BOUTE 410. — DE BALE A SOLBURE
Wallenbonrg.
Lan^enforack.
Ruines de Falkenstein.
Wolfgang.
Ballstall.
Innere-KIus.
Aossere-Klus.
Chemin d'Oiten.
ih.
SO
Uinites des cantons de Soleure et
de Berne. 5
DnrrmUhle. 15
Nieder-Bipp. 5
Obei^Bipp. 40
Wiltlisbach. 15
Attiswyl. 15
Neuhaus. 10
Foret. 10
Cloître de Ste-Catherine. 55
Soleure. 5
Au-delà de Uestall , la vallée se resserre et prend un caractère très romantique , surtout après avoir passe les Bains (îel^uiendor/', établissement très bien tenu
WALDENBURG , peUt \nllage de 600 hab., au S., au pied de la montée du Ober- Hauenstein. A l'E., sur le sommet, on voit les ruines d'un château et une cascade de â5 m. de haut, appelée Iftifu^eW». La route sur ro^er-lîawc/i.siem, jadis si difticile et si escarpée , a été beaucoup améliorée. Il ne faut pas plus d'une heure pour arriver au sommet ; mais pour le traverser, il faut payer un droit de t\ batz (environ 5 f.) par voiture à deux chevaux.
BALLSTALL. — UôieU : Rœssli (le Cheval ; — Lœwe (le Lion). — Village dans une belle situation » au milieu d'une vallée délicieuse , qu'arrose le limpide ruisseau de Dûnnerrit ^ la base méridionale du Hauemtein , et orné drs plus pittoresques débris de manoirs féodaux. On va visiter les imposantes ruines du Château de Falkenstein, à l'embranchement des deux roules de Bâle. Un peu au-dessous de Ballstallf la roule traverse le curieux et romantique passage de Klus , c'est une déchirure qui sépare cette chaîne du Jura du sommet k la base. Près de Klus , la chaîne neigeuse des Alpes se déroule gracieusement à l'œil du voyageur : ce passage Hnil audelà du petit village d'
AUSSERE-KLUS , et la route alors descend dans la vallée de VAar.
SOLEURE (Solothum, alL). Bôttl :
Krone (la Couronne) ; — la Tour-Rouge ;
— le Cerf. — (corriïption dn mot Saint- Ours), est la capitale du canton de Soleure, dans une jolie situation sur VAar, au pied d'une des ramifîcationsdu Jura; elle compte 4,600 hab. C'est en général une ville triste , sans industrie et peu commerçante.
— Curimlés : la Cathédrale de SiitU- Ours , soldat de la légion thébéenne , ornée de fontaines ; c'est un vaste et bel édifice de style italien moderne , terminé en 1773. On y voit une Cène, l'Assomption de la Vierge , et un Saint Thomas attribué à Domenico Corvi ; Jésus sur la Croix et la Résurrection , deux ouvrages recommandables de Jos. Esperling. Le maitre- autel est en marbre, d une seule pièce.
11 faut voir un missel manuscrit du temps de Charles Martel. V Eglise des Jésuite»^ consacrée en 1689, et à la construction de laquelle Louis XIV contribua pour une somma de 400,000 francs. Au-dessus du maître>autel est une belle Assomption de
12 pieds de haut; le Christ en Croix est attribué à Holbein. Les dépouilles de Kosziusko reposèrent dans cette église. L'Eglise des Franciscains, incendiée en 1495 et reconstruite en 166i ; quelques bons tableaux, un entre autres, au-dessus du maître-autel , qu'on attribue à Raphaël » et les tombeaux de plusieurs ambassadeurs français. V Eglise de St-Etienne , ancien édifice , appartient maintenant aux Réformés. L'Eglise des Capucins , hors de la ville , dont le tableau du maître-autel est fort estimé. La Tour de l'Horloge (ZeiU glockenthurm), sur la place du marché.
V Arsenal renferme la collection la plus complète de cuirasses , 2,000 environ; — VHôtel-de-Ville a de bons tableaux , on y admire l'psralicr tournant ; à V Hôtel dn Gouvernement , on remarque divers morceaux du célèbre sculpteur Eggenchwyler, qui , en 180i , remporta le premier prix à Paris. La Bibliotlièque de la ville \. sède 10,000 vol.; le Cabinet d'histoire naturelle est très riche en pétriGcations. A 3kil. au N. de Soleure , au-delà du village de StrNicolas, au bout d'une jolie
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ROUTB 411. — DE SOLBURB A BERNE.
vallée entoarée de rochers « ombragée par de beaux arbres , et arrosée par les eaux limpides d*uo ruisseau , on trouve la Ckapelle et VHermitage de Sainte Vérène.
L*accès en a été rendu facile par les émigrés françùs qui , aux premiers symptômes de U révolution , y cherchèrent un asile.
