‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 186 sur 471 · LOCARNO · texte numérisé non relu

LOCARNO

DE BEIiliOrZOMi: A TnJkXiADMNO f

Sur le lac Majedr.

De vastes plaines occupent le fond de lai Les montagnes s^élagent au loin , et don* vallée du rem'A entre Belliiizone et le lac {ncnt un caractère grandiose au passage.

dbyGoogk

BOUTE 371. — D'aISOLO A ALTOBF ET A FLUBLBN.

La contrée est merveiHeûsement ealtivée; les eoteaux sont codTerts de vignes ; mais le bas de la vallée est marécigeux et malsain.

En quittant BelMnzone on suit la rive gaoche du rem» jusqu'à Cadena%*o, où on laisse à giuche le mont Centre et la route de Logano. — On tourne à gauche et on arrive à

MAGADINO. -- Hôtel : Il Batello à Vapore (hôtel du Bateau-à-Vapenr), excel lente maison, dans une situation délicieuse ayant vue sur le lac et sur les montagnes; on y est fort bien traité. 11 y a on relais de poste. — Quoique réputé pour malsain , à cause du voisinage des marais du Tessin Ifagadino gagne chaque jour en importance au préjudice de Locamo ; il est le port du Xac Mfgeur.

Tous lesjovrs(sauf le dimanche), entre 5 et 6 h. du matin, il en part un bateau à ▼apeor qui, en longeant le bord 0 du lac, touche à Loeamo , Canobbio , CanarOj /nira, aux îles JSorromées, kBelgirate, Anna et Seslo ,• et revient le même jour en 8 h. ; il gagne l'Isola Bella de 10 h. à

midi, et revient vers S h. 1/2. Les voyageurs pour le Simplon peuvent débarquer leurs voitures à Àrona, pour éviter la douane autrichienne.

On trouve sur le port des bateaux pour &ire de petites excursions sur le lac.

Le lac Majeur (en ail. Lagen See, ilal. LagoMaggiore), bassin magnifique, le plus grand de tous ceux d'Italie, ne touche au territoire suisse qu'à l'extrémité N. ; il sépare la Lombardie des États Sardes. Sa superficie est de 190 mill. italiens carrés; son élévation au-dessus de la mer, de 1 95 m . ; la hauteur des plus hautes eaux au-dessus du niveau ordinaire, 3 m. 55 c. Sa longueur est de 47 m. ital., depuis Mappo, au-dessus de Locamo jusqu'à Sesto (environ 19 1.); sa plus grande largeur, de Mergozzo à Cerro, près de Laveno , est de 3 1. Quant à sa profondeur, elle varie beaucoup : 800 m. entre le rocher de Ste^ Catherine, sur la rive 0., et celui deFarre» sur le rivage E. ; 375 entre Barbe et Bedero ; 248 entre Brissago et Dirinella; 63 entre Locarno et Magadino(l).

D'AIROliO a AI4TORF ET A FJLVraLiEM,

Par le Saint-Gothaed, 44 h. environ. — Grande route.

pelé trémolUe; puis une série de terrasses en zig-zag d'une construction admirable nous conduit à

L'HOSPICE DU SAINT-GOTHARD , édifice triste et massif, construit aux frais du canton du Te$sin ou Ticino, qui a ^lement élevé des maisons de refuge servant d'auberges sur ce passage. Elles contiennent quinze lits , avec des magasins pour les marchandises, et sont confiées aux soins de deux pères capucins.

Airolo(t;. route 366).

Tremola(pont).

Ih

Hospice du Saint-Gothard.

HoKiithalouHospenthal.

Andenaatt.

Wasen.

Amsteg,

SUinen.

Klausen.

Altorf.

D'Airolo , la route très sinueuse suit la vaUée du resnn et longe à droite des montagnes neigeuses d'un aspect majestueux et grandiose. — Plus loin on atteint le Val TrtmoiUk, où se trouve le job minéral ap-

(I) Pour plus amples détails sur la navlgatloD et la descrlptfoo de ce beau lac, v. Guide en Italie^ par Richard et Qobtm, cbea L Maiso*, 3, rue GtarlsUoe, Paris.

dbyGoogk

aOUTE 371. — D*AIBOLO A ALTORP ET A FLUBLBN.

