne; mais ou loue des chambres dans presque toutes les maisons particulières. Vous n'avez qu*à lire les écriteaux que vous verrez aux portes de la plupart des maisons ; on trouve de petits appartements avec et sans meubles, de 5i 30 fl. de loyer par mois.

Passeports. — Le voyageur est obligé de donner son passeport en arrivsoit k Vienne. Maintenant vous n'êtes plus obligé d'aller vous-même au bureau de police, no 5G4 , dans la Spengler-Gasse , près de régli^e Saint -Pierre; un valet de place peut aller demander votre permis de séjour, qui coûte 2 fl.

Les gages d'un valet de place sont de 1 fl 12 kr. à 1 fl. 48 kr.

Bains. — Les meilleurs sont Diana- Badt Léopoldstadt.

Cafés. — Les cafés de Vienne ne sont pas décorés avec la même splendeur que ceux de Paris, mais ils sont aussi fréquentés par les personnes qui aiment le billard et celles qui veulent jouir de la liberté de fumer, ce qui n'est pas permis dans les rues de la ville ; une tasse de café coûte, sans lait, 8 kr.

Les meilleurs cafés sont : le café Daum^ [0 278, dans le Kohlmark ; Neuner, Planken-Gasse; Corti, dans Joseph -Piatz, près du palais, ; et ceux qui sont sur lé Volksgarten,près le temple de Thésée, ele. Restaurateurs. — Les principaux sont :

le Casino, place Mehlmarkt; l'hôtel .de

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BOUTE SiS. — DE PABIS A VIENNE.

rArohidae^bârles. me de Cannthie; le Saairage, rue de CjrinlWe ; TAgneau-d'Or, ftobourg Léop^dsladt ; la Ville-de-Londres, la vuVHte-Francfort.

Chaufeurt. — Les principaux sont Ztnnes ^ ^ Monnaie-d'Or , place Saint Etiecne , n» 625; — Uffenheimer, place SvnlrPieiTe,B«577.

Vienne, capitale de Tempire d'Autriche, est âtuée , dans sa partie ta plus basse, i 175 m. aa-des&os du niveau de la mer. Sa superficie équivaut à 17 millions de mètr, carrés. La longueur de Vienne, de la barrière <ie Saint-Marx jusqu'à celle de Nussdorf, est de 6,500 m. ; sa largeur, en passant d« bout de la Jagerzeile jusqu il la barrière du Hundstburm, est de 5,800 m.

La^nrconference actuelle de la ville avec te» ftubonrgs est de 46,500 m., ou 5 milles 3/4 de poste autrichienne.

Edifices beltcieux. — VEglm métropolitaine de Saint-Etienne (St-Stephaodûrdie), hà édifice gothique, long de 110 m., large de 72 m., offre à l'œil étonné loiites les variétés, toutes les formes du vieil art aUemand, depuis les plus grossières jusqu'aux plus étantes. Sa flèche pymnidate est d'une grande beauté , et de son aoniiDet la vue s'étend sur Vienne et le pays d'alentour. V église de la cour fAugiBtineîgasse, ou des Augustins), dontVinténear, distingué par la noblesse de ses proportiOBs , renferme le tombeau de l'arcàidiiebesse Christine, chef-d'œuvre de Canova ; Véglise des Rédemptoristes ou des Ligoriens, sur la place Maria*Stiegen (escalier de Sainte^Iarie), beau monument d'architecture gothique. La tour, de 60 m. de bsuteur, se termine en forme d'un calice de fleurs, sur lequel s'élève une croix: les vitraux peints de Mohn sont admirables L»*égliâede Saint-Pierre , l'une des plus bdles de Vienne, construite en 800 par Charlemagne ; elle est ornée d'un beau retable du maître-autel et de plusieurs autres peintures ; la chapelle du château impérial, où l'on entend le dimanche la xncAlenre musique d'église ; la chapelle de la eoor y exécute à 11 h. des morceaux des grands omipositeurs. Aux grandes fêtes, la ooor impériale y tient sa procession doienoeUe entre 11 b- et midi ; 1 église des

Capucinst dans le Neuroarkl, avec nn vaste souterrain qui renferme la sépulture des princes de la maison d'Autriche (l'entrée publique et générale a lieu le 2 du mois de novembre) ; Véglise de VUniver^ sitéf fort richement ornée, n'a qu'une seule coupole supportée par 16 colonnes; la superbe église de Charles, au faubourg de Wieden, fondée par Charles VI, en 1713. Les deux colonnes détachées sont entourées de bas-reliefs qui représentent la vie de saint Charles-Borromée ; la coupole et les petits autels, les mausolées de Collin et de Haydn sont dignes de remarque. Outre ces grandes églises, il y a encore à Vienne des églises nationales où l'on proche dans différentes langues ; en voici les noms : l'église des Italiens , l'église des Minorités pour les Slaves, l'église de Maria-Stiegen pour les Hongrois, l'église de l'Ordre de Malte pour les Français, l'église de Sainte-Anne et les chapelles des ambassades. Les Arméniens ont une église chez les Mechitaristes ; les Grecs unis en ont une aussi, et les Grecs non unis en ont deux. — Le temple des protestants de la confession d'Augsbourg possède nn très bel orgue ; le temple des Réformés se distingue par la noblesse de son architecture. Ces deux temples n'ont ni tour si cloches. — Le temple des Israélites est d'un style plein de goût ; belle musique vocale le vendredi à nuit tombante.

Château impérial (Burg-Plalz). — La place du château est un carré oblong de 150 mètres de longueur sur 70 de largeur. Ce château se compose de quatre corps de bâtiments qui environnent une grande cour et deux autres cours d'une moindre dimension, et ils portent les noms suivants : le Schwei%erhof, Vaile du Sud, l'Amalienhofet la Chancellerie de V Empire.

I. Le ScAo/eiser/io/* (hôtel des Suisses), situé à la gauche lorsqu'on entre dans la grande cour du château en venant de la place de St-Michel, fut fondé en 1210 par le duc d'Autriche Léopold VH.

II. L'atie du sud, bâtie en 1600 par Léopold ler, est actuellement habitée par l'empereur Ferdinand I*»".

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