Le Weissenstein. — Une excursion intéressante est celle qu'on fait au sommet du Weimensiein , montagne située immédiatement derrière la ville : elle en est éloignée d'environ 5 1. 11 faut 3 h. pour atteindre le point culminant , auquel on parvient par une route accessible aux charsà-bancs , quoiqu'un peu escarpée, en traversant les vQiages de Langendorfei de Oberdorf, La ville de Soleure a fait construire à ses frais un hôtel et maison de bains sur le plateau de la montagne. L'hôtel peut fournir environ 50 lits; le service, en général , est bien fait. Les prix sont :
Soor dîner à table d'hôte , sans vin , 1 fr. -0 rap., ou 1 fr. 80 c. de France; pour le souper, i fr. ou 1 fr. 50 c ; le déjeuner, aoit du thé ou du cafë seul, 50 rap., ou 75 c; les lite , de 8 k 10 batz, 1 fr. 50 c— Lu laiterie de cet établissement est alimentée par 60 vaches qui pâturent sur la montagBe, et qui donnent un lait et une crème aussi purs que possible. L'auberge du Weistenstein , et le sommet encore plus élevé de la montagne nommée Rolhi-Flue , à 3
kil. (2 milles), vers TE., offrent, dans le loinlain , une des plus belles perspectives des Alpes. Ici s'étalent d'imposantes montagnes aux pics neigeux , sur une étendue ^ de près de 200 mil . (plus de 60 l.), commençant au Sentis f à rE. , jusqu'au Mont- Blanc , à rO. Immédiatement vers le point opposé, s'élèvent majestueusement la /tm^;!frau , le Schreekhorn et les autres Alpes bernoises. Dans le premier plan , on aper^ çoit , au milieu d'une scène variée de colUnes boisées et de vertes vallées , les lacs de Morat , de Bienne et de Neuchâlel ; tandis que l'iiar, dont les eaux argentmes baignent les murs de Soleure , serpente au pied de la montagne. Le panorama du Weissenstein ^ dessiné sur place par M. Keller, en reproduit tous les détails avec beaucoup de soins et une admirable fidélité. On en voit un ou deux exemplaires suspendus dans les salles de l'hôtel.
Canton de Soleure. — Ce canton, d'une forme irréguiière , est traversé du N.«E, au S -0. par un chaînon du Jura. Sa sur&ce est de 33 1. carrées , et sa population de 64,000 hab., presque tous catholiques et parlant allemand ; son sol est un des pins fertiles de la Suisse , et on y trouve x^réales, fruits, vins, mais médiocres; chevaux, bêtes à cornes, fromages» etc.
DE SOIiElJIftC: Â BERIVE ,
7 h. environ^
Bibcrist
Ih.
Kreilingen.
Bœtterkindeo.
Fraubrunnen.
JsBgisdorf.
Urtœnen.
Sand.
Papîermiihle.
Kolherhaus.
Berne.
Une diligence fait tous les jours ce trajet en i h. La route traverse VÀar en quittant Soleure , passant près de Zuch-
wyl^ où se réfugièrent les protestants obligés de quitter Soleure, eu 1535. Dans le cimetière reposent les restes de Thaddeus Kosciusko. — Nous entrons dans le canton de Berne avant d'arriver à
B/ETTERKINDEN, grand village sur VEmme , qu'on traverse sur un pont. Nous trouvons encore sur notre route
FRAUBRUNNEN, village d'une trentaine de maisons, avec une bonne auberge , les autres localités n'offrent aucun intérêt jusqu'à
BERNE (tr. route 380).
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ROUTE 413. — DB BALE A NBUCBATfiJC*
Bellach.
Seitzach.
Bettiach.
Grenchen.
Lengnau.
Pieterlen.
Bœtzingen.
ROUTE 4i2. DE tMiiiiiiJRfi A Bnsvms f
s h. — Grande route.
Bd-
En quittent Solenre, la route sait la base S. du Jura , d'où nous apercevons quelque temps V auberge duWeistenstein; nous passons par
BELLACH; viUage catholique du canton de Soleure, contenant une centaine de bttiments, 600 hab. et de nombreux débris romains.
GRENCHEN (Grangeê), village paroissial soleurois , âtué k la base S. du Jura. C'est le plus considérable du canton , il contient 4,iOùfiab. catlioliques. UEglite paroisiiale est une des plus belles de cette contrée. — Tout près du village , se trou vent les Bains de Grenehtn (Granges), k cent m. environ de la route , dans un délicieux vallon dominé par de riantes colli Des d'où la vue s'étend sur toute la plaine de Moral, à'Àarberg, de Buren et de Soleure ; les vallées de V Emmenthal et les montagnes de VOberlatid bernois les formes gigantesques des Hautes- Alpes, couvertes de neiges éternelles, donnent à ce panorama un relief d'une beau-]
té sans égale. Ces bains, dont on l'efficacité , sont bien tenus et les prix i dérés.