De THospioe on atteint bientdt te sommet du passage da SaiiU^Gcthard, — On appelle ainsi, outre le col que traverse la route, ce groupe de montagnes qui s'élèvent au-dessus de la limite des neiges perpétuelles dans les Alpes : à l'O. , le Fieudo, le Fibia, le Luzeodro, et TOrsino ou UaemspiU ; k TE., la Soreccia, la Stella , le Gopsiset Gotthardhom et la Prosa. Tous ces pics neigeux ont de 2,667 k 3,534 m. de tmut. Ils entourent la partie la plus élevée du passage (2,270 m. au-dessus de la mer) qui forme un bassin long de 1 1. du N. au S. Huit lacs se voient dans ce vallon sauvage; celui de Luskendro seul nourrit des poissons. L'hiver y dure 9 mois; et, quand le vent du S. domine, ily pleut même au mois de janvier. — Le St-Gothard est situé entre les cantons &'Uri , du Valais, du Temn et des Grisons; il donne naissance aux sources du Rfûn , du Rhône, de la Reuss et du Tessin, dans un cercle de i 1. seulement.

Par une autre série de zigzags, nous descendons vers la vallée de la Reuss , nous sommes alors dans le C\nton d'Uri (Pop 4S,000 fcflft.) — Son sol, d'environ 56 I. de surface, n'offre qu'une série de hautes et majestueuses montagnes , de vallées riantes et fertiles.

Le premier endroit que nous trouvons est

HOSPITHAL ou HOSPENTHAL. — Hôtel : Goldeuer-Lœwe (le Lion-d'Or). — Les voyageurs y trouvent toujours des voitures , des chevaux et des extra-postes pour aller en Italie ou sur le Grimsel et dans rOberland. M. Mûller possède un bas-relief très curieux, et un cabinet minéralogique dont il cède volontiers des échantillons. On y trouve aussi du miel excellent.

De là un chemin à mules par la Furca, conduit en 5 h. au glacier du Rhône, et en % h. de plus il V Hospice du Grimsel La route quitte la vallée de la Reuss pour

La vallée d'Urseren , d'environ 5 l.

de long sur 1/i de large ; elle renferme 4 villages et 1,300 hab. , tous éleveurs de bestiaux et fabricants de fromages.

ANDERMATT ou URSEREN ôtal. Orsera),— Hôtels : Drei-Kœnigen, lesTrois-

Rois, bonne maison, bien tenue: on y| magnifique, trouve, outre les diligences, desvmtures

et des chevaux de poste et de selle pour passer la Furca et le Grimsel , pour le voyage de VOberland et des Grisons. — Les voyageurs y trouvent locgours un repas préparé , et la facilité de changer, sans se déranger , leurs billets de diligence pour toutes les directions. C'est un village de 700 hab. et le chef-lieu de la vallée.

A 2 1. 1/2 d'Andermatt, près du lac de VOberalpy se voit la source du Rhin; et au Mutsch, montagne qui s'élève au bord du lac , la vue s'étend jusqu'aux environs de Goire, capitale des Grisons.

Bientôt la route s'engage dans une galerie appelée Urmerloch , ou trou d'Uri ; de 3 m. de haut et 3 m. 33 c. de large. Elle est creusée dans le Kilchberg, que la Reuss sépare du Teufelsberg,

Au sortir de ce passage on se trouve m Pont du Diable (ail. Teufels-Briicke), élevé au milieu du site le plus imposant et le plus magnifique de tout le pas»ge. Ce pool célèbre est jeté sur la Reuss, dans la partie de la route d'Altorf au St-Gothard qai traverse la gorge des Schœllinen ou Schoellenen, en dessous du trou d'Uri, k 1,394 m. au-dessus de la mer.

Notre roule longe toigours la pittoresque Reuss, tantôt sur une rive, tantôt sur Tautre.

WASEN ou WESEN. — Auberge:

Œhr (le BœuO- — Village de 550 hab., sur la rive gauche de la Reuss , à rentrée du Mayentkal , qne traverse la route de Sitsten (v. route 32). Tout près de ce lies il faut payer un droit de 1/2 batz par personne, et 5 ou 6 batz par cheval.

Une descente rapide conduit le voyageur au pont du Pfaffensprung (le Saul da Moine), d'une seule arohe de 30 m. d*o«verture, et entouré de scènes effrayantes.

On voit ensuite quelques jolies cascades formées par des affluents de la Reuss , dont nous suivons toujours les bords jusqu'à

AMSTEG , village du canton d'Un , ao pied du Brislen et de la Windgell, à l entrée de la vallée de Madéran, et sur le chemin du Saint-Gothard. — Hôieh :

l'Etoile, le Cerf. — Pop. 500 hiid.— -Boa guide. — Curiosité : le Pont , ouvrage

ftOCTB 373. — DB MBYBINGBN A BBIENZ.

le Klausen^ monUgoe très élevée avec vue nngoifique : on arrive k

ALTÔRF. —Hôtels : TAigle ; le Lion ; la Glef-d'Or. — En débarquant à Fluelen, les voyageurs vont en omnibus à Altorf, où Ton dîne à midi à la Clef-d'Or, On y trouve aussi, à des prix bien justes , des voitures et des chevaux pour aller au St-Gotkard ou pour d'autres excursions.

