ROUTE 360. — DB DOMO*D*OSSOI.A A MILAN
Do co) au village du Simplon, il y a 8 kil. A rexttémîté du plateau, ou commence à descendre. Après i/i d*h de marche , on laisse à droite l'ancien hospice.
Bientôt le vaUen se rétrécit ; le sol des montagnes est désert et sans végétation peu à peu on voit la végétation s'animer et bientôt après on arrive au village de
SlUPLON (ital. Sempione). — Au berge : h Poste , avec de bons lits et un bon dioer {i ou 5 fr.). Le voyageur attardé est heureux de trouver cet asile, le dernier avant Donuhd'Ossola, à 3 b. 1/2 de marche au moins.
Par une pente bien conduite , la route atteint la galerie d'Algabi, la première du côté de ritalie , puis la gorge de Gondo , une des plus imposantes et des plus sauvagesdesAipes.
Après avoir passé la Dowria sur le poni AUOf une masse imposante de roches donne passage à la belle galerie^ dite de Gondo: c'est la plus longue de la route du Simplon ; elle a 200 m. de longueur.
A la sortie on jouit de l'aspect pittores* que des eaux de la Fracinone^ qui tombe de la montagne au fond du précipice, et qu*on passe sur un poni très hardi. — La route suit la rive gauche de la Doveria jusqu'à
GONDOfle dernier village du Valais, qui consiste en quelques misérables cabanes,
groupées autour d'onhautet singulier édifice de 7 étages.
On entre en Italie par le village sarde de
ISELLA, où l'on trouve les premières douanes. Ce hameau est situé au milieu de belles prairies plantées d'arbres h fruits. Non loin de là, on trouve la cinquième galerie appelée Isella, petite, mais élégante et gracieuse.
ki toute la vallée change d'aspect ; des marronniers ombragent la roule et de sombres forêts de sapins garnissent les montagnes. La dernière galerie se trouve un peu avant Crevola^ où l'on passe pour la dernière fois la Doveria sur un beau pont de deux arches , ayant près de 30 m de hauteur. Les routes à mules de Gries et du Grimsel se réunissent à la route du Simplon à Crevola.
DOMO-D'OSSOLA. — Hôtels : trois grands hôtels, dont celui de la Poste est le meilleur — C'est une petite ville sans importance, à l'aspect tout italien : des maisons à colonnades ; des rues garnies d'auvents ; des boutiques remplies de charcuterie, de macaroni et d'ail; des (lAnenrs, des lazzaroni en bonnet rouge, les jambes nues et couleur d'acajou ; des prêtres en grand nombre, cl des femmes voilées avec leurs mantilles, complètent la physionomie d'une ville d'Italie.
DB Bonro-iromoi^A a imiiAiv,
-15 p. ^/2. — Route de poste.
Yogogna
Baveno.
Arooa.
Sesto-Calende.
Gallarata.
LegnarcUo.
Rho.
Milan.
Après Domo-d'Ossola , plus riantes jusqu'à
la route est des
VOGOGNA. — nôlel la Bella-Corona , propre et prix modérés.
A Gravellona on traverse un petit courant qui sort du lac d'Or/c. et une route qui remonte la rive pauche conduit, en 1 heure 1/2 d'une bonne marche, au hr d'Orta , l'un des plus pittoresques du N . de l'Italie.
De Farioh on voit au loin le lac Ma-
tieur avec r/so/a-lforfre, la plus auN. dos îles Borromées.
dbyGoOgk
BOUTE 360. — DB DOMOD'OSdOLA A MILAN.
BkYWO.'-Hâtel delà Poste, quin'est séparé du lac que par la route; assez bonne cuisine , mais peu conforta)>le et chère. — Le monte Monierone, qui s*élëve derrière le village , offre on des pins beaux panoramas des Alpes, égal, sinon supérieur au Rigi, ayant à ses pieds le lac d*Orta d'un cdté et le lac Majeur de l'autre. Il faut 3 h. pour gagner le sommet, dont les pentes sont, dit-on, infestées de serpents. — Le côté opposé vous conduira à Orta, Sur la rive 0. du lac servant de frontière à la Sardaigne, sont les douaniers qui fouillent rigoureusement toutes les personnes venant de rÂutrichc ou de la Suisse.
Iles Borromées . — En partant de JBaveno on peut facilement les visiter. Le voyageur qui va à Milan peut envoyer sa voiture l'attendre à VEscudaria ou k Streta. De Baveno , un bateau è deux rames aller et revenir , coûte 5 fr. pour deui heures ; au-deU de ce temps, il faut ajouter 50 c. par rameur et par heure. — Le bateau II vapeur touche aux îles tous les matins vers 9 n. en allant à Sesto , et en revenant, vers les 3 h. après midi; de sorte qu'en partant de bonne heure de Baveno, on peut les visiter et regagner Seêto dans l'après-midi.
Il faut 25 minutes pour aller en bateau de Baveno ï hola-BeUa, passant tout près de V Isola de gli Pescaton.— Pour la description de ces îles, v. ITALIE.
Au sortir de Baveno, la route soit le bord du lac, et n'est pour ainsi dire qu'une longue terrasse garnie de bornes.
