ROUTE 489. •— DU CAP BOCO A PALERMB
sant les ruines de l'ancienne Héradét^ nous atteignons bientôt
SClÂCCA (Xecea et Thermœ), patrie à*Agathode et de Fauetlo^ historien Si cilien. Celte ville renferme environ 1 8,000 habitants. — C'est un vaste entrepôt de grains ; la ville renferme des bains sulfureux très fréquentés, et une caverne qui repète plusieurs fois les sons comme l'écho de Syracuse. De Sciaceaf une route coupée au milieu des montagnes , conduit à Païenne ^ mais nous la laissons, quoique beaucoup plus courte , pour continuer no- Ire curieuse excursion autour de Ifie.
SALINUNTE. ville qui dut contenir des édifices gigantesques dans son encein te , car les cannelures des colonnes brisées qij existent encore peuvent renfermer une personne dans leur cavité. En continuant notre route, nous devrons traverser plusieurs cours d'eau avant d'arriver à
MAZZARA. C'est une petite ville bâtie %ur le rivage de la mer, qui donne son nom h l'une des trois vallées oui partagent et divisent la Sicile. Cette vallée commence à Girgenti et se termine à Palerme. Mai- %ara est entourée de murailles , défendue par un château , et renferme environ 8,000 habitants. La Cathédrale de Mazzara renferme quelques bas -relief d'un ciseau
grec , et la noble famille Grignano possède un musée d'antiquités qui mérite d'être visité. Au N. de Mazzara, sur la route qui conduit à Palerme, se trouve
SALEMI (SemeUium), viUe de 1i,000 habitants. Au lieu de suivre celle route , nous prendrons celle qui longe la mer pour entrer dans
MARSALA {Lilihœum), belle ville à laquelle Cicéron a donné le nom de Splendissima. A cette ville appartient le Cap de Boco, c'est-à-dire l'ancien promontoire de Lylibée , vers lequel nous nous dirigeons. L'ancienne magnificence de cette ville est suffisamment attestée par les restes d'aqueducs et de tombeaux , par les statues et les autres antiquités qu'on y remarque. Nous engageons le voyageur è visiter un très beau morceau colossal de sculpture grecque qui se voit dans le palais de la ville ; aujourd'hui cette ville ne compte guère que 20,000 habitants , elle fait un grand commerce de grains , d'huiles, devins , de soude et de genièvre , qui se récolte sur son territoire. De Marsota a Trapani , le rivage est bordé d'une foule de petites îles formant un archipel connu sous le nom de Iles Pelages ; mais nous laissons ces fies et leurs ]souvenir8, pour continuer notre voyage.
DU CAP BOeO A PAIiERSEE,
Passant par Cap Boco. — Blrgi .et AcUino, fleuves. — Trapani. — St-Glullano. — Cap St-Yito. >- Baido et Intel, vUlages. — St-Bartolommeo, fleuve. — Egeste ou Segesta. ~ Sati, fleuve. — Calataflmi. — Alcamo. — Partanica ou Partanioo. — Modreale. — Palerme. — Peregrlno, mont. — Favorite. — Zlza. — Odivuzza, bourg. ~- Cura. — Captzzl ou Capacl, village. — Capo de Gallo et la pointe deU'Uomo morte, promontoires. — Délie Femmloe, Ue.