Aliorf , chef-lien du canton d'Un , est aitaée k 1/4 de 1. du lac de Wadstetten, au pied du Bannberg ; 1 ,500 m. au-dessus de la mer. — Pop. 7S0 hab.

A 5 kil. plus loin bous trouvons FLUELEN (en ital. Flora). — Auberges . de l'Aigle et du>Batean' k vapeur; la Croix-Blanche, médiocre et chère. Gomme il n'y a pas d'autre route d'ici è^^Luceme, les voyageurs sont obligés de compter sur les steamers. Fluelen, village de 700 hab , à l'extrémité S. du lac des Quatre-Cantons, ou Waldstetlen^ est la station du bateau à vapeur qui va de Luceme à Altorf, et y retourne tous les jours dans la belle saison. Les voitures peuvent y être embarquées.

DE MtAnWllX A HIEYRIMaEIir,

Par le passage du Sustbn, -I-I h. envircm.

De Wasen, on gagne par une route montnense le Mayenlhal, à l'entrée de laquelle se trouve le village de

Maybn, avec une petite auberge.— Bientôt une montée assez rapide , où se trouvent quelques chalets, nous conduit au sommet du Passage du Susten, 2,300 m.

an-dessus du niveau de la mer. La vue s'étend sur les chaînes déchirées et les pics aigus qui entourentle Jfayen/Aa/, et o£fre au panorama des plus pittoresques.

Une descente escarpée , nous mène au Glacier de Stein , dont l'aspect est des plus remarquables. Après les chalets on arrive k Gadmen (Gadmenthal) , village d'environ 600 hab., avec une auberge

médiocre. La roule que nous avons suivie jusqu'ici n'est qu'une route k mulets qui devient carrossable k Gadmen, jusqu'k

MEYRINGEN. — HôteU : le Sauvage, botf ; Baer (l'Ours), passable. Ces maisons' ont* été désertées pour VHôtel du Reichenbach, situé de Vautre côté de la vallée. On trouve encore une bonne auberge de ce côlé^i. c'est la Couronne.— Jfcyn'nflfen, chef-lieu du Va/ d'Hasli^s^v la rive droite de l'iiar, contient environ 700 h. On vante beaucoup ses côtes boisées et escarpées , couvertes de nombreuses cascades, et çk et Ik- couronnées de quelques pics neigeux. Il y a la des beautés de premier ordre.

DE ]IIimEI]¥«i:]V A B1UEM2*

5 b. -15 m. — Boute de chars.

Eisenbolgen.

Pont sur TAar.

Chute du Falcherenbach.

Balme

Unter-der-Heid.

GbotederOltschibach.

Pont de Wyler (chemin du Brlinig) . iO i Pontsur leGurgen. 40

Kienholz. 15

Pontsur le Glysibach. 10

Tracht. 15

Baienz. 10

dbyGoogk

ROUTR 371.

DE DRIENZ A INTBRLACRBN.

Une boDoe route à chars noua conduit fordt. Le chalet offre au voyageur an meildans la vallée inférieure de l*Aar que nous leur gîte que le Faulhom ; le dtoer et le Ut traversons pour gagner la rive gauche, un sont assez bons. Cette sommité est plus peu aU'deU de Meyringen; puis nous re- élevée que le Righi, mais pas aussi htdte prenons la droite un peu avant son embou* que le Faulhom ; Tensemble de son pa-

chure dans le Lac de Brien%. De là , on voit sa rive gauche, couronnée de montagnes que domine le Faulhom ; cette scène est très imposante. — En suivant le rivage N. du lac, nous arrivons à

TRAGHT, peut village situé sur les bords du lac et au pied d'une colline élevée ou mène un bon sentier , et qui offre une vue admirable sur le lac , sur les montagnes de la rive opposée , et sur la la cascade qui en descend , une des plus belles de la Suisse. — L'hôtel de la Croix- Blanchej à Tracht, jouit d'une réputation bien méritée. La vue dont ou jouit du balcon est de toute beauté. Le propriétaire tient è la disposition des voyageurs de bons chevaux de sdle, ainsi que des voilures et des bateaux.

