‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 206 sur 471 · ROUTE 42S. ^ OB PABI8 A TURIN · texte numérisé non relu

ROUTE 42S. ^ OB PABI8 A TURIN

f^ l'Enfiuit-Jésas avec une rose , par Stuwferato.

La sixièiu ne contient que des ouvrages de récole flanumde % Agar renvoyée , de Rembrandt. — Madeleine pleurant, |>ar Rubtnà , — Mlle de la Vallière , par lÀbfun, — Pont de la Bicoque, par Wour toermaiM. — Madeleine aux pieds du Sauveur, par Itti^et». — Portrait d'Erasme, par W'ûâem. — La Vierge et TEnfant- Jésus, par von-Dyc/c. — Un portrait, ^par le même. — Jésus couronné d'épines, par Rubtm. — Une femme avec un paysan, par Ttnxtn. — Procession \ Bruxelles, p^^r Saltario. — Lazare ressuscité, par RuberUy magnifique. — Un petit garçon jouant de la vielle , par Ténien. — Un bourgmestre, par Wolbin.

— Calvin, par le même. — Un bourgmestre, par Rubem. — Sainte Famille , superbe coloris, par ChiffreL — La Mort d'Abel, par Vanrder-Meer. — Trois petits portraits, par Rubens.

La septième, Pyrame et Thisbé, par Maaur. — Le Rémouleur d'Anvers, par Netscher. — Deux en&nis de Charles 1er, par van-Dyck. — Une femme, un enfiint et un chien, par Jtftem. — Les Joueurs aux cartes, par Ténien. — Animaux et fruits, par/ea» With. — Deux portraits , par van-Dyck — Un autre, par le môme. — Toute la passion du Sauveur, sur une seule toile , par Albert Durer. — Des chevaux et leur écuyer, par Wouwermaru.

La huitième, des Bacchanales, par Rubens. — Une sorcière qui veut rajeunir son père, par Van-der-Meer. — Une Danse de paysans, par Téniers. -- L'Intérieur d'une ferme, par le même. — Jésu&^hrist attaché à la colonne, par le Titien.— ?ortrait de trois femmes , par van Dyck. — Une petite fille qui cueille du raisin près d'une fenêtre, par Gérard. — Une nourrice , un enfant et une autre femme , par Mtéris.

La neuvièmEi un vieux berger avec une jeune fille , par Van-der-Meer. — Des paysans, par Tenters. — Portrait du prince de Savoie Carignan, par van-Dyck — Une dame espagnole, par Le franc. — Le Jugement général, grande composition, par Spranger. — Le Crucifiement , par Le-

ghem. — Un marché aux chevaux , par Wouwermans. — Saint Philippe deNeri, à qui un ange montre au ciel la Vierge tenant l'Enfant-Jésus, par Meyer.

La dixième , deux portraits , par van- Dyck — Bacchanales de Carnaval, par Rubens f Téniers^ Bega. — Portrait de Pétrarque par Holbein. — Par le même, portrait de Luther et de sa femme. — Plusieurs joueurs de violon, par Téniers. Saint Jean jeune, par Mignard. — Lazare ressuscité, par Rembrandt. — Un procureur avec sa femme, par Téniers. — Portrait de Théodore de Bèze, par Rembrandt. — La Mort de la Vierge, par Berghem,—* Sainte Marguerite contemplant des anges, par le Poussin. — Portrait d'un inconnu par Rubens.

La onzième. Bataille du prince Eugène de Savoie, par Ostenburg^ école de Vander-MetUen. — Bataille du prince Eugène contre les Turcs, par Bourguignon.

La douzième , dix-sept petits tableaux charmants, sur faïence , copiés d'après de grands tableaux de la galerie de Florence, par Constantin, célèbre peintre de Gênes.

La treizième, l'église de Saint-Marc à Venise, par Peter Neef. — Beaux paysages, par le Poussin. — Deux vues,' par Lorrain. — Deux, par Van-der-Meulen. — Trois tableaux de Panini : Saint-Pierre de Rome, Saint-Paul de Rome, le Colysée. — Deux marines, par Manglar. — Un paysage très remarquable, par Salvator Rosa. — Quatre grands tableaux de Solimen : Jésus-Christ chassant du temple les marchands ; portrait de la reine de Saba ; deux batailles livrées sous bi reine de Saba — Une Foire , par le Ba$san. — Suzanne jugée par Jésus-Christ , Moïse faisant jaillir l'eau du rocher, par Ricci. — Alexandre embrassant le fils de Darius, la Mort d'Epamioondas, par Peseheux.

