‹ Guide classique du voyageur en EuropeChapitre 261 sur 471 · BOUTE 465. — DE BOLOGNE A HAVENNE · texte numérisé non relu

BOUTE 465. — DE BOLOGNE A HAVENNE

cesse , et Ton monte continuellement jusqu'au passage étroit de Serravalle.

Serra VALLE est un gros bourg qui sépare la Marche d'Ancdne de rOmbrie; il est resserré par deux montagnes qui sont à peine éloignées Tune de Tautre de 500 mètres. On y voit les ruines des murailles et des portes d*un château bâti par les Goths. A Co/ Ftori/o, qu'on trouve bientôt vue : c'est là qu*est après avoir dépassé Serravalle , le chemin! FOLIGNO {v. route 461). est creusé dans le rocher et forme un demi-{ De Foligno à Rome, v. aussi r. 461 cercle d'environ 2 milles d'étendue. — I

Cet étroit passage est surtout périlleux dans le temps des neiges.

En sortant de cette espèce de gorge, b route n'offre qu'une continuité de montées et de descentes au milieu d'une nature sasvage.

Bientôt après avoir franchi ces mont»- ' gnes , une belle vallée se présente à noiR

DE BMiOGHTE A WLAinEBfNmf

Par Faenza, ^2 1. 6 postes.

De Bologne à Faeuza (v, route i6i)« 5 p. 1/2.

De Faenza , une route nouvelle , inclinant vers le N.-E. conduit en 2 p. 1/2 à Ravenne. K gauche, sur l'ancienne route, nous laissons

LUGO, ville d'environ 10,000 hab.

Elément sur notre gauche, se trouve Fuùgnano, patrie du musicien Corelli et du poète moderne Vincent Monti.

Ensuite nous traversons Bagnacavallo; bientôt après quelques petits villages et la rivière Montone dont nous suivons le cours jusqu'à

RAVENNE (Ravenna). — Hôtel : la Spada. — Ville très ancienne et très florissante sous le gouvernement des Exarques, et n'ayant aujourd'hui que 16,000 hab. Cette ville est un muséum de mosaïques , de marbres orientaux et de sarcophages.

Parmi les monuments religieux, on doit visiter la Cathédrale^ édifice admirable du xiv« siècle , mais moderne. Dans l'intérieur, la nef centrale est supportée par des colonnes gracieuses de marbre antique.

Les deux chapelles sont peintes à fresque par le GuidCy dont on voit aussi un superbe tableau l'eprésentant Moïse qui fait pleuvoir la manne. L'ancienne chaire ou jubé , un siège d'ivoire et le calendrier pascal , sont trois objets d'antiquité chrétienne qui mé-

ritent d'fitre remarqués. Les antiqniim verront avec plaisir un grand nombre de pierres sépulcrales trouvées dans les fouilles qu'on a faites pour réparer ce temple, maintenant rangées avec ordre dans obc cour.

L'ancienne église Saint-Vital est IB bel octogone soutenu par des colonnes ei marbre grec, et orné de porphyres, de ■»• saïques et de bas-reliefe superbes , dâiiis de l'ancienne magnificence de Ravenoe.

On voit dans la sacristie le Martyre de saint Vital, peint par le Baroche ; on remarqni en outre la bibliothèque et l'infirmerie di monastère, et dans le jardin le tombeaade Galla Placidia.

V église de Saint-Jean-Baptiste, construite par Placidia , a été réparée dans k goût moderne. On y voit 2i colonnes antiques, des morceaux de porphyre , de tctI antique, et l'ancien pave d'une chapelle en mosaïque du iv« ou v« siècle.

V église de Saint - Apollinaire est soutenue par 2-i colonnes de marbre grec, apportées de Constanlinople ; l'autel est enrichi de porphyre , de vert antique et d'albâtre oriental. La tribune, soutenue par i belles colonnes de marbre noir et blanc, est ornée des plus précieuses mosaiïques.

A Sainl'Romuald est une précieuse Annonciation du Guide , un saint Nicolas de Cignani , un saint avec un ange qui

BOUTB 469. — DE BOME A PESABO.

chasse le diable, du Guerehin^ et dans le réfectoire le tombeau du Christ, par Vasari.

