‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 257 sur 471 · ROUTE 461. — DE FLORENCE A ROME · texte numérisé non relu

ROUTE 461. — DE FLORENCE A ROME

restes de rAcadémie et d*un autre théâtre. On revient ensuite à la Maison moderne qui est entre le Poecile et le théâtre grec. Sur le grand chemin , après deux milles , on trouve la ville de

TIVOLI, dont la fondation est attribuée aux Argiens Tibur , Corax et Catillus , vers Tan i6t avant la fondation de Rome ; on y entre par la porte Sainte-Croix ^ d'où l'on jouit d une vue superbe sur la campagne de Rome. — Cette porte se trouve dans les environs de la villa de Sal lusle. L'édifice ancien le plus remarquable de la ville est le

Temple ue Vbsta. Ce superbe temple est de ligure circulaire, de i met. IGcen tim. de diamètre ; il est entouré de 18 co tonnes, mais on n'en voit plus que 10 , en travertin révolu de stuc , d'ordre corinthien, cannelées , et de 6 met. de haut, formant un portique , qui augmente beaucoup la magniiicence et la beauté de cet édifice. Mais la beauté et l'efTct pittoresque de ce temple sont dus surtout âsa situation ta sommet d'un rocher, au bord d'une val lée , et vis-à-vis de la Grande Cascade de l'Anio. Les eaux de cette rivière tombent dans un gouffre d'environ 24 mètres de profondeur , et forment ainsi une chute aussi magnifique que pittoresque. A gauche de ce joli temple est placé celui que l'on croit communément de la Sybille Tiburtine , aujourd'hui église St-Georges ; il est en travertin et de la forme d'un carré long , orné de quatre colonnes ioniques de front. On va ensuite à la

Grotte de Neptune. On y descend par un sentier très commode. L'i4 nio, après avoir formé la grande cascade, se précipite sous les rochers, par un sentier étroit, dans cet horrible gouffre appelé ta Grotte de Neptune , où il a formé des arcades et des cavernes. Oo remonte , puis on descend un escalier étroit pratiqué dans le travertin , au bas duquel on trouve la

Grotte des Sirèn s. — 11 y a peu de temps que Ton a découvert le chemin qui conduit à cette imposante , mais délicieuse grotte, où l'on voit une troisième chute des eaux de l'Anio. Elle n'est pas moins eu-

et en prenant le sentier â droite , on ym voir les

Cascatelles de Tivoli. Les eaux de l'Anio, après avoir servi pour les fabriques de cuivre, de fer, etc., viennent former ces petites cascades ,. qui ne sont ni moins intéressantes , ni moins pittoresques que la grande.

En faisant le tour des cascatelles , on montre à droite l'emplacement présumé de h villa de Catulle, qui cependant* était bien plus près de Rome. On montre ensuite, près de l'église de Saini-AnSoitÈe , les ruines d*une maison de campagne qu'on aime â appeler la maison d'Horaee ; et , après cela, celle de la Vierge de Quiniiliolo , bâtie sur l'emplacement de la maison de Quint'.lius Narus. Après avoir marché pendant quelque temps, on arrive aux ruines d'une église très vaste appelée la

Villa de Mécène. Cette villa était très vaste et très magnifique, comme oo le voit par ses restes. En entrant ii Tivoli par la porte Romaine, on trouve la

Villa d'Esté. La oassine est ornée de fresques de Zuccari Mutien , et d'autres artistes de leur époque ; ces fresques, relatives à l'histoire de Tivoli , ont beauc4Hip souffert. A 10 milles au-dessus de Tivoli . sur la voie Ka/érienne, est Hcot^are, jadis Varia, où l'on voit les restes d'un ancien pont sous lequel passait Teau Claudienne. 3 milles plus loin, on parvient à Licenzm, village appelé anciennement Digentia :

c'est dans ses environs qu'était la célètyre maison de campagne d'Horace , célébrée par son maître , et dont on montre encore les restes de mosaïques. A 19 milles de Tivoli, et à ti de Rome est située

PALESTRINE. C'est l'ancienne Préneste, ville fort célèbre dans l'histoire, et qui date d'avant la guerre de Troie — A 8 milles de Palestrinc , est le petit village de Colonna^ près duquel on trouve la source de l'eau Félix. Au bas de Colonna est un petit lac qu'on croit le Regillui des anciens. A 6 milles de Colonna et â 12 milles de Rome, est

FRASCAT1. En entrant par la porte principale de la ville , se présente d'abord .

rieuse et pittoresque que celle de Neptune, une belle place sur laquelle est la grande En remontant de la Grotte des Sirènes ,|église cathédrale de Saint ^Pierre, et

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ROUTfi 463. — DE PABIS A BOMB.

nne belle fontaine. Parmi les maisons de plaisance, la plus magniûque est la villa Aldobrandini , nommée Belvédère, h cause de sa délicieuse situation , qui est au-dessus de Frascati. Cicéron y avait sa maison de-campagne , dont les restes sont appelés les Grottes de Cieéron.

La villa Mondragone , qui appartient aussi à la maison Borghèse, est remarquable par les terrasses» les allées, les jardins et les fontaines. La cassine , fiiite sur les dessins de Flamine Pomio , est de la plus grande magnificence. — Par la villa Mondragone , on passe , sans interruption » à la villa Taverna, En sortant de Frascati, on trouve d'abord la villa Contit où Ton voit de vastes jardins et des jets il*eau. Suit la villa Bracciano , dont la cassine est décorée de peintures de Jeanr-

Paul Pannini et des élèves du Domtniquin. A 4 milles de Frascati est

MARINO On a prétendu que cette jolie ville a pris son nom de Mari us, ou de Lucius Murena , oui y avaient leurs maisons de plaisance : la ville , vue de loin , produit un bel effet. Plus loin est

Castel-Gandolfo , petit village charmant et très salubre. Les papes y ont feit bâtir un grand palais et un jardin pour y passer une p«rtie de l'automne. A l'entrée on voit la villa Barberini , qui renferme des restes considéFables de la maison de campagne de Domitien. Le lac environné de monts qui est sous Castel-Gandolfo , et qw a été le cratère d'un volcan, présente une très belle vue pittoresque : il a5 à 6 milles decireuit et 160 mètres de profondeur.

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