Dans une des toure de ce palais est V Observatoire, riche en instruments d'optique et d'astronomie. Le palais Carignan^ sur la place du même nom , est un vaste édifice : il manuue d'hannonie dans les lignes; le palais du Sénat est un édifice qui ne manque pas de noblesse.

Théâtres. — Le Grand-Théâtre, où l'Opéra, tient au palais du roi , rarchitcc-

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ROUTE 423. — DE PABIS A TUBIN.

ture extérieure est simple, mais la salle est vaste et bien distribuée; le théâtre de Carignan, situé sur la place du même nom, est précédé d'un grand vestibule soutenu par des colonnes. On y représente pendant Tété des opéras bouffons et des comédies françaises ; le théâtre d'ÀngenneSy est fort joli intérieurement; la Sutera, est un petit théâtre gracieusement décoré à l'intérieur.

L'Université est un édiûce très remarquable : la cour est grande , entourée de portiques soutenus par des colonnes ornées de bas-reliefs , d'inscriptions grecques et latines; l'enseignement embrasse toutes les connaissances humaines. 11 y a un cabinet anatomiqtie et pathologique^ des laboratoires et un amphithéâtre de chimie dans l'édifice de l'Académie royale libertine ; un jardin botanique fondé par Victor Âmédée II, annexé au château royal de Valentin , et agrandi par Charles-Albert; un copine/ de physique ; un observatoire astronomique, élevé sur l'une des quatre grosses tours du château royal ; un édifice hydraulique , construit par Charles-Emmanuel 111 ; un cabinet de %oologie, fon* dé par le même ; un cabinet de mineralogie, l'un des plus estimés de l'Europe ; un cabinet d'antiquités, le musée Egyptien, fondé par le roi Charles-Félix en 1823, etc. — Toutes ces collections se distinguent par la rareté et par la beauté des objets qui les composent.

Musée égyptien. — Cette collection est sans contredit la plus belle qui existe au monde. Il est triste de penser qu'après avoir été formée en Egypte par le consul de France Drovetti pour orner le Louvre, le gouvernement français , par économie, ait refusé de l'acquérir. La munificence du roi Charles-FélÎK , en 1823, en enrichit Turin. Les objets les plus remarquables de ce musée sont : les statues colossales du roi Osymandias, de Toutmosis /«?»", et de TotUmosis II , d'Àménophisll, connu sous le nom de^emnon, et de Rhamsès iK ou du grand Sésostris, la plus grande que l'on connaisse Toutes ces statues sont d'un seul morceau eu granit sans taches, en granit rouge , en basalte vert ou noir. On y voit aussi une lichc suite de 200 stèles ou tableaux peints

et sculptés sur pierres , dont les couleurs ont conservé toute leur fraîcheur; une longue série de statues de grandeurs différentes, représentant des dieux , des déesses , des animaux sacrés, des emblèmes mythologiques et divers personnages d'âge et de sexe différents ; de nombreux ustensiles domestiques, des instruments d'agriculture et des armes; des momies, environ 200 manuscrits sur papyrus, entièrement conservés, une grande quantité de fragments d'autres manuscrits : entr'autres, les fragments d'un tableau chronologique de plus do contrôla, antérieurs à la 18^ dynastie, indiquant la durée de leur règne. Toutes ces richesses furent pour Champollion l'objet de savantes et précieuses recherches.

Bibliothèque. — La bibliothèque publique est une des plus remarquables d'Europe. On y compte 1 70 manuscrits hébreux dont plusieurs inédits; 370 manuscrits grecs, la plupart relatifs k la théologie, à la médecine , l'histoire naturelle , les mathématiques , des traités de chimie et de philosophie. Quelques autres manuscrits sont curieux pour leurs anciens caractères , ou pour leurs ornements ; tels sont : le commentaire de Théodoret sur les douie petits prophètes', des Commentaires sur les Evangiles, avec les figures des quatre évangélisles ; la Vie de Théodore Teron^ écrite en lettres d'or et ornées de son portrait. On compte 1 ,200 manuscrits latins, plusieurs bibles avec ou sans commentaires dont une enrichie de miniatures; un manuscrit du xii« siècle , contenant V Ancien Testament, et une Exposition de V Apocalypse, avec de nombreuses figures grossièrement peintes; un Commentaire de Béda sur V Evangile de Saint Luc, du même temps. Une belle vignette représente saint Luc écrivant; près de lut est le bœuf, et autour sont saint Vincent qui tient aussi un évangile, Vabbé Warperi et un de ses moines. On y voit le manuscrit de V Imitation de Jésus-Christ, connu sous le nom de manuscrit d'/Vrona.