On remarque, daos Sainie-Marie-du- Port, le Martyre de saint Marc, peint par Palma le vieux. Dans une des rues de cette ville, on voit le tombeau du Dante, et non loin de là la maison dans laquelle lord Byron écrivit ses tragédies et une partie de ses poèmes.

Dans les palais Rasproni et Spreli sont différents lableaux du -Guide, Au BarocAe et du Guerchin. La place princi-

pale est ornée de deux colonnes de granit fort élevées, d'une belle statue de Clément VII en marbre blanc , et d'une autre d'Alexandre VII, en bronze , mais d'un mauvais goût. A 1. mille environ de la ville se trouve le magnifique mausolée élevé & Théodoric, maintenant Sainie-Marie-dela-Rotonde. — La Bibliothèque est riche de 40,000 vol et de 700 manuscrits.

On visitera le Muséum des Antiques.

A un mille de Ravenne est la Pineta (forêt de pins), tant vantée dans l'antiquité.

DE ROnE A CrriTA-VECCHIA,

ROUTE 467, DE ROinUB A VITISRBE ,

6 p. 4/4, ^ 5 1. (t?. r. 460 et lisez en sens inverse).

DE Rom: A AivconrK,

Par FoLïGNO et Lorettb, 24 p. , 48 1. (v. r. 464 et lisez en sens

l'inverse).

de ROnc: A PESARO,

Par FoLiGNO et Fano, 24 postes 1/2, 49 lieues.

De Rome k Foligno {v. route

Cantiaoo.

Ip.

Cagli.

Ponte-Centisimo. 1

Acqualunga.

Nocera. 1

Fossombrone.

Gualdo. i

Calcinelli.

Sigillé. 1

Fano.

Scheggio. 1

Pesaro.

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De Foligno , la roate suit une directioû N. et traverse ane contrée assez ondulée , coupée de plaines et de inontagnes formant des ramifications de la chaîne centrale de TApennin. Deux heures après avoir quitté Foligno , nous traversons

NOCERA , qui n'est connu aujourd'hui que par ses bains et par une source d'eaux légères, célèbres par ses qualités médici nales et doucement purgatives. — Après avoir laissé Cantiano^ on passe le Métaure sur un pont d'une grandeur prodi gieuse , appelé Ponto-Grosso , ouvrage digne des anciens Romains.

GAGLI est une petite ville bâtie par les Romains , au pied du Mont-Frelano : ici on voit le Passa délie ScaUtte , ou Pas des Edielles. Nous suivons toujours depuis

Rome j la Voie Flaminienne , jusqu*4

FOSSOMBRONE. — Hôtel : la Poste.

— Petite ville , située à peu près au mfirae endroit que l'ancien Forum Setnpronii , qui n'a de remarquable que le beau pont moderne , très grand et d'une seule arcbe, sur le Métaure , et quelques traces d'antiquités. On y voit les ruines d*un Uiéâr tre , un beau pavé en mosaïque dans fa maison Passonei , et dans la Cathédrale, de bonnes peintures et diverses inscrip- : lions. On y travaille très bien la soie. La roule continue k suivre la rive gauche da J!f6/a»re jusqu'à Fano. Ensuite , coupant brusquement à gauche , elle suit le liUo(raI jusqu'à

PESARO. (v. page 639).

DE ROns: À SFOIiETTE ,

Par Narni, ^0 p. ^2, 2^ 1. (v. r. 464 et lisez en sens inverse).

DE ROmE A BOIiO€l]RnB ,

Par Foligno et Pesaro, 55 postes, 70 lieues.

De Rome à Pesaro (v, route 469) , 24 postes 4/2. De Pesaro a Bologne (v, route 464) , 40 postes 4/2.

DE ROHE A IVAPIiES 9

(Irt route) Par Terracine et G apode, 20 postes 4/4.

De Rome à la Torre di Mezzavia. 1 p. 1/2

Albano. 1

Genzano. 5/4

Velletri. i

Cisterna. 1

Torre de' Tre-Ponti. 1 i/2

Bocca diFiume.

Mesa.

Ponte-Maggiore.

Terracina.

Fondi.

Un.

byGoogk

ROUTE 472. — DE BOME A NAPLBS*

6iS

MoladiGaeta.

Carigliano.

Sla-ÀgaUia.

Sparanisi.

Capaa.

Aversa.

J<APLBS.

De CAPOUE , le voyageur pourra prendre le chemin de fer jusqu'à Naples , passant par Coserta et Àccera.

