BOUTE 464. — DE BOLOGNE A BOME
r Adriatique, passent, ajuste titre, pour les plus belles de h Péninsule.
D*ADcône , la route quitte la mer et prend une direction S. à travers une contrée très ondulée jusqu'à ,
OSIMO, petite ville ou Tarchéologue s*arréte toujours avec intérêt.
Une suite de courbes vers TE. conduit à
LORETO(Xorf/te), Lauretum,— Hôteh : la Cloche, la Poste. — Ville moderne de 8,000 hab., située sur le sommet d'une colline , à 5/4 de lieue de la mer ; ses édifices n'ont rien de remarquable et sa rue principale n'est composée que de boutiques où Ton vend des chapelets , médailles et autres reliques et objets de dévotion.
La Sant\ Casa. Ce qu'il y a de plus eu lieux à voir dans cette ville est la Santa Casa , ou la Maison de la Vierge ; on en trouve sur les lieux une description impri mée et très détaillée; il nous suffira donc de rapporter ici ce que Lorette offre déplus digne de fixer l'attention des voyageurs.
La Santa Casa ou la Maisonnette de la Vierge, qui fut, dit-on, dans le xni« siècle, miraculeusement transportée de Nazareth en DaUnatie, et de Dalmalie au lieu qu'elle occupe enfin aujourd'hui , après avoir plusieurs fois changé de station dans la forêt qui environnait Lorette, estau milieu d'une riche et magnifique église qui a été réparée dans le goût moderne. A l'entrée de cette église , on voit une statue en bronze de Sixte V, et sur la façade la statue de la Yierge , avec des bas-reliefs et des portes en bronze. Les chapelles sont décorées de superbes mosaïques , et la coupole de très belles peintures. La Santa Casa , située sous cette coupole , a 10 met. 60 cent, de long, i met. 56 cent de large, et 6 met. 21 cent, de haut ; elle est bâtie en briques on y remarque quelques restes de pein tures noircies par la fumée des lampes et des cierges. Les chambranles des portes et des fenêtres sont revêtus d'épaisses lames d'argent ; le- pavé est formé de carreaux de marbre blanc et rouge ; on prétend que les anges . en transportant cette maison, laissèrent à Nazareth l'ancien pavé ainsi que les fondations. Au-dessus oe la
cheminée, qui est au fond , du côté de l'orient, est une niche dans laquelle on a mis une statue de la Vierge « qu'on dit être de bois de cèdre et avoirélé sculptée par StLuc, quoique cet évangéliste ne Ât point sculpteur. Cette figure est couverte d'or et de pierreries. L'intérieur de la Santa Casa renferme des richesses dont l'œil ne peut soutenir l'éclat, et que l'imagination aurait de la peine à évaluer. On y admire un tableau du Barroccio ; l'Annonciation et la Cène, par Voyet. Les peuples de la chrétienté ont une si grande dévotion pour ce sanctuaire, que Lorette est devenu le plus fameux pèlerinage qu'il y ait au monde. Les pèlerins se rassemblent en grandes compagnies et forment plusieurs caravanes qui ont chacune leur bannière , leur gouverneur et leurs prêtres.
La place qui est en face est ornée de beaux portiques et d'une fontaine dont le bassin est en marbre. Visitez le Palais épiscopal et la Pharmacie où se trouvent 300 vases peints d'après les dessins de Raphaël et de Jules Romain .
Nous traversons Aecanati, où se trouve un monument en bronze en l'honneur de Notre-Dame de la Montagne; de cette petite ville , un aqueduc conduit l'eau à Lorette.
Le pays que nous parcourons est délicieux jusqu*^
MACERATA. — Hôtel : la Poste. — Ville de 10,000 hab. Chef-lieu de la Délégation ; elle est bien bâtie et contient une université et quelques collèges. Parmi les églises , on cite la Cathédrale , les Jésuites , les Bemabites et la Chapelle de la Miséricorde , toutes ornées de bonnes peintures et de marbres. LeThéâtret situé sur la place, est un noble édifice, construit, ainsi que la cathédrale, par le chevalier Morelli.
TOLENTINO. — Hôtel : la Poste. — Petite ville bâtie sUr la Chienta , et qui n'offre rien de remarquable. En sortant de cette ville, on entre dans les Apennins, au milieu desquels on voyage' jusqu'aux ap« proches de Poligno.
En remontant le cours de la Chienta on gagne Ko/ctmar a,villagesituédans une vallée couverte de superbes chênes. Ici la plaine