orné do jolies miniatures et qui a été l'objet de tant de controverses. Ce manuscrit a 91 pages : à chaque mois est un tableau d'agriculture.

EtâBLISSEXENTS de BIENFAISiVNCC. —

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BOUTE 423. -»« Dfi PABIS A TOtilN.

53ff

VffépUal Majeur de Saint-Jean et de (a Ville de Turin, fondé au xiv« siècle ; le grand hôpital des saints Maurice et Lazare, fondé en 1572. On y reçoit les individus atteints de maladies subites, non eontagieuses, et surtout les militaires ; ^pital militaire divisionnaire , fondé en 1831 , destiné aux militaires de la division de Turin. Le nombre des malades est d'environ 300. Leifamcomeroifo/, fondé en 1728, et réédiûé en 1818; Vhôpital de la Maternité^ fondé en 1732, destiné aux orphelins et aux fenunes enceintes; Vhôtel de vertu, fondé en 1580, et destiné à donner du travail et une éducation chrétienne aux pauvres; hôpital de la charité , anciennement fondé, près la rue du Pô et ré(»gani5éen 1717; le refuge de mendicité, ouvert en 1840 pour les mendiants des deux sexes de la ville et province de Turin; la maison royale d'éducation de la Providence, fondée au commencement do xvm siècle , destinée à l'éducation de jeunes filles nobles ;r(Kti9re delamendieiié instruite, fondée en 1776, enseignement des pauvres des deux sexes, et dotation de pauvres filles; V école royale normaie des sourds-muets.

Etablissements MiLiTAraEs. — La Citadelle, vaste construction fondée en 1 565 par le duc Emmanuel-Philibert, seul reste des fortification» de Turin. Quand on considère que c'est la première citadelle bfttie en Europe, on ne pe\A s'empêcher d'admirer le génie de François Paociotto, son constructeur; les Casernes, répandues dans les divers quartiers de Turin ; V Arsenal , au nord de la place d'Armes , qui contient ane école de métallurgie, uir dépôt de plans en relief de fortifications anciennes et modernes, on laboratoire de chimie, un cabinet d'histoire naturelle, une fonderie de canons , une école d'artillerie et une collection d'anciennes armes et armures disposées de la manière la plus pittoresque.

Promenades.— La promenade du Valentin , une des plus belles d'Italie , se compose de plusieurs belles allées d'arbres, que bordent de jolis petits canaux d'eau vive qui vont se perdre dans le Pô. On passe sur le fleuve par un joli pont suspendu appelé Marie-Thérèse, à l'extré-

mité duquel s'élève le petit château royal du Valentin.

Commerce et industrie. — L'industrie la plus importante est la fiàbrique de soie et de velours; ces étoffes sont si bien travaillées qu'on les vend souvent pour des produits de Lyon.

Renseignements divers. — La cuisine à Turin est excellente ; elle joint la délicatesse de la cuisine française à la solidité de celle de l'Italie.

Poste aux lettres. — Gontrada délie Finanze.

N. B. Les lettres doivent être mises k la poste avant 8 h. du soir, la veille des dimanches et grandes fiâtes.

Moyens de locomotion. — Messageries sardes des frères Bonafous, de Turin, con- Irada d'Angennes, parlant pour la France les lundi, mercredi et vendredi, à 5 h. aprèsmidi ; chariots en poste, les mardi, jeudi et samedi, à 4 h. après-midi ; diligences pour Bfilan et villes circoD voisines, les lundi, mercredi et vendredi, à 5 b. du soir; pour Gênes, mardi, jeudi et samedi, à 5 h. du soir ; pour Parme, Plaisance, Modène, Rome, Ancône, etc., lundi, mercredi et vendredi , pour Ghambéry et Genève, lundi, mercredi et vendredi, à 5 h. du s.; Malle- Poste (rue des Finances) , prenant quatre voyageurs tous les jours pour Milan , Gènes et Genève ; vélocifères des frères Multa, pour Novare et Àrona, tous les jours ; courriers de Turin pour Bielle et Àrona, tous les jours excepté le dimanche; pour Alba- Pompei , ancienne cité romaine , tous les jours; pour Pignerol, Suse, Casale, Vige* vano , Asti , tous les jours ; pour Lanale« Jassino, Ghieri, Moncalieri tous les jours. (Renseignements variables).