COMlfUNICATIONS.

De Rome k Frascali. 1 p.

De Frascati à Albano. 1

DeCapoueà Naples, par Gaserta. 2 3/4

Nous sortons de Rome par la porte St- Jean , appelée autrefois porte Celimontana, et nous entrons sur la Voie Appienne, rouie aujourd'hui triste et solitaire , sur laquelle on rencontre cependant de nombreuses ruines , particulièrement des débris d'aqueducs et de monuments funéraires, ce qui au reste n'égayé point le chemin. A 1 poste 1/2 de distance, on entre à

TORRE Dl MEZZAVIA . ainsi nommé parce que cet endroit se trouve en effet au milieu de la route qui est entre Rome et Albano. Là , laissant à gauche le Château Gandolphe , endroit où les papes ont coutume de séjourner pendant la nelie saison, nous nous approchons du lieu où s'éleva jadis Àlba-Longa ; nous donnons un coup^'œil à un monument antique appelé le Tombeau dTAscagne , et nous entrons immédiatement dans la petite ville d'

ALBANO, de 5,000 hab., qui tire son nom du joli lac voisin. Cette situation n'offrant rien de remarquable, nous nous transporterons h

GENZANO (CinUana), village situé à côté du lac de Némi (Aricinium , Lacus TrivioRt Spéculum Dianœ). En nous écartant un peu de la route , nous pouvons visiter

CIVITA-LAVINIA (vulgairement appelée Civila délia Vigna] , petit château sur remplacement duquel s'éleva jadis la ville de tanurio , patrie d*Antunin le Pieux , et de ce Milan qui tua Claudius. La sta-

tion suivante nous introduit dans

VELLETRl {Velitrœ). Hôtel :!a Poste.

Autrefois capitale des Volsques , et patrie de l'empereur Octave Auguste. Cette petite ville fut le séjour favori des empereurs Tibère , Nena , Caligula et Othon , qui y possédaient de magnifiques maisons de plaisance. — L'aspect de cette ville de 12,000 hab. est très pittoresque. On vi^ sitera le Palais public , celui de lérnee/lotti , qui a de beaux jardins et de riches points de vues : c'est ici qu'était autrefois le célèbre Musée Borgiano , faisant partie maintenant du Musée Bourbonien à Naples. A 9 milles environ , vers les monts Sabins » se trouve

CORA , ville des Volsques. — Visiter les Murs CyelopéenSt et les restes du Temple d'Hercule et de Castor et Pollux. — Reprenant la grande route, nous atteignons bientôt

TORRE DE TRE-PONTï , où Ton commence à apercevoir les Marais Pontins , dont la longueur est d'environ 24 milles , sur 6 de large. C'est sur ces marais que l'on a constniit fa Linea Pta, nouvelle route qui rend beaucoup plus commode et plus court le voyage de Rome à Terracioe. Au commencement des Marais Pontins, on rencontre

SEZZE {Suessia Pometi). Ville que traversa saint Paul pour aller à Rome. On y voit quelques restes du temple consacré à Saturne Fugitif, et un beau tableau de LanfranCy qu'on conserve dans l'église des Franciscains. Pour aller de Torre de* Tre-Ponti à Bocca di Fiume , on traverse le canal sur un beau pont de marbre , et on arrive ensuite en très peu de temps à Terractna.

TEBRACINE (Auxur chez les anciens).

— Hôtel : Royal. — A été fondée parles Volsques. Elle est située sur une élévation et se voit d'assez loin. Terracine se ressent beaucoup de la funeste influence des marais voisins. Théodoric y eut un palais dont on montre encore quelques restes. — Sur l'emplacement occupé actuellement par la cathédrale, s'élevait jadis le temple de Jupiter que Virgile désigne sous le nom de Jupiter Auxurus. Il y a un portique sou* tenu par de fort belles colonnes, et au-

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dessous , on remarque un grand vase de marbre blanc , orné de très beaux bas- reliefs. Dans réglise, on conserve aussi un précieux fragment d'une antique mosaïque. Le palais que Pie VI y a fait construire est digne d'attention par sa belle architecture et par les heureuses dispositions de Tintérieur. — De l'ancien port de Terracine , il ne reste plus que les anneaux auxquels on amarrait les navires. — Pop. 9,000 hab.