Au-delà de Belgirate , joli village , on aperçoit la statue colossale de saint Charies Borromée, et bientôt on est à
ARONA. — HôtelU Poste, sur le bord de l'eau ; assez bon. — C'est une ville an-|
ser. La ronte du Simplon suit la partie haute delà ville : le bateao s'arrête ici deux fois par jour; on y embarqoe des voitures.
La principale église, celle de Santa- Mariât renferme un beau tableau àeGaudemio Ferrari, représentant une Sainte Famille, avec des volets ornés de figures de saints et du portrait d'une comtesse Borromée qui en fit don ï l'église. — St Chartes Borromée naquit à Arooa en 1 538 .
A i/2 h. de marche de la ville, sur le sonunet d'une coUioe , on trouve la statue colossale de saint Charles Borromée , ayant 22 mètres de haoteur, et placée sur un piédestal de 13 mètres. La t6te, les mains et les pieds sont fondus; le reste de la statue est fonnée de feuilles de cuivre battues , arrangées autour d'une masse de maçonnerie qui soutient tout le monument. — La vue des pics neigeux do mont Rosa, prise de la partie inferienre do lae Majeur, est magnifique.
SESTO-CALENDE, où on ne trouve pas une bonne auberge. — Ici les passeports sont strictement examinés. — Cette petite ville est située sur Ui rive gauche du Teann , juste à sa sortie du lac Majeur. — Curiosités : Y église San^Donato, joG édifice du moyen-àge.
Un bateau à vapeur part tous les jours, excepté le dhnanche, k 1 h . pour l'autre bout du lac, s'arrétant i Arona , et passant par les îles Borromées; il correspond avec les omnilnts de Milan.
Nous voici dans la ffrande plaine de la Lombardie, traversant des avenues de mûriers, des haies d'acacias, et des vignes ao milieu d'arbres fruitiers. Cette contrée est extrêmement fertile, mais d'un aspect monotooe et sans intérêt.
Nous arrivons à Milan par l'areo del
cienne, de 4,000 hab., avec un petit port Sempione (l'arc du Simplon), commemé sur le lac, défendu par des murailles. La par Napoléon, et terminé en 185$. principale rue, où se trouve l'auberge, est MILAN (v. Italie), si éttoite, qu'une voiture seule peut y pas-
BOOTB 361.
DE VISP A CHATILLON.
Cascade de la Tonrnanche.
Plaioe.
Pont de la Tournanche.
LaPraz.
Grépin.
Pont sur la Tournattche.
Tcumanche.
€réte.
Les Moulins.
Les Clous.
Ussins.
Chéseaux.
DE TISP A CHATIIXOM ,
Par le ilonlr Cervin (Matterhorn) , 24 ii 25 h. — H faut un guide et 2 j. Aj'l de marche.
ImEielen. 15 m.
Niederiisosero* 15
Niewcbrtlck. 15
Stalden. 40
MbbleDbach.- 15
Kalpentran. ^
Kipfen. 15
PontsurlaVisp. 15
Deuxième pont. 45
St-Nicolas. 15
PoolsurlaVisp. 15
Zenschwidero. 15
Herbrigen. 45
Zwichel. 15
Gasenried. 10
Grossberg. 15
ImLerch. 15
Randa. 10
InderWild. 15
Cascade. 5
Tasch. 20
Taschberg. 20
Pont sur la Visp: 45
Etables. 20
Etables. 15
ZenDatt(Prab0rgDe). 45
BUUen. 50
Zum-See. 5
HerrmaUchen. 15
Im Bodeo. 10
Stables. 15
PofltsurlaVisp. 45
GbcierduMatterborn. Ib. 25 Cime du col de Matterhom
(mont Cervin). 1 40
FortStrThéodnIe. 5 Limites du glacier de Brenil . 2
Lac. 50
EUbles. 50
Cbalets. 15
Chalets de Breuil. 15
Ohaiets de N.-D. des Ermites. 5
Chalets des Hauts-Vents. 1 5
Chalets de la PareUle. 50
Fiema.
Cascade.
La Repasse:
Fulay.
Moulins.
Pont sur la Tournanche.
Deuxième pont.
Serées.
Cavallon.
Chatillon.
Sm
i h. 1/2 environ, et le voyageur arrive à
STALDEN, d*où, en montant parla route i droite, sans traverser le torrent, il gagnele MelUrlhal oii VaUée de S^Mco Uu. La route longe la montagne qui ferme et resserre la vallée , où le furieux torrent descendant de Zermatt roule et écume bien au^essous du voyageur. L'immense arc-boulant nui , s'appuyant sur le mont iïoaa, descend jusqu'au Valais, en divisant la vallée de la Saas de celle de Sainl-Nieolaa, aboutit aux rivières qui les arrosent.
La route de Saint-Nicolas n'est pas aussi sauvage que le sentier sur la valUe de Saa$t quoique pittoresque. On va en 2 h. de Stalden à
SAINT-NICOLAS, le principal village de la vallée; il est agréablement situé au milieu des forOts ; la maison du curé offre un bon accueil i tout voweur.
DB V16P A CHATILLOM.
De Visp on va à Zermatt en 9 h. eov.