BRIENZ, — Auberges : Bawr (l'Ours) , excellente : on y sert des /o//e« renommées; VVeisse-Kreutz (la Croix-Blanche), très propre. — Ce petit village, à l'extrémité orientale du lac , au pied des montagnes, n*a de remarquable que sa belle situation , sa vieille église et son voisinage de la chuU du Giesbach.

Ascension du Rothhorn. — - Le voyageur ne doit pas quitter Brienz sans gravir le Rothhorn t le point le plus élevé de la chaîne qui court au nord de Brienz , d'où la vue est presque aussi belle que celle du Faulhom : la montée est facile et peut s'effectuer en i h., sur une mule en 5 h., et en chaise à porteurs en 6 h. Du point culminant la vue du lac est fort pittoresque, on l'aperçoit à travers les clairières de la

norama est magique. Il fout 2 h. pour «d descendre.

A 20 m. de Brienz, près de Temboiichure de l'Aar , se trouve l'excellent faOtol de Belle- Vue, où vous trouvez des chevaux pour Lungem au prix de 9 f.; pour Uh cerne, 15 f.; une voiture pour la chute dm Reichenbach ou pour Meyringen , 12 flr.

Un petit steamer fait le trajet trois fois par jour entre cette place et Inlerlachen , eo 3 h. 3/4, louchant au Giesbach à chaque voyage ; il appartient au maître de l^hôteL Cet endroit est très renommé pour ses ouvrages en bois sculpté.

Visite au Giesbach. — Le vapeur part en face de l'hôtel de Belle- Vue , et 25 m. de navigation vous conduisent au débarcadère près de l'embouchure du Giesbach, où commence la hauteur escarpée qui conduit aux chutes ; c'est une succession de 1i magniûques cascades qui, du sommet de la montagne , sautent d'étage en étage jusqu'à sa iMse. Rien de sauvage ne Tealoure ; ses verts gazons et ses bois touflbs complètent l'aspect riant et pittoresque de cette scène.

Sur le sommet voisin s'élève l*hdlel da Giesbach, rendez-vous des voyageurs , et où l'on est fort bien traité. On y trouve des guides pour le Faulhom , et des bateaux pour explorer le lac.

On trouve aussi au Giesbach de beaux ouvrages en bois sculpté. D'ici un sentier conduit au sommet du Faulhom en 5 h.

de marche.

DE BRIEBTZ K OTTERIiACHEM 9

Par ]e lac de Brienz.

Service des baleaux à vapeur en /îsceibre, tous les jours 1 fois, 1 h. 1/2; — de Vhôtelde Bellevue. d'Interiachen, à 10 h. 3/4.

Départ de Brienz, en juin et en seplem-| Départ de Brienz en juillet et août, tous

dbyGoogk

ROUTE 375. — DE MBTRINGBN AU GRIMSEI..

les jours 2 fois, 1 h. 1/2, 6 h do soir ;— dlirterlacheii, 10 h. 5/4 malio , i h. du soir. — Premières , 2 fr. ; secondes 1 fr. — i h. 1/2 environ de navigation.

Le Lac de Bnen* a 5 T. de long sur aneiwone 1/2 1. de large; il se dirige presque en droite ligne du N.-E. au S.-O. Sa siirûce n'est élevée que de quelques m. au-dessus du lac de Tban, et sa profondeur, dans le voisinage du Giesbach, a été estimée, par M. de Saussure, à 167 m. environ. Les environs de ses rives sont en général riants, majestneux et pittoresques.

La route de terre, suivant la rive N. demande 5 h. 1/i en char; celle de la rive S. pour les piétons , demande 4 h. 1/2.

INTERLACHËN. -^HôteU: d*Interiachen ou Gasthaus, bien tenu , et bonne table; rbôtel de la Jungfrau; la pension du Belvédère; la pension Victoria ; la

Croix-Blanche; la pension Stahli-Ebersold; la pension Oher, qui mérite d'être recommandée pour sa bonne tenue et le calma dont on y jouit. — Interlachen offre peu d'intérêt au touriste ou au voyageur qui ne fait que passer ; cependant sa belle position , sur une petite plaine entre les deux lacs (position d'où il tira son nom), ayant une vue de la Jungfrau, qu'on aperçoit à travers une dépression des Al« pes inférieures ; son voisinage d'un grand nombre de sites trèsintéressants, à proximité de quelques-unes des excursions les plus agréables de la Suisse , et la vie très confortable qu'on y mène avec peu d'argent, ont donné k ce petit endroit insigniflant en lui-mêm^ une réputation européenne, et en ont fisit littéralement parlant une colonie anglaise , car pendant l'été les deux tiers des visiteurs sont de cette nation.