A l'extrémité occidentale des Marais Pontins , près de la Tour d'Àstura , qni tire son nom du fleuve qui, en cet endroit, se jette dans la mer, était autrefois le petit port où Gicéron s'embarqua pour aller à Formio , sa maison de campagne^ le ro^ me jour qu'il fut assassiné. A 6 milles N. 0., sur le rivage de la mer, s'élève la petite ville de

NETTUNO, célèbre dans l'antiquité par les temples de la Fortune , de Vénus et d'Esculape , et par les palais qu'y pos sédaient les empereurs romains. — Ce fut dans cette ancienne cité qu'on décoavrit les statues d'ipoi/on et du Gladiateur mourant. — Le voyageur ne doit pas oublier de visiter dans les environs les villas Albani , Doria et Orsini. — Ne quittons pas cette contrée sans visiter, à quelques milles 0. de Terracine , celle Péninsule formée par un haut promontoire , appelé aiyourd'hui Monte- Circello , ou Cap de Circé , sur lequel se trouve la ville de San-Felice. C'était là que s'élevait le palais de la Fille du Soleil , et les tristes prisons où Ulysse . et ses compagnons furent enfermés après leur métamorphose.

ToRRE DE CuNFiNi, qu'on rencontre un peu au-delà de Terracine , est le dernier village du territoire de l'Eglise. Près de là est le Portello, premier endroit appartenant au royaume de Naples. Dans ce vil lage est la douane de frontière. Laissant à gauche Monticello, village de 4,iOO hab. on trouve, avant d arriver à Fondi, la grotte dans laquelle 5èjan sauva la vie h Tibère, selon Tacite. A peu de distance de là , s'étend sur la droite le lac de Fondi {LacusFundanus).

FONDI (Fundi) est une petite ville de 4,700 hab. qui appartint jadis aux Ârunci. Au xvie siècle, Ferdinand, roi d'Aragon,

en fit présent à Prosper ColoDua. On prétend que là partie inférieure des murs de celte ville esf antérieure à la fondation de Rome. Les voyageurs y visiteront avec plaisir la chambre dans laquelle étodiait saint Thomas d'Aquin . Les vins du mont Cœcubi (tel était le nom que les Romains donnaient aux montagnes des environs de Fondi), avaient chez les anciens une répalation qu'i s conservent encore aujourd'hui.

De Fondi on s'arrête à Itri, village d'environ 500 hab., situé sur une roche ent<mrée d'agréables collines. Là exista jadis Mamurra , ville latine citée par Horace ; on y voit encore les reste» de murs cyclopéens , débris d'un temple antique et d'uo mausolée. A une petite distance, à droite, s'élève une tour qui passe pour le tombean de Cicéron

Avant d'arriver à Mola , on aperpoit le golfe et la ville de Gaële, ainsi que les fies d'Ischia et Procida.

MOLA DI GAETE est une petite ville de marché avec 2,000 hab. , située au fond du golfe do Gaëte. Elle est bâtie sur les ruines de l'ancienne Foi mia dont parie Horace, qui compare ses vins à ceux de Falerne. Cette ville ne possède pas de port, mais elle est peuplée debeau<^oupde pêcheurs.

Castellone, village qui se. trouve k notre droite , sur la route de Gaëte , est considérée comme étant le Pormiaman de Cicéron.

Toute cette partie de la route depuis Mola, qui n'est pas celle que nous suivons pour aller à Naples, est cou^erie de ruines antiques jusqu'à 5 milles, où se trouve

GAETE. Cette ville fut fondée par Enée en l'honneur de Cajeta , sa nourrice. C'est aujourd'hui une forteresse importante. La ville est bien bâtie, bien peuplée , et con* tient environ 10,000 âmes Sur le sommet du Corvo s'élève la tour appelée Ttmr de Roland , qui est l'ancien tombeau de Lucius Munalius Plancus. L'antiquaire pourra encore visiter une autre tour appelée Latratina , qu'on croit avoir été un temple de Mercure. Voyez dans le château le tombeau du célèbre connétable de Bourbon » tué en 1527 à la prise de Rome. La cathédrale, dédiée à iaint Erasme, possède dans sou

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baptistère un monument antique et singulier tant par sa forme que par les bas>reliefe dont il est orné. On y remarque , en outre , un beau tableau de Paul Véronèse, et l'étendard offert par Pie V à Don Juan d* Autriche j généralissime des armées chrétiennes contre les Turcs, qui furent défaits à Lépante. Le port est encore aujourd'hui tel qu'il était anciennement.