Saint-Nicolas est à moitié cheinia. — Ea parlant de bonne heure de Visp, le voyageur peut traverser les glaciers du Cervin le même jour et atteindre les chalets de Breuil ; mais il vaut mieux partir le msttn de Zermatt , traverser les glaciers et atteindre le val d'Àoste à CMtillon le même soir, si on désire atteindre Châtillon de Visp en 2 jours; Tusage est d'aller à Zermatt le premier jour, au val Tournanche le second , et à Châtillon le troisième.
Toute cette contrée est du plus saisissant aspect. Dans la petite plaine de Zermatt située au milieu des plus belles scènes de la nature , entourée de forêts de pins et de
premier endroit habité du Piémont , depuis Zumsee , le dernier village de la Suisse , qui en est éloigné de 9 h. Ensuite, on atteint la plaine de Breuil , d'où se voit encore le majestueux Cervin. Au-dessous de ia plaine de Breuil^ la route , par un dé- Ole sauvage et profond , gagne
Le Val Tournanche , village le plus élevé de cette vallée, composé de nombreuses maisons , entourées de riclies pâturages.— On va de ce village à CbltiUoo, en 6 h. de marche , dans le ravin où roule le Tournanche \ ce chemin est du plus gr^nd intérêt jusqu'à
CHATILLON. Les ponts sont les objets les plus curieux de Châtillon. Celui que nous passons est très beau , d'une seule
vastes glaciers , se trouve le village élevé ^rche , jetée sur un abîme profond ; de ce
nt solitaire, avec sa décente église ; lli rè- {;nent le bien-être et la propreté. Les minéralogistes , botanistes et entomo légistes viennent y chercher des richesses pour leurs collections. Glaciers et vues admirables! 11 y a une petite auberge assez confortable, tenue par des hôtes très polis.
Zermatt est sur la route du Mont-Cervin dont l'immense pyramide semble menat'^r le ciel. Son élévation au-dessus du lit de glace, d'où il semble s'élancer, est de plus de 1 ,300 met. Aucun sommet des Alpes n'égale le majestueux aspect de cette montagne , qui s'élève d'une ligne de glaciers située à plus de 5,100 met. au-dessus du niveau de la mer.
De Zermatt, on atteint le sommet du Cervin, en % h. d'une marche fetigante et parfois dangereuse; mais la vue incessante du majestueux sommet ranime et soutient le courage du touriste.
Du sommet du passage, à 3,ii0 met.
au dessus de la mer, le panorama est magique; l'œil embrasse avec extase une portion des Alpes bernoises , s'étendant jusqu'au Breithorn , au Mont-Rosa et aux mille pics du Piémont : c'est la plus vaste scène des Alpes.
Du sommet , on descend à travers le val d*Âoste sur les glaciers pendant 2 h.; de là , on suit les moraines escarpées, molles et marécageuses, d^une descente difficile, pendant deux autres heures, et on arrive aux chalets du Moni-JumorU , le
point on aperçoit, dans le bas du torreot, les restes du pont romain, aussi d'une seule arche , et, immédiatement au-dessus, un autre pont ayant servi plusieurs siècles, mais maintenant abandonné. — Dans le gouffre même , un peu au-dessous da tor^ rent, sont des forges, admirablement situées pour la chute de ses eaux ; un sentier sauvage y conduit. L'aspect des ponts, vus du fond du ravin , est très reœarqoablc.
Voyage au Mont-Rosa. — de Visp a Zermatt.
Il y a à Zermatt une petite auberge de montagne très décente, où on peut passer quelques jours pour explorer la portion sqpérieure de celte vallée remarquable. Les deux excursions les plus habituelles et les plus accessibles sont : !<> l'ascension delà chaîne inférieure , appelée le Reifel , située à l'est de la vallée , d'où la vue se rapproche du Mont-Rosa ; 2» l'excursion au Schwarti See , pour voir de plus près le Mont-Cervin (Matterhorn).
L'ascension du Reifel est une excursion agréable et aisée, d'environ 6 h., et qui peut se faire en partie sur une mule. Après 2 h. 1/2 d'une montée rapide depuis Zcrmatt , le voyageur se trouve au bord d*Qn précipice âpre et sévère, en fece du Bret- Ihorn , mais séparé de la chaîne des Alpes par une profonde vallée qu'occupe le grand Komergletscher. Après 5/4 d*h. d'usé
DB togog:«a a VISP.
montée plus douce, on trouve un autre précipice tout semblable , qui suit la base du pic élevé appelé Reifelhom ; mais celui-ci offre une vue plus étendue , qui commaDde toute la chaîne du Mont-Rosa^ depuis ie Breilhorn jusqu'à son sommet.