BIENNE (ail. BielX Àubergea .
tel-du-Jura , hors la ville , bien teon ; ] ne ( la Couronne) , dans la ville • ment bien tenu et prix modérés, ville est située , à l'entrée de U vadlée de la Sute , au pied du Jura , et à 10 m. environ du lac du même nom ; son tecTÎtoire est couvert de riches vignobles , elle est encore entourée de ses ancâeas murs et de ses hautes tourelles. Sa popvlation, qui est d'environ SyOOO hab.^ est protestente. Au-dessus de Bieone , et sut les deux rives du lac, s'élèvent en ^mptàthéfltre , des terrasses de vignes et de bflis de chênes et de sapins , entrecoupés de quelques groupes de châtugniers, «t de bizarres eonflgurations de rochers.
Vile de Saint -Pierre, jetée poor ainsi dire au milieu du lac, arec sto vignoble, sa métairie, ses parillflas.
son paro et ses vergers , offrent le doidile attrait d'un charmant paysage et du man^ venir de J.-J. Rousseau. — Un petit bateau à vapeur navigue sur ce pittoresq»
lac. Une jolie excursion est celle sûr le Chasserai (ail. Gestler), l h. env., me des plus hautes sommités du Jura , 1,600 m* au-dessus de la mer, son aspect est tiès I pittoresque, et elle renferme beaucoup de I pétrifications.
DE BAIiK A lilElJCBATEIi ,
Par Pierre Pertdis et Bienne, 25 h. environ. — Diligences toas
les jours.
Forêt.
Reinach.
25 m.|Àescb.
20 Greniogen.
35 IZwingen.
Ih.
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ROUTE 413. -^ DE BALB A NBUCHATBU
ft21
Pont.
Laufen.
Poni
Bebrunnenen.
Ober-Riederwald.
Soyhières
CoHneadlin.
Roche.
Mouthiers.
Les LaivQi.
Pré Gobai.
PontsiirlaBtrse.
Coort,
Sorrîltier.
BéTiDaid.
Halleray.
Ponteoet.
RecosviUiers.
Tavannes.
Pierre^Pertois.
Soncetwz.
LaHoUe,
lh.50
iO
iO
Bienoe.
Vigneol (Vingols).
Alfermé.
Ooch (DocKer).
VîDgpeiz.
Donanne.
Gleresse (Uegerz).
Ghavanoes
NeaveriUe.
Landeron
Cressier(Grissach).
Comaox.
St-Blaise.
Neucbatbl.
 quelques centaines de met. de Bflle, au lieu nommé Strlacques, situé à Tan gle des deux routes , se trouve une croix gothioue , élevée pour perpétuer la mémoire de la iMtaillede St^acques, qui eut lieu en U44. --La vallée de la Birs , appelée oïdiodirement le Val-Moutien (Munster- Thaï)» qui trav^se cette belle route, est une (des plus intéressantes du Jura : une série de défilés étroits et coupés, pour ainsi dire, dans des formations de plusieurs espèces de roches, entremêlés de vallées, dont les tfites sont couvertes de sombres forêts, et les pieds tapissés de riches et ver-
tes prairies , de riants villages , des moulins et des forges, telle est la scène qui s*offire à Tadmiration du touriste.
Après le village de Soyhièreê où se trouve une petite att6erfe bien tenue, la route longe les bords de la Birt. On entre bientôt dans un défilé , le plus élevé, le plus grandiose de cette route, c*est l'entrée du Val'Moutiers. Des rochers escarpés dominent la route; des forêts de noirs sapins couvrent les montagnes ainsi que les lûuts fourneaux et les forges de Courrendlïn.^- A Textrémité de cette gorge s'ouvre une vallée au milieu de laquelle est situé
MOUTIERS-GRANDVAL, ou Munêierihal. — Auberge : Krone (la Gouronne), bien tenue. — C'est un village de 1 ,250 hab., ainsi nommé d'une ancienne abbave de St-Germanus, fondée dans le ym siècle et aujourd'hui en mine. De ce village on trouve une grande route qm eonduit an sommet du Weisserutein , éloigné d'environ 4 lieues.
La contrée est toijours très pittoresque jusqu'à la romanliqne vallée de Daeksfeiden (Tavannes) , à l'extrémité de laqueHe se trouve le beau village de
TAVANNES.— ir<J/«ia : Krone (la Couronne) , très bonne et prix modérés : les lits, 1 fr. 50 c. ; la Croix est aussi une bonne auberge. Des sentiers mènent de Court et de Bévillard à travers les montagnes, à ReuchtneiUy ce qui abrège la routepour arriver à Bienne. — jPop. i^AOO ' b.
1/2 h. après Tavannes on arrive à un aro singulier coupé dans la roche dure, appelé Pierre-Pbrtuis : il a 43 m. de haut sur 3 d'épaisseur. C'est probablement une ouverture naturelle agrandie par l'art : son origine romaine est attestée par une inscription à demi-e£focée sur le côté nord.
A SONCEBOZ, village avec une auberge médiocre , la route tourne brusquement à gauche, descend dans la Vallét de la Sieae, pour arriver à
BIENNE (v. route 412).
Puis elle suit la rive droite du lac jusqu'à
LIEGERZ. De là une série de rig-zags nous éloigne du lac dont on rejoint les bords à
NËUVËYILLË (ail. iVetutoJQ, petite
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