Au-delli des fleuves Birgi (Àcycius) et AciLiNO (Àcilius), on arrive en peu de temps , de Marsala k
TRAPANI (Drepanum). Le chantre iVEnée a donne de la célébrité à cette ville dans laquelle il place le tombeau d'Anchise. IjB port est assez commode, et le PtUais Senatorio est d'une architecture
majestueuse. La population s'élève k près de 25,000 habitants. On monte ensuite sur la montagne voisine dite de S.-Giu- LUNO (Saint-Julien) (Eryx), ou Enée trouva une si gracieuse hospitalité auprès û*4lce8te , et où il éleva un remple à Vénus. Un peu plus loin s'élève le Cap S.- Vrro {Àgalynm)f la plage septeotrionaJe
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de la Sicile. Mais notre route nous en tient à une ^nde distance » et nous conduit à travers les montagnes dans les villages de Baido et dlNici. Ensuite, nous visiterons les restes de Tantique Ege$te , aujourd'hui Segeste, qui coosistentcn un magnifique temple et en un théâtre. — Continuant notre route , nous laissons à droite
CALATAFIMI, ville de 8,000 habit., et dont l'église principale contient un superbe autel en mosaïque : bientôt on atteint
ÀLCàMO, autre ville de 13,000 habitants , bâtie dans une très belle situation , sur une colline. L'origine d*ii/camo est mauresque. De
PARTANICA, aujourd'hui Partanico, ville de 6,000 habitants, placée sur un sol très fertile: on arrive en peU de temps à
MONREALE (Mons Regalis), qu'on aperçoit de loin ï cause de sa position élevée. Elle est assez belle , bien bâtie et compte environ 13,000 babiUnls. Parmi les magnifiques églises dont elle est embellie, il faut surtout observer la Cathédrale , dite de Sania-Maria Nuova, fondée par GuUlaume4e-Bon , en 1174, ainsi que le couvent contigu des BénédictinSf La grandeur de ce temple, le style de son architecture, la rareté des marbres, «es portes de bronze travaillées par le célèbre artiste pisan BonantU , le saint Jérôme du sculpteur Antoine Gagini^ les sarcophages de^ deux Guillaume le Bon 6t le Méchant , et d'autres ornements précieux , font de celle église un des édifices »^ plus beaux et les plus somptueux de la Sicile. Le couvent des Bénédictins contient deux peintures remarquables, surtout un saint Benoît distribuant du pain aux pauvres, par Pietro Novelli , né à Moniale , et une bibliothèque choisie. Peu de lemps après, nous arrivons , par une route beaucoup plus courte que celle du littoral à ^ PALERME {Panornum). — HôteU :
d'Albion ; de France , place de la Marine ; del Pizutto; de Londres; du prince de Cialles, même place : dans ces hôtels, on Pfut avoir une chambre à alcôve et un cabinet , au deuxième étage , sur le devant , pour 4 cariins (1 fr. 80 cent.); on peut dîner pour le même prix.
Palermb , capitale de la Sicile , renferme une population d'environ 180,000 habitants. L'épithète de Felice (Heureuse] a été donnée depuis longtemps i cette ville, à cause de sa beauté, de l'activité florissante de son commerce, de la fertilité de son sol , de la sérénité de son ciel , de Taméoité de sa situation , de l'aisance et de la courtoisie de la plupart de ses habitants. Son golfe n'est pas moins riant que celui de Naples ; les montagnes qui forment sa ceinturo présentent de beaux amphithéâtres. Les rues de cette charmante capitale sont larges et bien percées ; les deux princîpales.sont celles de Toledo ou Cassaro , partant du bord de la mer à Porta- Felice, et aboutissant ï Porta-Nuoim; l'autre grande voie , partant de Porta-Maqueda , suivant une direction N.-E., aboutit k Porta Saint-Antonio, Ces deux grandes rues coupent Païenne en quatre divisions ou quartiers à peu près égales. La place où ces rues se rencontrent se trouve au centre de la cité : elle est de forme octogone , entourée de belles maisons dont l'architecture se compose de trois ordres : dorique, ionique, corinthien, artislement combinés ; elle est ornée des statues de Charles V,Àe Philippe II ^ Philippe ni, Philippe lY. Hors de la porte Felice , on trouve la belle promenade , appelée la Marina, qui introduit dans une autre promenade dite de Flore. Celle dernière est un vaste Jardin publie , d'une rare beauté. A peu de distance de là il y a un Jardin botanique, dans lequel les plantes exotiques croissent et multiplient comme sur leur sol natal.
Le Port de Palerme est petit, mais commode , sur et bien fortifié .
Places. — Les principales places sont celles du Palais-Royal, vaste et décorée de statues; la place Marina, vaste et belle: la place Pretoriana , ornée d'une noble fontaine ; la place Saint-Dominique , ornée des statues en bronze de Charles III, et de Marie-Amélie , son épouse, et d'une magnifiqne colonne qui soutient la statue en bronze de Notre-Dame. La façade de l'église Saint-Dominique forme aussi un des principaux ornements de cette place. La place de Bologni présente aux con-