Cinq grands ^aciers descendent de la même ramUicalioB des Alpes : le glacier de St- Tkéodule , au-dessus duquel se trouve le passage de Breuil; ensuite Breithorn- Gleischer, ayant deux branches , puis le gheier du MontrRùsa , le KornergletscheTf deacendaot du Komerhom^ au nord du Mont-Rosa. Peu de roules dans les Alpes présentent de plus grandes scè< oes et des points de vue plus magnifiques 1a descente , pour retourner à Ztrmait , est d'environ î h, La route rejoint alors le sentier par où nous avons monté. En faisant on détour de i/2 h , on peut visiter le pied du Kornergletscher, à l'endroit où la rivière s'en échappe; l'extrême beauté do liea mente bien une visite. L'ascension do Schwarti'See demande environ 3 h de marebe ; les dames peuvent aller sur une mule tout le long de la roule; mais la descente, quoique sans danger, est parfois très escarpée et très fetigante.'^Le Sehwart%-See est un petit lac , ou plutôt 00 étang k une élévation de 3,000 m. enviroB , situé sur un des appuis du Maiter hom (Mont-Cervin) ; tout près se trouvé ooe chapelle solitaire. Ce lieu n'a de remarquable que le riche panorama qui se déroôle k la voe. — Le touriste consacrera seulement un ou deux jours à explorer cette romantique chaîne des Alpes , qui semble le rendes vous des riches scènes de la nature; mais BU mitieu de ces vallées aux gras pâturages, de ces rustiques chalets ,
de ces immenses champs de glace , de ces gigantesques formations » le
MoNT-RosA mérite une mention partiticulière; son sommet est à i,63C m. audessus de la mer. On n'y trouve qu'une mauvaise auberge , dont l'hôte est très cau> seur, très poli et fort prévenant , entend un peu la cuisine , et se vante d'avoir 4bons lits. Quelques jours pourraient être bien employés dans celte belle vallée. — On gagne les premières neiges en moins de 3 heures, et 3 h. après un bassin de neige dont on longe la gauche, et on atteint le som« met après 3 h. 1/2 de marche , depuis Macugnaga. Keller lui donne 2,584 m.; co n'est pas assez , si l'on en juge d'après l'absence totale de végétation et les grandes masses de neige qui se trouvent de chaque côté. En 15 minutes on franchit la grande masse de neige, après quoi le sentier continue bien au-dessus du glacier, tantôt sur un sol pavé coupé par les avalanches et les torrents, quelquefois sur des escarpements conûdérables couverts de neige et ihtigants à traverser : le dernier de ces précipices est à 1 h. du sommet. Delà aux cnalets de Destal, 20 m.; à Saas, 2 h. 30 m. en marchant vivement. —De Macugnaga à Saas, 7 h. 1/2. Il faut, pour bien compléter cette excursion, tirer droit à Zermatt par Monie-Fée; et de là à Sion , par VEringerlhal ; mais un tel détour exige 3 h. de marche et un beau temps. On pourrait séjourner aux chalets du Col d'Ollen^ au lieu de s'arrêter au Lifsthal , ou prendre la roule des Cimes- Blanches et atteindre le Lyslhal en un jour, de Zermatt f ou plutôt en 15 ou 16 h. de marche fort active.
DE VOQOGUrA ▲ VISP (Tièse) ,
Par le rai Arzasca, le passage du mont Moro et la vallée de Saas,
20 h. 40 m. (2 jours).
Un guide est nécessaire depuis Macugnaga. On peut se servir de mulet.
Pi^^Mulers.
Gimadi Muteras.
i5 m. ICastiglione. 13 ICalasca.
dbyGoOgk
BOUTE 362. — DE VOGOGNA A VISP.
Anza.
Ponle-Grande.
Banio.
S.-Carlo.
Vanzone,
Borgogna.
Morello,
Ceppo.
CampioIIe.
Morgen.
Pesterana.
Bocca.
Isella.
Tesba.
Stuffa.
Macugnaga.
Perelto
Chalets.
Col du Moro.
Ih. 50
Alp€ du Moro.
Glacier du Moro,
Lac.
Chaîefs de Dislel.
Meigern.
Almagell.
Zwoc.
Saas.
Chapelle de SC-Ântoine.
Balen.
Pontsar laVisp.
Zeschraillen.
PonIsurlaVisp.
Slalden.
Visp.
La Vallée d'ÀtiMsca mène droit au Mont-Rosa; le village de Macugnaga , le plus élevé de la vallée , est à un jour de marche de Vogogna. De là on peut , par le Moni'Moro et la vallée de Saas , arriver à Visp en un jour , ou bien , si on le dé sire , s*arrêter à Stalden , ce qui abrège de 12 kil. Une bonne route traverse cette vallée et nous conduit à Pie de Muleras , puis après a la petite ville de
Vogogna (v. roule 560), au Val d'An- %a8ca , au village de Pie di Muleras et il celui de Cima di Muleras, Le village de Castiglione domine les cdlés richement boisés de la vallée. La vigne prospère dans ces contrées. En se retournant, on découvre les vues magnifiques du val
d'Ossola. — ^La descente au village de Calasca offre aussi de» aspects charmants ; bientôt on atteint la belle Cascade du VtU Bianca , Tune des plus célèbres du Piémont. Puis la vallée s^élargit , et débouche un peu au-dessus dn Ponte-Grande ^d'unt seule arche et d'une effrayante élévation, sur VÀn%a ; deux routes divergent en cet endroit : Tune, par h droite , mène à Banio , vaste village au pied de sentiers qui traversent les montagnes dans le val Sesia. La route traverse Vanione^ village principal de la vallée, puis plusieurs autres villages , et arrive à un défilé étroit et après lequel la vallée reprend sa première largeur sous le nom de Vallée de Pesterana ; c'est un lieu solitaire au fond duquel se trouvent les mises de Pesterana: ces mines sont curieuses à visiter, mais d'un très mince produit ; For qu*on en extrait est combiné avec le sulfote de fer, dans la proportion de 1 kil. de minerai par O grammes d'or environ. — Après les mines, on traverse VÀnMs, puis on franchit une montagne pour passer de nouveau la rivière sur un pont effrayant, et on arrive à
Cahpiole, proche de Cqipo MorelH.