DE lIEYRIMaEJV AU «RIlISEIi ,

7 h. environ. — Chemin de piétons ; il n^est pas besoin de guides.

Pont sur TAlpbach. 5

Stein. 5

Col du Kirchet. 20

Geissholz. 5

Winkel. 10

Grand 10

Ponl sur l'Aar. 5

Im-Hof. 10

BotUgen. 5

Ochistein. 15

Vorder-Urweidi 5

PontdeZubenbach. 10

Hinter-Urweid. 5

Schwanden. 5

Pontrsur-FAar. 5

Benzenfluh. 5

La Schlafplatte. 10

Pont de Benzianibacb. 5

Im-Boden. 10

Aegerstein. 10

PontduSpreitbaoh. 10

GtttUnen. 15

Poat de Tachingelmatt. 25

Pool du Sohwarzbnmaen . 20

Cbute de l'Aar. 5 m.

Forêt de Breilen. 5

Montée. 15

Pont de l'Aerienbach. 10

La Handeck. 5

La UeHe-Piate. 10

Le petit ponl de Bœgelein. 15

Grand pont (G.-Bogeu). 10

BœseSeile. 5

Aelpersulz (chute). 10

Chalets de Roederischsboden. 15

Kessibidmer. 5

Sommerioch (défilé). 10

SpiUbmm (défilé). 10

Pont de l'Hospice. 8

Hospice du Grimsel. 15

De Meyringen la route suit les rives de l'Aar, dans une vallée pleine de belles scènes alpestres jusqu'à

GUTTANEN, dernières habitations d'hiver sur la route du Grimsel. —Ce village , le plus grand de l'Oberhasli , compte environ 100 feux. — Auberge : l'Ours.

ROUTB 376.

DU GBIMSEL A ANDBRMATT.

Une route pénible conduit dans les déserts de la Handeck , au pied de l'Aérienhorn, d'Où se verse à droite VÀerlenbarh^ ruisseau auquel cette montagne a donné son nom. On aperçoit enfin la célèbre

Gatabacte db la Handeck , la ] forte delà Suisse après celle du Rhin.

De là*, vous traversez par un sentier des plus sauvages le misérable chalet de Roderiackaboden, où quelques chèvres pâturent maigrement. Un peu au-dessus vous quittez TAar, qui prend naissance au glacier de TAar à 1 kil. 1/2 plus haut; vous gravissez une espèce de petite plaine couverte de roches éparses, et vous atteignez

L'HOSPICE DU GRIMSEL.— Celte auberge rustique était dans le principe un lieu de refuge gratuit pour le voyageur égaré ou pour le pauvre nécessiteux. Maintenant on y va par plaisir et les voyageurs s'y trouvent à la fois jusqu'à 50. La table d'hôte a lieu à 7 h. du soir. La nourriture est simple, mais bonne, et les prix modérés. Outre environ iO lits, on y trouve tout le confort désirable à 2,554 m. aunlessus du niveau de la mer, loin de toute habitation humaine.

 ro. de l'hospice la source de l'Aar fiert de deux immenses glaciers, l'Oser et

VUnter-Aar. Ce dernier est le plus curieux , et de l'hospice on peut ratt^odre en iO m. La suHace est très uoie , el peut avoir 28 kil. 5/4. — 18 m. de long sur 5 à 6 kil. de large. De son sets s'élève le Finster-Aarhom. Un chemin, construit tout exprès , y conduit à cheval. Ces glaciers sont considérés comme les plus intéressants de la Suisse.

Pour jouir dans toute sa beauté de Grimsel et des pics voisins, ainsi que des glaciers, il faut aller sur le sommet du &delhorn , à droite du chemin qui condol à Brieg et à la Furca. — Du sommet di Sidelhom, 2,800 m. environ, on peut ail» à Oberwalden en 4 h.

Le point culminant du passage do Grimsel t 2,800 m. au-dessus du ni^en de la mer, est à 5 kil. de l'hosptce. On y arrive par un sentier escarpé, indiqué s»lement par de longues perches fixées dau la roche. Sur la crête se trouve un petit lac appelé Todtensee , ou Lac des moris. la le sentier se divise ; celui qui suit le calé gauche du lac conduit par la Mayenwmi au Glacier du Rhône (éloigné d'enviree 2 l.), et au passage delà Furca ; celui de droite va à Oberghe^ehn,

DU GRDISlXi A ABrDERlIATT ^

8 b. eaviFon, -10 b. de marche. — Chemin de mulets.