Jours d'entrée aux établissements scien" tifiques.

Aux musées égyptien , d'histoire natu^ relie , numismatique , d'anatomie , tous les jours de 10 h. du matin à 4 h. après-midi ; galerie d'armes, tous les jours de midi i 2 h. ; galerie de peinture, tous les jours de lOàih.

Passeports. — Les étrangers doivent remettre leurs passeports en entrant aux gardes qui eu donnent un reçu; ensuit i^

ils doivent aller les chercher chez le com mandant supérieur militaire , palais de la Chancellerie, rue des Finances, en présentant le reçu ; puis ils doivent les présenter au bureau de Tétranger en payant i fr., et les reporter ensuite chez le commandant militaire, pour en avoir la signature, et enfin les faire viser par le ministre de leur nation.

Excursions.— Il est peu de campagnes mieux cultivées, couvertes d'une plus nche végétation que les alentours de Turin. Nous visiterons d'abord la Super ga au bout du pont du PO : une belle allée de marronniers nous mène k gauche à un petit village , de le une jolie route à pente douce nous conduit au plateau de la montagne , sur laquelle s'élève la majestueuse basilique de la Superga; h côté de l'église est un monastère non moins magniGque , et remarquable surtout par la grandeur et la bonne distribution des pièces qui le composent. Nous ne quitterons pas Turin sans visiter

Stupinigi, château royal, situé à 8 kilomètres environ de la ville , fondé par Charies-Emmanuel II, sur les plans de Juvara , et agrandi par le comte Alfieri. Napoléon s'y plaisait beaucoup , il y resta en

1805 , dix à douze jours. On y arrive par une belle allée d'ormes bordée de riches prairies : de beaux bois aux ombrages bienfaisants animent ce riche paysage. Les appartements sont magnifiques et ornés de tableaux. Le voyageur devra visiter le

Parc Royal , autre maison de campagne des ducs de Savoie , à 1 mille de Turin au confluent de la Doire et du Pô , admirable habitian et presque unique en son genre , servant maintenant de fabrique royale de tabacs et d'administration du timbre. Dans le voisinage est encore h Vénerie royale , où se trouvent les écoles d'équitation et vétérinaire. A 1 mille de cette place , vous trouvez , dans une riante situation , le haras royal , digne d^être visité par l'amateur de la race chevaline. Sur la route d'Alexandrie on voit l'ancien village de MoncaHère , maintenant ville de 8,600 hab., sous un ciel pur et serdn , Oi qui détermina Victor-Amedée II à y construire un beau palais , agrandi et embellî par ses successeurs. On trouve aussi à Rivoli , ville que nous avons traversée (route 422), un beau château royal A 15 milles S. de Turin s'élève le beau et riant chlteau royal de Raconiggi

fruflbrello.

Poirino.

Dusino.

Gambetta.

Asti.

Annone.

Felizzano.

Alexandrie.

Novi.

Arquata.

Ronco.

Ponte Decimo.

GÊNES

DE TIJRDI À «ÉHn»,

Par Alexandrie et Novi, 25 postes 4/2.

Çommunicaliotu.