Cesi ici que le voyageur, qui a évité Macugnaga ou Pesterana , arrive , par le sentier qui traverse le Mont-Moro. Les sites de la partie supérieure de cette belle vallée se trouvaient cachés ^ la vue par son extrême profondeur-, mais bientôt le sentier s'élève et atteint un hauteur considérable. De vastes forêts de châtaigniers ei de novers couvrent les collines chargées d*ane riche végétation. Delà chapelle qui se trouve à Cimagorga , se déroule un panorama magnifique qui semble réunir tous les genres de beautés . On trouve à Macugnaga une auberge dont le maître supplée au comfoit par beaucoup d'affabilité. Aucune scène des Alpes ne surpasse l'aspect du Mont-Rasa vu de Macugnaga. L*œil embrasse ses pics les plus élevés , jusqu'à sa base, dans la plaine de Macugnaga. — Le voyageur admire la bonne mine des habitants de cette vallée : toutes les fenunes sont belles et bien dites; leurs regards annoncent la gatté et l'indépendance, et chose reourquable en Piémont, c'est leur extrême pro-
BOOTB S6S. — DB BBIBG A MUNSTBtt.
prcfké. Pis on mendiant n^atlriste cet heu« reox et riant spectacle.
Le Passage du Mono domine bientdt la petite plaine da Macognaga. Le sentier, après avoir traversé une forêt, arrive bientôt aux pâtarages alpins d*où Ton contemple une des scènes les plus magnifiones : toute cette superbe montagne , s'étalant à des milliers de pinis au-dessus et auKlessoos du voyageur» offireun de ces spetacles t]ui ne s*oubl{ent jamais La crête du passage est à 2,640 m. au-dessus de la mer, et peur l'atteindre de Macugnaga, il faut compter 4 ou 5 h. Sur la pente nord des neiges, la descente est d'abord difficile; mais bientôt la route pvée longe d'affreux précipices . hérissés de glaciers descendus des montagnes ; c'est un lieu des plus désolés des Alpes. Apr^ une série de scèaes sauvages, on atteint le pied du Mont-
Fée , couvert de brillantes neiges . puis la Petite-Pinine et le village de
SâAS , commune principale de la vallée , avec une bonne petite auberge tenue par Moritz Zorbrilcken , un des meilleurs guides de la vallée. — La Vallée de Saas, belle et entourée de sites sauvages , peut avoir environ 1 kilomètre 1/2 de long. Ses vertes prairies réjouissent l'œil encore attristé par la vallée .supérieure , et le passage du Moro. — Immédiatement audessus de la plaine de Saas , la vallée se transforme en un déûlé ; les roches , dans le désordre le plus sauvage, indiquent les tristes effets de l'hiver. La roule suit le torrent de la Saas , qui se réunit en avant de Stalden à celui de Matière ou de la vallée de Sainl-Nicolas , et roule impétueusement sous l'arche élevée d'un pont de pierre , d'où U scène est grandiose.
DE BBIl» A HCMSTER,
Pont sur le Rbdne.
Vaters
Pont sur la Massa.
Eglise des Hautes Roches.
Terioen (à droite).
HoeriU.
Pont sur le Rhône.
Bister.
Grenglols.
Pont sur le Rhône.
Deisch.
Laax.
Viesch.
Oberegg.
Muhlibach (à droite).
Bdlwald (à gauche).
Niederwald.
Selkigen.
Biel.
Rizigeo.
Reck^en.
Munster.
En quittant Brieg, la roule remonte le Rhône , tantôt à droite , tantôt à gauche , et traverse
NATERS, bourg de 600 h., avec des bains dans les environs.
MŒRILL. — Auberge : chez M»»© Venatz. — A gauche, sentier pour le glacier à'ÀleUeh. On peut éviter la rive droite depuis Moerill, en continuant le sentier qui raccourcit le chemin ; on laisse h gauche BUter et Grengiol»,
LAX ou LAAX, village paroissial bien bâti avec un pont sur le Rhône haut de 31 m. A quelques centaines de pas au-dessous de cet endroit, les montagnes se rapprochent tellement , qu'elles ne laissent qu'un étroit passage au fleuve. Le site que nous parcourons offre peu d'intérêt. Après avoir traversé Viesch , village de 500 h., JftîAlibach et Biel , on arrive à
MUNSTER, contenant environ 400 h., avec une très bonne auberge : la Croix, — Les habitants du haut Valais forment une race distincte et bien supérieure à celle
dbyGoogk
nouTE 365.
0 OBERGHESTELEN A DOMO'D OSftOLA.
du bas Valais; ils parlent Tallcmand. — Curiofilè : L'église, d'une haute antiquité et d'une belle architecture.
Excursion. — De MœriUaux glaciers d'Àleisch t de Viesch et au lac d'Àlesich, 40 h. environ,
Ried. iOm.