Gaëtesera célèbre dans l'histoire pour avoir servi de refuge au Pape Pie IX pendant la révolution romaine de 18i9.

En sortant de Mola, et au-delà des ruines que nous avons indiquées, s'étend le fleuve Garigliano (£trû),qui sépare leLatium de la Campanie. On traverse ce fleuve sur ub magnifique pont de fer. Là on quitte lavoi> Àppienne , qui se prolonge sur le rivage de la mer jusqu'à l'embouchure du Volturno (VuUumus). Ens'avançantversSt- Agata , on remarque à gauche la ville de Sea6i{Sues8a Àrunca), la plaine deCarinola (Caliniom) , et le mont Massico , célèbre par ses vins si vantés par Horace.

Saint-Agata est un village dans lequel on voit les restes d'un magnifique amphithéâtre qui appartenait à Mintume. Avant d'arriver à la station suivante , on passe le VoUurno sur un superbe pont.

CAPUA (Capoue) , distante d'un mille

environ de la célèbre Capoue, où Annibal alla chercher un funeste repos après la bataille de Cannes. La moderne Capoue renferme aujourd'hui 7,000 hab. et quelques restes d'antiquités. La cathédrale est ornée de colonnes tirées de monuments antiques, de bons tableaux par Solimène et d'une riche sculpture par le Bemin. L'église de V Annonciation mérite d'être visitée. L'extérieur est simple, mais élégant. Les fortifications modernes ont été construites d'après les plans de Vauban.

AYERSA, petite ville reconstruite en iOr»0 parle normand Renulfo, L'église de VAnnonciade et celle de Sainte-Marie^ deS'Anget renferment chacune un beau tableau de Solimène. On admire dans cette ville la Casa de Pai%i (maison de fous), établissement philantliropique du plus haut intérêt.

Deux milles plus loin, nous trouvons le gros bourg de

Saint-Elpidio. jadis ville delà Campanie , qni se nommait Afclla. — Populat, S,400hab.

Une belle route neuve nous conduit ensuite au bourg populeux de Capo di Chino^ et de là à

NAPLES (». route 47i.

DE ROUIE A BTAPIiES ,

^mt route) Par PiPEBNO, ^8 p. 5/4.

De Rome à Torre di Mezza via.

Marino.

Fajola.

Velletri.

Sermonela.

Casenuove.

Pipemo.

Marusti.

Terracine.

De Terracine à Naplcs (v. route précédente). 9

On sort de Rome par la porte St.-Jean.

Le premier lieu que. nous rencontrerons sur cette route se nomme Marino Valmontone, gros bourg élevé dans une jolie situation , et dans le voisinage duquel on voit beaucoup de jolies maisons de campagne.

En poursuivant notre roule au milieu des montagnes, nous arriverons à Monte Fortino , autre bourg de la province de Palestrine (Prœnesti), ville épiscopale, jadis capitale des Eques , qui est à 2 lieues de distance sur notre gauche, et où il s'es formé un petit lac de 1 30 pieds de circont férence sur 27 de profondeur.

Un peu plus loin , le clicmin se divise en deux branches; nous prendrons celui de gauche, qui nous introduira dansBasciano, village de quelque importance ; puis, donnant un coup d*œil en passant à la villa Scrmoneta, nous arriverons à la petite ville de Sezze , que nous avons déjà citée, et nous monterons immédiatement k Piperno

(Pryvernum)t ville véritablement sauvage que nous nous hâterons d'abandonner pour descendre dans les riantes plaines adjacentes. Cette même route nous conduira ^ Ponte-Maggiore , où finissent les maraU Pantins , et ï Terracine , d'où nous suivrons jusqu'à Naples la route précédente.

DE ROME A HTAPIiES,

(Siae route) Par Civita-Vecchia , 7 postes -1/2.

Voyage jusqu'à Civita-Vecchia par les omnibus, prix 2 scudi, trajet en 8 heures. — De Civita-Vecchia à Naples, par les steamers des diverses compagnies quis'arrâtent à Naples; prix 55 f . et 55 f.; trajet, environ 2i h. Cette voie est celle que suivent mamtenant tous les voyageurs. Par là on évite les tristes Marais pontins et on trouve une grand économie de temps et d'argent.

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