Aérien. 20 m,

Col du Grimsel. 10

Lac des Morts. 15

LaMayenwand. 45

Glacier du RhOne. 30

Enziamenbrenner. 10

Chapelle de Ste-Pétromlle

(belle vue). 10

Passage de la Furca (2,540

met.) 1 h.

Chalets de la Sidlialp. 1

Realp.

Pont sur la Reuss.

Zum-Dorf.

Pont sur la Reuss.

Autre pont.

Hospenthal Anderm\tt.

Du lac des Moris ^ un sentier rapide el glissant mène au bas de la vallée où se trouve une bonne petite auberge; bientôt nous atteignons l'imposant

GLACIER DU RHONE (v. r. 364.)

De là un sentier gravit le côté E. de h vallée, à gauche du glacier. De ce point li vue s'étend sur cette immense mer de glace.

PASSAGE DE LA FURCA.— Alors ua sentier nous conduit, en grimpante travers

BODTB 377. — - DE HBTRINGBIf A LUCBBRE.

une vallée de Terts pltunges . aa sommet do passage on fourche entre les pics de deux montagnes. De ee point (3,767 m.

au-dessus de la mer), près de la croix qni divise le canton du Valais de celai d'Un, la vue des Alpes bernoises s*o(fre avec tou • •tes ses beautés. Ce sommet qui n'a ni plaines ni plateaux, n*est jamais entièrement dégarni de neige. La descente commence avec la crête , et elle vous conduit dans la

VaUêe âe la Sidlialp , couverte de bons pâturages.

On ne trouve plus d*habitation jusqu'à REALP, petit hameau où des pères capucins offrent des rarralchissements aux étrangers.

De ce lieu , 6 kil. environ pour aller è Hogpenthal, et de là i ANDERMATT {v.

route 371 .

DE HETBIMttEM a IiVCERl^Ey

Par le Bbunig, les lacs de Lungern et de Sariien , -10 h. enviroa.

Rassage du Briinig.

Bruiiigen.

MaisQii de Péage.

Luttgeni.

Kaisenthul.

RUdenz.

Euwyl.

Sachselii.

Samen.

Bizi^olfen.

Kegiswyl.

Scldieiett.

Alpnacu,

C'est k Fahr, un peu au-delà d'Alpnach, que finit la route à chars , qui ne recommence qu'à Winkel.

1 .h. i]2 après avoir quitté Meyringen une bonne route k chars nous conduit au

PASSAGE DE BRUNIG (1,194 m.

au-dessus du niveau de ,1a mer), chaîne qui sépare le canton de Berne de celui d'Uttlerwalden. — De la petite chapelle située k côté, la vue embrasse la belle vallée de Nidwaldeu, avec le Pilale pour couroo nement, et le Lac de Lungern au premier plan. Du soDunet qui domine la verte vallée deHasli, que baigne TAar, le voyageur a oae des plus beUes vues de la Suisse. Il verra sur le dernier plan du tableau les pics gigantesques et neigeux du WeUerhom, de VEigher et d'autres géants des Alpes bernoises.

LA MAISON DU PÉAGE fournit des lits au besoin.

Une pente eu zigzag nous conduit k

BRUNIGEN , village bernois d'une centaine d'habitants.

LUNGERN. — iTd/el: le Lion. — Village du canton d'Unienvalden , situé dans une vallée rcnoantique au bord du Lungerrueet petit lac de 1/21. de long. On y voit une des plus anciennes églises du pays; 6 chapelles, 180 maisons et 1,400 hab.

Lac DE Lungern. — Ce lac formaitautnefois une belle uappe d'eau entourée de bois, bordée de roches, escarpées , mais 500 arpents de terre ensevelis sous les eaux ont été rendus k la culture au moyen de quelques travaux hydrauliques. Les eaux s'écoulent par un canal souterrain long de 464 m. — Nous côtoyons le lac à TE.

jusqu'k

SACHSELEN. — Auberges : la Croix ; le Cheval-Blanc. — Grand et beau village paroissial de 1,550 Ames. — L'élise, bel édifice en forme de croix latine, achevée en 1574, renferme le tombeau, le portrait, les vêtements et plusieurs autres reliques de St-Nicolas de Flue. La route se rapproche du lac et atteint son extrémité N. k

SARNEN, chef-lieu du haut Unterwalden. — HôteU : la Clef; la Poste. — Pop. SySOO hab. avec les environs.