Forôt de sapins. iO
Chapelle. iO
ChaleUdeRied. 40
Sommet de Mœriller-Âlpen. 45
Lac d'Aletsch. 2 h. 30
Chalets de Viesch. 1
Extrémité du glacierde Viesch. 2 Viesch. 1
C'est une des plus belles ascensions de la Suisse ; on peut aller k cheval jusqu'au glacier d'Àletsch. — Guides : Jost, aux Warmen-Brunnen, près de MœriU. On couchera à Viesch , à l'hôtel du Glacier.
ALETSCH Ce glacier, l'un des plus grands de la Suisse , descend de la cime de la Jungfrau , au midi , jusqu'au dessus de la Hochfiuhf où la Massa en sort , et s'avance à 8 lieues au S. E. et au S. 0., dans le haut Valais. Il fait partie de celte mer de glace qui s'étend pr^ue sans interruption sur une sur&ce de 15 lieues , de h Gtmmi au Grimsel.
DE IMnrarSTER au GIiACIER du rhome,
Geschenen. 15 m
Ulrichen. 25
Oberghestelen. 25
Oberwald. 30
Chapelle de St-Nico)as. . 40
Pont sur le Rhône. 30
Glacier du Rhône. %0
De Munster, la route remonte la YtUUe du /{/Kine, jusqu'à
OBERGHESTELEN. —HôUl : du Cheval-Blanc , restauré et meublé à neuf. Célérité et propreté dans le service ; chevaux de selle pour la Furca , le Grimsel , la ► Novena et le Gries. — Avantrdemier village du haut Valais , situé près de la base
du Mont-Gritnsel , et à la hauteur de la vallée d'Urserent 1,367 m. au-dessus de la mer.
OBERWALD, village paroissial d*une centaine d'âmes , le plus élevé de la contrée , 1 ,460 m. au-dessus de ia mer. Le Rhône , dont la source est à 1/3 1., est ici très petit. Non loin de ce village en suivant le Rhône, à gauche de la Purea , nous arrivons au glacier du Rhône , l'un des plus beaux des Alpes, qui descend du flanc du Galensiock et de la Furca. Il commiinique avec une vallée de glaces qui s'étend au nord jusqu'au Gadmenlhal^ k 2,427 m. au-dessus de la mer. A 10 minutes du glacier est nne petite auberge assez bonne
d'OB1;ROHI»TJEIiE]V a BOnro-B'IMMOIiA^
Par lo Gkies, le val Formazza (Pommât) et la chute de la To8a.
Murray compte 12 1. d* Oberghestelen et de Pommât % bonnes h. de marche.
Pont sur le Rhône.
Im-Loch.
Pont sur l'Eginen.
Cascade.
Pont.
Chalet de l'Eginenthal.
Chemin des Serpents.
Ih.
iO
lIOUtB S06. — D OECROfiÉSTEL^ A AlROLd.
4Ôf
Col du Gries.
Glacier du Gries.
Alpes du Grtes.
Chalets de Bettelmatt.
Chai, de Morast.
Chal.deKerindû.
Aufisr-der-Frutt.
Chute de UTosa.
2«chate.
Fratval.
POMMAT.
On soit an seatier à mules non dangereux, quoique traversant un glacier, mais difficile et très fatigant. Le voyageur se munira d*an gnide pour traverser le coi ;• bientôt son oeil jouira des scènes grandioses et sauvages que présentent les vais Àntigorio et Forma%M, que rienue surpasse dans les Alpes. Du côté de Tltalie » à Crodo et à Prima , il y a d'assez bonnes aubeiiges; et de Tun ou de l'autre côté de ces deux endroits, on peut aisémeat , i travers le val Tosa, eagner le canton du Tessin. Pour franchir le passage du Gries il fout une bonne journée d'été; de Grodo i Formait , 6 h., et de il à Obergkesieten, 8 h. Peu après avoir traversé VEyinenUuU et la jolie cascade de 27 m. de haut, on gravit la montée finale du col, d*où on seotier se détache vers la eauche , e< conduit par le Passage delaNufenen à Àirolo. Ici ia végétation cesse , la neige commence , et enfin le glacier termine la vallée ; il fiiut environ 20 m . pour le traverser; le sentier est indiqué par des per-
ches enfoncées dans la glace. Le' Commet est de 2,5ii m. au-dessus de la mer. — Quand le temps est beau , on jouit do ce point d'une vue ma^poifique des Alpes bernoises.— La partie supérieure de fa vallée piémontaise de Forma%%a ou Frutval, présente quatre étages ou pbleaux distincts » séparés les uns des autres par do profonds escarpements. On y trouve quelques pauvres chalets. Avant d'atteindre le plus haut plateau , on traversa la Toccia ou Tosa , rivière qui descend du hsut de la vallée , et bientôt on atteint les chutes de la Tosa, qu'annonce de loin le rugissement des eaux. C'est une des cataractes les plus remarquables de la Suisse par son volume d'eau , qui n'est inférieur qu'à celui de la chute du Rhin à SchafiQiausen. La longueur des chutes présente un développement d'environ 554 m., mais la perpendiculaire n'est que de )67m.
FRUTVAL est situé sur le 4« plateau , on n'y trouve ni bon gîte ni bonne table. Plus loin est le village do
WALD ou POMMAT ou FORMAZZA.