De Tauflarello à Chien

De Poirino à Carignano

à Sommariva

k Raconiggi

àAlba

D'Asti à Casale

D'Asti à Alba

D'Alexandrie k Casale

à Valenza

k Acqui

à Torlona

Au sortir de Turin, on traverse le Po sur

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un pont de bonne construction , qui h\t &ce à la Vigtie de la Reine; la route suit une direction S. jusqu'à

MONGALIÈRE, jolie petite viHe dont nous venons de parler route précédente ; ensuite la route incKne vers le S.-E jusqu*à

TRUFFARELLO, village peu important , et premier relais de poste sur cette route. À 1 poste 1/2 N.-É., une bonne route conduit k

CHIËRI, ville riche et bien bâtie» si tuée dans une plaine agréable. Voyez sa belle église et une des portes de la ville , formant un arc de triomphe. — PoptUation 12,000 hab.—Lz route traverse une plaine bien cultivée jusqu'à

POIRINO, village de 5,000 habit., très important pour son industrie. De Poi rioo, la route prend une direction E. eu parcourant toujours une riche plaine, dans laquelle se trouve /

VILLA NOVA , bourg sans importance,

Dunino, avec un relais de poste; ensuite

Gambeita , relais de poste. Bientôt a-

Srès la route pénètre dans une série de jo es collines aux aspects pittoresques et variés, jusqu'à

ASTI (Hosta Pompeia), — Hôtels Il Leonè'd'Oro; VAlbergo-Reale; — // Canone^'Oro. — Ville de 24,000 hab.

située près du Tanaro , entourée de gran> des et mauvaises murailles. — Le quartier qu'habite la haute société est bien bâti; mais les mes en général sent étroites; le peuple est pauvre , sans industnes et sans commerce. — Visitez la Cathédrale , bel édifice d'architecture moderne , où se trou vent de bonnes peintures. Voyez aussi la Madona de la Consolata , et hors de la ville, San^Bartolomeo , qui vaut la peine d'être visité; n'oubliez pas non plus le Sanctuaire de la Madona Porlone et de San- Secondo. Les autres édifices sont : les Palais Masetti, Bessagni, Frineo, le Théâtre Àlfieri, la CasadegV Invalidi et celle d^ Alfieri, un des plus célèbres poètes de l'Italie. D'Asti , le voyageur trouvera une bonne route qui le conduira , en suivant la rive gauche du Tanaro . et passant par Govone, à 4 postes 1/2 . ALBA , ville très ancienne , située dans une plaine qu'arrose le Tanaro; elle con-

tient 8,200 hab. , quelques antiquités mmaines et des peintures dignes d'être visilées. Une autre route , inclinant vers le S. E. , conduira le voyageur aux femeux bains d^Acqui. — Notre roule suit toujours te cours sinueux du Tanaro , sur les bords duquel se trouvent Annone et FeZtsftana, bourgs et relais de postes ; de là on atteint

ALEXANDRIE {Alexandna steUiato* rum) , dans laquelle on pénètre , après avoir traversé les fortilications et le beau pont couvert jeté sur le Tanaro ; c'est une cité d'une grande importance militaire. — H6* tels : Albergo-Nuovo (recommandable); — d'Ilalia (d'Italie) .—En quittant le port une large et belle rue conduit à la grande Piok- %a , qu'entoure une jolie avenue d'accacias , et sur laquelle se trouvent le Palais Royal; VHôteUde-Ville et la Salle de Spec(ac2e,conslruction moderne. Le Montde^Piété, le Bâtiment de la Foire, méritent d'être visités. Les édifices reli->> gieux. sont : San- Alessandro et San- Lnren%o. Alexandrie n'est ni grande ni belle; ses rues sont tristes et peu animées. Son commerce est presque nul , mais elle est célèbre dans les fastes militaires delltalie. L'ingénieur visitera avec intérêt la Citadeile et les fortifications , qui sont des modèles d'architecture militaire. A la sortie d'Alexandrie, la route prend une direction S.-E., franchit la Bormida^ et une demie heure après passe par le hameau de Marengo, lieu à jamais célèbre par la victoire que Bonaparte y gagna sur les Autrichiens , en 1800. Avant d'arriver à Novi , n'oubliez pas de visiter V Abbaye des Bénédictins de/ Bosco , on y voit de beaux tableaux et de nobles sculptures par Michel-Ange. Le pays que nous traversons est nu , c'est une vaste plaine qui n'a d'intérêt que celui des batailles dont elle fut le théâtre.

mW.—Hâtelê ; delEuropa (de l'Europe), et hors la ville, la Poste. — ^Ville de 10,000 hab., située au pied des Apennins; ses plus belles maisons sont occupées pendant l'automne par de rich£s Génois. Visiter la seule tour qui reste de son vieux château. Le commerce consiste en transit et en soie blanche très estimée. La mémorable bataille de fiuvi , où les Français per-

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