Ce beau bourg est situé dans une vallée romantique , au bord du lac du même

dbyGoogk

BOVTB 377. — DE MBYRINGBN A LUCBBTIB*

nom, et d'où sort la petite rivière d*Aa. La colline dont il est dominé, appelée le laitderberg^ est occupée actuellement par Tarsenal et la maison des tireurs; c'est aussi là que la landsgemeinde se rassemble. On y jouit de la vue de toute la gracieuse et pastorale vallée de Samen. Le bourg renferme environ 150 maisons, une imprimerie, unbOpital, un théâtre et deux chapelles. L Église paroissiale , sur une hauteur, est d'une belle architecture. V Hôtel de Ville est orné de portraits de plusieurs landammans , et de tableaux représentant St Ni colas de Flue.

Après avoir traversé VAa nous suivons, toujours sur une route à chars, la rive gau< che du Melch jusqu'à

ALPNACH.— Forci : du Cheval-Blanc, au Slad, au bord du lac : on y trouve voitures, chevaux pour le Pilate, pour le Righi, pour Lungem. — Alpnach est un village du canton d'Unterwald, situé au fond d'une baie mélancolique formée par le lac des Waldstetten , et à l'embouchure du ruisseau de Melch. Très belle église. — Pop. i^SM hab. — Une m^uvelle route passe par la vallée d'Unterwalden.

Excursion au Mont-Pilate : vastes forêts, scieries, où les pièces de bois sont équarries, au bas delà montagne.

Comme la roule à chars s'interrompt ici, beaucoup de touristes prennent la voie du lac pour la reprendre à Winkel^ jusqu'à Luceme. Trajet, i h. 30 m.; prix, 8batz pour deux rameurs. On peut aussi gagner Stamstcdt, el de là, prendre le Vapeur qui vient de Luceme 1 fois ou 2 par semaine.

WINKEL est un petit village de pêcheurs situé au fond d'une baie du lac de Waldstetten, à 1 l. de Luceme, et où on débarque en venant d'Unterwalden.

LUCERNE.— Hôtels: Schweizer-Hof; le Cygne, grands et beaux hOtels au bord du lac, avec vue magnifique, table d'hôte à 1 h. et à 'I h. ; le cheval- Blanc, excellente maison très fréquentée ; le Corbeau ; les Balances, bel établissement situé au bord de la Reuss, avec vues magnifiques; l'Aigle-d'Or, restauré à neuf, beaux appartements : pension /. Aesehmann^ grand et bel hOtel, admirablement situé sur le bord

du lac , Tifl-À-^ da b stitioB dn fattan k vapeur, table bien servie et prix modéréi. LucERNB , capitale du canton et Vw des tr^is villes où siège la diète, est située à l'extrémité N.-O. du lac de Luceme et sur la rivière de la Reuss qui, au sortir do lac, sépare la ville en deux parties. Sa population est d'environ 5,000 hab. , tous catholiques , excepté 200 protestants. — Luceme n'a d'importance que par les beaux sites qui l'entourent; assise au bord d'un des plus beaux lacs de la Suisse , entre deux monts gigantesques, le Pilate et le Rlghi , avec la vue des cimes neigeuses des Alpes de Schwyt% et d'Engelberg , rien ne manque aux beautés qu'elle présente au voyageur. — Curiosités : ses ponts très nombreux et très longs, le plus bas, ou Miihlenbiiicke (pont du Moulin), orné de peintures représentant la danse des Morts ; le second , ou Ancta- Briicke (pont de la Reuss), est le seid qd ne soit pas couvert et sur lequel passent les voitures; le pont supérieur, ou ÈapeU" Bruche (pont de la Chapelle), couvre obriquement Vemboucbure de la Reuss ; aux piliers de bois qui supportent la couverture de ce pont sont appendus 77 tableaux qd représentent la vie el les actions de St Léger et de St- Maurice, patrons de Luceme. Le Hofhrucke , le plus long de tous , n*a plus, depuis 1835, que 360 m. et est omé de 238 peintures sur bois , sujets tirés des Si« Ecritures. Il offre une très belle vue sur te lac, les Alpes, le Righi et je Pilate. — Edifices religieux. — V Église SainI' iJger^ au Hof, ou la cathédrale, fondée en 695. Dans le chœur, le Christ au moni des Olives , peint par Lanfranc. L'Eglisê St-Pierre, de H73; Y Eglise de* Jésuites, de 1667, avec un beau tableau de F. Torriani, élève du Guide, etc. ; VArsenal^ près de la porte de Berne : c'wt m de ces vénérables dépôts qu'on reocootre dans toutes les capitales des cantons ; â renferme des objets intéressants. Le Siaéhaus (hôtel de ville), sur la rive droite de la Reuss, joH édifice de 1606 ; la diète y tient ses séances publiques. Les bibliothèques publiques sont :1 «celle de la Sociélé de lecture ; 2* la bibliothèque de la ville, riche en histoires de la Suisse , et celle des

dbyGoogk

BOfJTB 378. — DE SABKBN A STANZ.