Tous les habitants de la partie supérieure de la vallée sont Allemands d'origine et de langue. — La route longe la Tosa, tantôt à droite , tantôt à gauche , à travers de riches vallées et nous conduit à
GRODNO , village où se trouveut une bonne auberge et la douane sarde ; à
CRËVOLA , nous rejoignons la roule du Simplon , ei de là à
DOMO-D'OSSOLA. (v, route 559).
D'OBEBCHESTKIiKNr a JLIROIiO ,
Par la Nofenes, 9 h.
Chalets d'Eginen.
Col de la Niifenen (Novena). 1 All'Acqua (hospice etauberge. 1
ROBGO.
Bedretto.
ViUa.
Fontana.
Pont sur le Tessin.
AlROLO.
Sentier de pied. Il gravit le val d'Eginérit mais , mais avant d*atteindre te glacier de GrieSy tourne à gauche et.traversanl la chaîne de la Nûfenen , on Niifaînen 9,4y.O m. au-dessus de la mer, descend
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nOUTE 36f . — D*AlfU>LO A BBLLIlfZONE.
dans la vallée de Bedretto, Alors on suit l'un des bras du Tessin , jusqu'à
L'hospice all'Acqua > refiige pour les voyageurs, à 1,677 m. au-dessus du niveau de la mer. — De ce point , un sentier traverse la vallée pour aller aux chutes de la Toccia ou Tosa , dans le val Fomwa- %a'. En raison de son élévation , le val Sedreito n'offre qu'un climat inhospitalier BEDRETTO est son principal village De Fontana , un sentier vous conduit au St-Gothard en 3 h.
AIROLO (ail. Eriels.) — Hôtels : le meilleur est la Poste , tenu par les frères Camossi ; ils font le commerce de minéaux et ont des échantillons de choix. Aiolo est situé sur la rive gauche du Tessin rès de la jonction du bras du val Bedrei-
to avec celui du St-Gothard. H eslà 1 , 263 m, auHlessus du niveau de la mer. et ses habitanUi sont Italiens de langue et dliabitude. Airolo doit sa prospérité à sa situation au pied du Saint - Gothard , passage continuel de voyageurs et de marchandises. On peut atteindre le sommet dn passage avec une voiture, en S h.; à pied, par la vieille route , en moins de 2 h. Plusieurs sentiers à mules s'y réunissent : le premier conduit , par le vid Bedretto^ ao NUfenen-Pass et an Gries; le second, par le Lukinanier^ dans les Grisons ; le troisième, sentier d'été, est difficile; il monte le val Canaria, passe la belle chute d'eau de Caleacciay frandiitle Sel- Ue-Grat pour arriver à Andermatten 5 h.
D'AmOIiO A BEIdLIlVJEOMi:,
-H h. environ. — Eoute de poste.
Pont de Canaria.
SUlvedro.
Chute de la Calcaccia.
Pontsur le Tessin.
Piolta.
Ambri Sopra.
Ambri Sollo.
Fiesso.
iO
Dazio Grande (péage).
Polmengo.
Faido.
Cbiggiogna.
Lavorco.
Chute du Tessin.
Giomico.
Bodio.
Poleggio.
Pont sur le Blcgno.
Biasca.
Osogua.
Cresciano
Ciaro.
Pont sur la Moesa.
Belunzona.
Le val Bedretto finit k une petite lieue
plus bas quUiro/o, à l'embouchure dtt valion pittoresque de Stalvedro , défeadn à droite par une tour lombarde du temps da roi Didier. Toute cette portion de la vallée du Tessin , que traverse la route jusqu^k Biesca , s'appelle Val Levanlina, (en allem. Livinen-Thal). Bientôt on passe à
DAZIO-GRANDE est une déchirure dans les flancs du Jfon^P/a/ina(Platifier}. Ce lieu est le plus pittoresque de la route.
Le voyageur continue les bords du 7e»nn jusqu'à
FAIDO. — Auberges : Angelo (l'Ange); le Soleil. C'est un village de 615 hab. , chef-lieu de la vallée. De Faido il y a un chemin de pied par le Lukmanier k Dissentis, et par Dalpe ï Prado , dans le Lav\%%arathal.
La route alors traverse un désert de pierres et de fragments de roches , et atteint
GIORNICO (ail. Imis). — Hôtel : U Couronne. — Village de 700 hab. Une haute tour, deux églises qui rappellent les premiers âges chrétiens; Sonla- Maria, dont les fondations offrent des trtces d'un fort attribué aux Gaulois, et Té-
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BOUTS 368. ^ DB BBLLINZORB k LUGAIfO.
glise de St-Nieolas du Mira , qu*oo croit avoir été un temple paleu. — Les environs sont très pittoresques.
POLLEGGIO, village situé dans un pays très fertile. — C'est un peu au-delà que finit le Val Levantine à la jonction du BUgno, On traverse cette rivière à laquelle succèdent de sombres forets garnissant les flancs des montagnes , puis on arrive à
BIASCA, avec une £g/âse très ancienne.
Unesuitedepetitescbapelles,ou viaeruciSt conduisent i la ekapelle de Sie-Pétrona/e,d'où la vue est très belle.— A 12 kil. environ an-dessous de Biaacat on traverae la Monat et votre route rejoint celle qui vient du oassagedu Bernardin.
BELLINZONE (\\z\, Belliniona, ail.
Belen%)f capitale du canton du Tessin al-
ternativement avec Lugano et Loeamo, — Bâiels: de TAnge et de la Poste, avec beaux appartements, jolies vues, et prix modérés, près du bureau des diligences; du Cerf. — Pop, 1,600 h.
G*est une ville italienne. Ses rues étroites et boueuses et ses maisons à arcades ; sa position, au point de jonction des routes du St^Gothard^ du Bernardin, de Lugano et de Loeamo sur le Lac Majeur^ en font un lieu très animé et très commerçant — Curiosités : V Église moder»e,avec frçade en marbre blanc : la chaire est ornée de bas-relie& historiques ; plusieurs couvents; l'ancienne A^/tse de Si-Biaggio (St-Btaize), dans le faubourg deRavecchia, en dehors de la porte de Lugano. — Deux routes vont à Milan : l'une par le Lago Maggiore, l'autre par le Lago Lugano.
DE MEMJLWXmONE, A lillGAHO ,
P^r le mont Génère, 6 h. environ, 40 milles ital. — * Diligence tous les jours,
ge situé à la base du mont Cenere. Aux grandes scènes des Alpes succèdent letf plaines riantes et fertiles de Tltalie jusqu'à
MASSAGNO, village formant comme le faubourg de
LUGANO (en ail. LauU). — Hôtels :
Gorona (la Couronne); Albergo Suizzero (l'Auberge-Suisse}. — C'est une des trois capitales du Tessin, la plus vaste et la plus importante par son commerce de transit pour toute l'Italie, et sa population (4,500 âmes). Cette ville occupe une situation délicieuse sur le bord du lac de Lugano. Les collines qui entourent le lac présentent toutes les productions de l'Italie ; de nombreuses villas , ombragées de marronniers , sont disséminées sur les coteaux et le long de ses bords, au milieu de vignes et de jardins. La ville renferme trois monastères et trois couvents de femmes.
La Cathédrale de San-Loren%o , située sur une éminenced'où l'on jouit d'une vue magnifique, a un portail richement orné de
Giobîasco,
Pont.
Camorino (à gauche).
iO
St-Antonio.
Cadenazzo.
Chemin de Magadino.
Mont Cenere.
Biromco.
Tavcme-Sopra.
Taveme-Sotto.
Pont sur TAgno.
Chemin d'Agno.
Cadempino.
Vczia.
Masssffno.
^ipdle.
Lugano.
De Bellinzone, pour monter en diligence
au Cenere, on met 2 heures.
De Bellinzone la route passe au S. par GIUBIASCO, village de 600 bab., avec
denx cglises;-~puis par CAMORINO, villa-
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ROUTE 370. -* DE BELLINZOITB A HAOADÎRO.
sculptures d*après un dessin , dit-on , de Bramante; Santa-Maria-^gli^Àngioli renferme des peintures de Bernardine Luini. Une Crucifixion , dans l'église , et une Madone dans le couvent à cOté, au-dessus de la porte intérieure, sont des ouvrages d*un grand mérite. — Aux environs on jouit d*une des vues les plus belles sur le Mont San^Salvadore. De cette éminence qui s'avance dans le lac de higano à une hauteur de 660 m., la vue embrasse plusieurs autres lacs, plusieurs chaînes nei-
geuses des Alpes , ainsi que le majestueux Mont Rosa , et même quand le ciel est )ur, les blanches aiguilles du ddme de Mian. — Sur le sommet il y a une chapelle et une auberge où Ton ne trouve à boire que de l'eau.
Lac de LuGANo(en ital. Lago Ceretio), situé à 294 m. au-dessus du niveau de la mer, est long d'environ iO 1. sur 1 de large ; il est peuplé d'excellent poisson qo*oo expédie à Milan. — Les promenade» qui le bordent sont charmantes.
DE BiaULIMZOME A liOCARMOy
Sur le lac Majedr , 5 h. 55 m., ^^ m. ital. — Chemin de chars.
berge : Corona(la Couronne). — L'une des trois capitales du re$8m,avec l,700hab.; elle en renfermait trois fois autant avant le XV« siècle. Elle est délicieusement àtuée au bord du lac, sur lequel elle forme un petit port, au pied d'une colline surmontée de l'église de la Madona del Sassa, et à l'entrée des vallées convergentes du valKeruuca,de Maggia^û'Onsemone et de Centovalh. Ce dernier endroit est bien rarement visité par les voyageurs. So climat, sa végétation, son ciel, son peuple La route traverse un pays riche et sou- superstitieux et fainéant, tout y est italieo; vent pittoresque, d'abord sur la rive droite les bosquets d'orangers et de citronniers, du Tessin , puis sur la rive nord du Lac les hauts clochers blaucs et les chapelles Majeur, au-delà de perchés sur les flancs des collines, se d^
GORDOLA, village au milieu d'un pays tachant parmi les treillages des vignes et très fertile et très pittoresque. — On passe se mirant dans le lac, tels sont les traite la Ver%asca sur un pont magnifique, haut saillants de ce paysage tout italien, quoiqae de iO m. — Bientôt on atteint sur le territoire suisse.
LOCARNO (en ail. Lugganu) — Au-
Pont sur Tessin.
Carasso.
Pont.
Sementina
Gudo.
Gugnasco.
Gordola.
Pont de Verzasca.
Tenero.
Minusio.