Jésuites. Ubnirie de M. Xav. Meyer, chez qui Von trouve tous les itinéraires de Richard , Ebel et Muiray. — Le plan en relief de la Suisse du général PFyfTer est digne de la curiosité du voyageur. Ce magnifique travail de patience, long de 7 mèi. 35 cent. , et large de 4 met. 33 cent., représente en entier les cantons de Lueeme et d'Unterwaldeo , et en grande partie ceux d*Uri, de Schwytz et Zug, sur réchelle d'un pied pour mille. — Un des objets les plus intéressants de Lucerne est le monument élevé à la mémoire des garde» siiiMea morts en défendant la hmille royale de France , le 10 août 1792 dans le jardin du général Pfyfler, pas tout Il fait âi 1/2 kilomètre en drhors de la porte de Weggis. Ce monument , exécuté par Abom de Constance sur les dessins de Tbordwaldsen, représente un lion de grandeur colossale, blessé k mort par une lance dont le fer est resté dans ses flancs, et défendant an bouclier fleurdelisé qu'il tient dans ses pattes. Ce morceau, sculpté dans une roche de granit, a 9 m. 33 c. de Ion guenr sur 3 m. de hauteur. — Les environs abondent en belles promenades et en points 4e vue magnifiques.

Cantou de LucERN'E. — Bomé au N.

par celui d'Argo^ie, à !'£. parle même et Zitg et Schwytz, au S. par Ûnterwalden et Berne. & longueur est de 12 1., et sa largeur de iO.Sa surflice est de 73 1. carrées, el sa population d'environ 125,000 bab. , presque tous catholiques et parlant alle-

mand, se distinguant par leur probité, leur gaieté et la beauté de leur sang. I^ sol est couvert de champs et de riches pS* turages.

Lac de Ldcbrnb , plus connu sous le nom de Lac des Waldstelten ou des quatre cantons, est un de ceux qui présentent les sites les plus variés et les points de vue les plus pittoresques de l'Europe, particulièrement vers la baie d'Uri; le Guillaume Tell de Schiller en décrit toutes les scènes avec tant de vérité qu'il sera le meilleur guide du voyageur sachant l'allemand. Ce lac est 4i0 m. au-dessus de la mer; il peut avoir de Lucerne à FlUelen 6 1. de long, et 4 ou 5 de large depuis KUssnacht jusqu'à Alpnach. Sa profondeur en divers endroits est de 200 m, .

Moyens de locomotion.— Z>t%cncc«:

En été, tous les jours 2 fois pour Berne, Zurich, Bâie.— Matin et soir, tous les jours pour Soleure, Zug, Schwytz. — De Lucerne à St-Gall, tous les jours à midi, par KiîSMùekt, Artk, Schwyt%, Rothenihurm, Einsiedlen, Riehterschwyl, Lachen: Utmaeh, Sl-GalL

Courrier italien . Tous les jours par le St'Goihard. Prix : de Lucerne à FlUelen, par le bateau à vapeur, 2 fr. 80 rap. de Suisse, i fr. 15 c. ; St-Gothard, 8 fr. de Suisse, 11 fr. 85 c ; Àirolo, 2 fr., 2 fr. 96 c; Bellimone , 70 rap., 1 fr. i c; lugano, 2 fr. 20 rap., 5 fr. 26 c; Chiasso, 2 fr., 2 fr. 96 c.

ROUTE 578, DE «ARMEIV A nTAxm ,

2 h. 35 m. -— Chemin de chars.

PnntsnrlaMelcha. 15 i

Kens. 20

Weiss-<Ehrii. 18

Fortt. 15

Ennenmoos. 15

Le trou du Dragon (à gauche), 30^ Chapelle de Struhh de Winkel-

ried. 10

Stanz. 55

La route incline vers le N.-E. jusqu*à

KERNS, grande paroisse peuplée de 2,200 hab. On y remarque V Église paroissiale, bâtie en 1813 , d'un style léger et gracieux, avec une façade élégante.

Un peu après Weiss-Œhrli, la route offre peu d'intérCt jusqu'à

STANZ, chef-lieu du canton d'Unterwalden, e« 'bi Nidwalden. — Hôtels : la

dbyGoOgk

Page 1